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Donner sa place au commerce dans notre ville !

Tribune d’octobre 2018

Comme vous, nous aimons vivre à Cachan. Car notre ville est riche de sa diversité, de ses associations, de son campus, … bref de ses habitants. Et ils sont de plus en plus nombreux, les habitants. Désormais plus de 30 000 cachanais-es. Cette croissance est le signe de l’attractivité de notre bourgade, proche de Paris mais ayant su rester à taille humaine.

Pour autant, l’implantation durable des commerces reste en retrait de ce que nous pourrions attendre pour notre ville et ses habitants :

  • – les commerces de proximité dans les quartiers périphériques peinent à subsister. C’est malheureusement un problème classique des banlieues, et une bonne raison pour ne pas fermer les services publics de proximité (cf. Poste de La Plaine).
  • – le commerce autour de la gare est au ralenti en attendant la fin des travaux et le marché municipal souffre de cet environnement défavorable.
  • – le commerce de centre-ville, plus étrangement, ne réussit pas à se hisser au niveau du développement urbain. Malgré quelques ouvertures réussies, combien de rideaux baissés place Carat, rues Guichard et Desmoulins. Et toujours pas de point presse !

Pourquoi ne voit-on pas fleurir les projets que pourrait susciter notre population ? Excès de moyennes et grandes surfaces ? Environnement pas suffisamment attractif ? Loyers des locaux commerciaux trop élevés ? Trop faible soutien municipal ? …

Prenons cette question à bras le corps, établissons un diagnostic et mobilisons tous les moyens pour enclencher une dynamique d’installation des commerces dans notre ville.

Et nous tous, citoyens, sachons aussi consommer localement pour faire vivre les commerces à Cachan.

Les élus : Catherine Busson, Sandrine Churaqui, Thierry Didier, Dominique Lanoë

En marche vers la fin de la décentralisation

Tribune de septembre 2018

Il est de tradition de souhaiter une bonne rentrée en septembre. Sauf que nous avons surtout une forte envie de pousser un coup de gueule sur les conséquences locales de la politique du Président et de son gouvernement.

En un an, « gouverner autrement » c’est surtout une politique économique libérale pas très novatrice, une absence totale de réforme sociale, et un rejet des corps intermédiaires. Le résultat est un flux d’annonces et de réformes technocratiques (impôt à la source, baisse des APL,…).

Nous nous inquiétons surtout des décisions qui entravent la démocratie locale et mettent en péril les services publics locaux. Quelques exemples de double langage entre discours et réalité du terrain :

– réforme de l’Éducation nationale abondamment présentée mais insuffisance d’enseignants pour ouvrir ou maintenir les classes nécessaires dans notre ville,

– volonté affichée d’aider les quartiers en difficulté mais reprise du projet de fermeture du bureau de poste de La Plaine,

– souhait de renforcer le développement territorial mais réduction des dotations aux communes et plafonnement de ses dépenses de fonctionnement : au contraire de l’État, une commune ne peut s’endetter pour financer son fonctionnement.

LREM ne fait aucune proposition concrète pour les communes, à Cachan en particulier. Ce silence est-il un signe d’embarras ? Que les représentants de LREM affichent leurs intentions !

Nous, Cachan Ensemble, opposons à cette volonté centralisatrice, jupitérienne, notre engagement dans les initiatives locales qui permettent de maintenir une participation active des citoyens aux décisions de leur quotidien.

Bonne rentrée !
Restons mobilisés !

Les élus : Catherine Busson, Sandrine Churaqui, Thierry Didier, Dominique Lanoë

Pour une école de la réussite pour tous

Tribune de juillet-août 2018

Le gouvernement affiche une priorité nationale pour l’éducation avec une mesure phare : le dédoublement des classes de CP à la rentrée 2017 et de CE1 à la rentrée 2018. Le « 12 élèves par classe » ne s’applique qu’en réseau d’éducation prioritaire renforcé, dans seulement 2 200 écoles sur toute la France.

En effet, contrairement aux premières annonces, l’Éducation nationale ne déploie pas le
dispositif dans les quartiers politique de la ville. Ainsi le groupe scolaire Paul Doumer de Cachan est traité sans égard particulier malgré la mise en œuvre d’un contrat de ville. Avec en prime une classe de moins à la rentrée 2018.

Car faute de moyens supplémentaires en enseignants, le « 12 élèves par classe » absorbe les ressources disponibles et se traduit « en même temps » par une pénurie pour les autres communes. A Cachan très concrètement :
– pas d’ouverture de classe à la maternelle Belle Image malgré des effectifs dépassant 30 élèves par classe,
– fermeture d’une classe à l’élémentaire Carnot malgré un effectif dépassant 24 élèves par classe.

De plus, l’État va supprimer les Centres d’Information et d’Orientation (CIO). Celui de L’Haÿ fermera ses portes.

Notre groupe a contribué à la rédaction d’un vœu municipal et soutient les parents dans leurs actions pour enrayer ces suppressions de classes à Cachan. Celles-ci conduiraient en effet à dépasser très sensiblement les 24 enfants par classe dans toutes les écoles élémentaires.

Nous appelons aussi la municipalité à ouvrir une réflexion sur la carte scolaire dont elle est responsable. C’est notre seul levier pour harmoniser les effectifs des groupes scolaires et contraindre l’Éducation nationale.

RD920, la fin de la concertation ?

La concertation a été prévue sur une période qui s’étend du 26 mars au 11 mai 2018, avec une réunion publique par commune concernée. A Cachan, celle-ci a eu lieu le 3 mai 2018.

Faut-il clore la concertation le 11 mai ?

Quand vous lirez cet article, la concertation sera terminée. Le 11 mai 2018, c’est un délai bien trop court pour un projet qui va prendre encore 3 ans avant les commandes et encore 3 ans de travaux pour se terminer au mieux en 2024 !

Pendant la réunion publique à Cachan, le représentant du conseil départemental des Hauts de Seine a dit que l’on peut aller au-delà, mais qu’il fallait respecter les dates prévues… Bref, un pas en avant, un pas en arrière, nous n’avons pas bougé.

Des associations ont déjà fait des propositions vous trouverez ci-dessous quelques liens :

Un collectif d’associations « Vélo Banlieue Sud » a écrit aux présidents des conseils généraux des Hauts de Seine et du Val de Marne pour leur faire part de critiques et proposer des améliorations du projet : Communiqué et Analyse technique.

L’enquête d’utilité publique aura lieu en 2019, ce qui nous laisse le temps de travailler pour infléchir ce projet dans le sens d’une ville durable, plus agréable à vivre, offrant de meilleures solutions de transport pour tout le monde.

Les études d’avant-projet qui vont débuter à la mi-2018 doivent prendre en compte les remarques convergentes des associations de cyclistes, des usagers des transports en commun et des communes concernées.

Les élus de Cachan Ensemble demandent que la concertation soit prolongée d’un délai raisonnable.

La maire de Cachan a proposé qu’une rencontre soit organisée autour « des plans ouverts sur la table », entre les acteurs du projet et les deux comités de quartiers qui bordent la RD920. Les élus de Cachan Ensemble soutiennent cette demande.

Exprimez vous en écrivant à :
– L’adresse de la concertation : mobilites.cd92@hauts –de-seine.fr
– L’adresse de Cachan Ensemble : cachan2014@gmail.com

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La presse en parle :
94 citoyens – 7 mai 2018
https://94.citoyens.com/2018/velos-usagers-transports-veulent-place-rd920,07-05-2018.html
Le Parisien – 3 mai 2018
http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/de-montrouge-a-bourg-la-reine-la-future-rd-920-fera-t-elle-de-la-place-aux-bus-et-aux-velos-03-05-2018-7696830.php

RD920, questions posées par le projet

La place des bus et le lien avec les transports lourds

Comme on peut facilement le constater sur les documents de la concertation, la place laissée aux bus est plus que réduite :

  • • un couloir central bidirectionnel sur quelques centaines de mètres entre l’avenue Carnot à Cachan et la rue de Verdun à Bagneux. Il a été dit que cette proposition anticipe un probable redirection des bus vers le terminus de la ligne 4 du métro à Bagneux. Rien n’est moins sur, d’autant que ni la RATP, ni Ile de France Mobilités (ex-STIF) ne se sont prononcés sur la question.
  • • un couloir réservé sur quelques centaines de mètres juste avant Paris.

Comment peut on imaginer que durant les vingt, trente ou quarante prochaines années, la part des bus sera aussi peu importante alors que tout le monde connaît les difficultés actuelles du RER B et que personne ne peut dire si le RER sera en mesure d’absorber les augmentations de fréquentation des transports en commun qui sont attendues dans les années à venir ?

La place des vélos

Les propositions de pistes cyclables sur trottoir semblent considérer le vélo comme un loisir ou éventuellement, un moyen de parcourir de courtes distances. Elles ne permettront pas d’accepter un flux important de cyclistes et vont créer rapidement des conflits avec les piétons, notamment dans toutes les zones très fréquentées comme les gares ou les commerces.

Les contre-allées cyclables n’offrent pas non plus la sécurité nécessaire car elles ne séparent pas les vélos de la circulation automobile. Ceux qui traversent Bourg-la-Reine à vélo en allant vers Paris s’en rendent compte immédiatement.

La part des vélos dans les déplacements est appelée à se développer car, pour certains usagers, le vélo représente une alternative plausible à l’automobile ou aux transports en commun. Encore faut-il que ces déplacements puissent se faire dans des conditions minimales de confort et de sécurité ! De ce point de vue, le projet est en contradiction avec le plan de déplacement urbain d’Île de France qui affiche clairement la RD920 comme un des axes structurants du réseau cyclable en Île de France en 2020 !

Alors que la largeur de la voie le permet, pourquoi le choix d’une solution cyclable large, continue et séparée de la circulation automobile et des piétons n’a-t-il pas été adopté ?

Les traversées piétonnes

Pour les piétons, la traversée de la RD920, dans les conditions actuelles, est toujours un exercice risqué. Les accidents y sont nombreux et ce sont souvent les piétons qui en sont les victimes.

La situation est particulièrement critique en deux endroits, la gare du RER Bagneux Pont Royal et le carrefour avec la rue Marcel Bonnet.

Le projet de réaménagement ne donne aucune indication précise sur les traversées piétonnes qui devraient être « plus confortables ».

la traversée à la gare RER – document de concertation

Comment rendre plus sûre la sortie du RER Bagneux ? Le souterrain qui n’est ni pratique ni très accueillant sera-t-il maintenu ? Si oui sera-t-il rendu plus accessible et plus « confortable » ? Comment sera aménagé le passage piéton en surface ? Comment sera garantie la réduction de vitesse des automobiles à cet endroit ?

De la même manière, comment sera aménagé le carrefour avec la rue Marcel Bonnet ? Comment les automobiles seront elles ralenties ?

Plus généralement, les limitations de vitesse n’ont pas été évoquées alors que l’on pourrait s’attendre à ce que les passages les plus dangereux soient limités à 30 km/h.

Le traitement de la rue en contrebas de la cité Jardins

Dans la partie Sud de Cachan, la RD920 borde la Cité Jardins sur une grande longueur. Située en contrebas, une voie dessert le bas de l’immeuble parallèle à la RD920.

La reprise de la voirie et du trottoir est une occasion de repenser les communications entre l’immeuble et l’avenue Aristide Briand. Ne pourrait-on pas en profiter pour créer des passages piétons plus faciles entre l’avenue et la voie en contrebas, afin de donner plus de visibilité aux commerces et de faciliter les déplacements à pied des habitants de la Cité ?

RD920, le projet de réaménagement de la partie nord proposé à la concertation

Le département des Hauts de Seine est en charge du projet de rénovation de la RD920.
Les travaux sont conduits du sud vers le nord. Débutés à Massy en 2010, ils ont concerné d’abord Antony et Bourg-la-Reine.
Cette tranche de travaux est en voie d’achèvement ; le projet entre Bourg-la-Reine et Paris / Porte d’Orléans est en phase de définition.

Voilà le calendrier d’ensemble :

En mai 2018 prend fin la phase de « concertation préalable ». C’est dire l’urgence à donner son avis et faire avancer les options que nous soutenons.

Quatre zones principales sont présentées dans ce projet. Toutes les informations communiquées au public sont consultables aux adresses suivantes :
http://www.hauts-de-seine.fr/cadre-de-vie/voirie/rd-920-nord/
http://www.hauts-de-seine.fr/fileadmin/PDF/Cadredevie/RD920/BONRD920-Concert-panneaux.pdf

Nous reprenons ci-dessous en résumé les coupes de la voirie extraites des documents de concertation.

De Bourg-la-Reine au RER Bagneux puis à l’avenue Carnot

Un trottoir de 3,65m à 4,35m et une piste cyclable en continuité de 1.50m, un espace de sécurité de 0,80m, puis une zone de stationnement de 2 m, deux voies de circulation automobile totalisant 6.25m et un terre-plein central arboré de 3 m.

De l’avenue Carnot à la rue de la gare

La différence principale par rapport à la coupe précédente réside dans la largeur des trottoirs, 2,15m d’un côté et 4,80m de l’autre, et surtout, une zone centrale réservée au bus de 7.6m.

Au-delà du carrefour de la Vache Noire

Les pistes cyclables et le stationnement sont inchangés. Les différences résident dans les trottoirs qui passent à 5 m, le terre-plein central réduit à 1m et surtout l’ajout d’une voie de circulation automobile en direction de Paris.

Avant l’entrée dans Paris

Sur une largeur totale de 49,70m, le projet prévoit de chaque côté une contre allée cyclable partagée avec les automobiles de 4m, et une zone de stationnement de 2m située de part et d’autre. Entre la contre-allée et les voies principales, d’un coté, un trottoir de 2m et un quai bus de 3m et de l’autre un trottoir de 1m et un couloir de bus, avec toujours trois voies de circulation automobile en direction de Paris et deux en direction de la province.

RD920, la rénovation effectuée à Antony et Bourg-la-Reine

Tout d’abord quelques illustrations provenant du conseil départemental des Hauts de Seine

Antony

Plus de photos : http://www.hauts-de-seine.fr/cadre-de-vie/voirie/rd-920-sud/les-travaux/travaux-antony-raymond-aron/

Bourg-la-Reine

Plus de photos : http://www.hauts-de-seine.fr/cadre-de-vie/voirie/rd-920-sud/les-travaux/travaux-bourg-la-reine/

De la concertation sur le projet de la partie déjà réalisée

En 2010, au moment de la concertation sur le projet Sud, l’Association des Usagers des Transports d’Ile de France a formulé des remarques critiques sur le projet.
En voici quelques extraits :

Sur les bus :
« Le projet pour le segment Antony – Bourg la Reine ignore presque totalement les autobus. Les objectifs du projet mentionnent bien que « …une meilleure accessibilité et circulation des transports en commun sont au centre du projet de requalification urbaine ». Mais les propositions sont quasi-inexistantes: en II.2 (p20), dans la rubrique «Intégration des transports en commun», on trouve simplement la proposition (que nous approuvons) de quais bus aux arrêts, et celle d’une voie en site propre sur une petite longueur, à Bourg-la-Reine »

Sur les itinéraires cyclables :
« Le projet présenté prévoit l’aménagement – indispensable – d’une partie du trajet. Il est insuffisant à deux titres :
– dans la traversée d’Antony, il n’y a pas continuité, et les cyclistes se voient imposer un long détour;
– les contre-allées, telles qu’elles sont prévues à Bourg-la-Reine, consomment beaucoup d’espace, et ne sont pas très bonnes pour les cyclistes qui devraient y supporter les manœuvres de stationnement, souvent imprévisibles, des automobilistes. Elles peuvent parfaitement être remplacées par des couloirs de bus élargis.
 »

Sur les véhicules automobiles :
« Il nous semble opportun que l’aménagement prévoie deux régimes de vitesse maximale. Une vitesse de 50 km/h pourrait être adoptée dans les parties les plus roulantes, comme au Sud du centre d’Antony et entre la Croix de Berny et le carrefour de la Libération, à Bourg-la-Reine. Par contre, les centres villes devraient être aménagées en zones 30. »

Les images de la réalisation du projet illustrent bien la non prise en compte de ces remarques :

  • • Pas de bus en site propre alors que la place existe avenue Raynond Aron (deux premières photos)
  • • Cohabitation compliquée piéton /vélo et voitures /vélos sur les deux dernières photos.

La concertation ne doit pas être un simple recueil d’avis qui n’ont pas d’impact réel sur le projet.
Nous voulons une véritable concertation sur le tracé Nord.

Asile et immigration : non à une loi liberticide et inefficace

Tribune de mai 2018

Cachan Ensemble s’élève résolument contre les dispositions régressives et dangereuses de la loi « Asile et immigration » votée en urgence et qui va considérablement dégrader la situation matérielle et les droits fondamentaux d’un très grand nombre de personnes étrangères, accentuant encore la maltraitance des institutions envers elles.

Cette loi, destinée à réformer « en même temps » la procédure d’asile et la gestion de l’immigration, prend hypocritement prétexte d’une meilleure garantie du « droit d’asile » pour mieux l’opposer à « l’immigration », et en profite pour instaurer des mesures renforcées de restrictions, de contrôles et de « tris », avec le but d’empêcher l’entrée du territoire, d’expulser et de bannir.

Le droit d’asile découle de la Convention de Genève qui garantit à toute personne humaine le droit de solliciter une protection après avoir fui son pays pour des raisons politiques. Il ne doit en aucun cas être détourné pour servir d’instrument d’une politique migratoire.

La question très complexe des flux migratoires fait intervenir des positionnements souvent idéologiques plutôt qu’une analyse raisonnée des faits : elle ne sera pas résolue à coup de lois toujours plus liberticides.

Nous vous appelons à venir vous informer et débattre le 13 juin autour de deux praticiens du droit d’asile et de l’immigration (dnvblog.wordpress.com/).

Cachan Ensemble condamne vigoureusement cette loi qui ébranle les principes fondamentaux de notre démocratie et vous appelle à rejoindre la mobilisation des citoyens et des associations soutenant les demandeurs d’asile et les migrants.

Nos villes doivent demeurer des terres d’accueil.

 

Printemps de la citoyenneté ?

Tribune d’avril 2018

Nous commencerons cette tribune en saluant notre maire qui vient de décider de passer le relais. Même si nous n’avons pas, loin s’en faut, partagé l’ensemble du projet municipal et la conduite des affaires de Monsieur Le Bouillonnec, nous tenons à reconnaître publiquement l’engagement et la ténacité du citoyen au service de sa ville.

Un nouveau maire va être élu le 8 avril, au sein de la majorité municipale de 2014 bien que les élections de 2017 aient modifié en profondeur l’équilibre des forces de gauche dans notre ville. Souhaitons que le renouvellement municipal en tienne compte et ouvre une ère plus propice à la démocratie locale et au pluralisme politique.

Nous avons porté dès l’élection de 2014 et rappelons quelques propositions qui permettraient de vivifier la pratique municipale :

  • – mise en place d’une commission des finances présidée par un élu minoritaire : c’est le cas à l’Assemblée Nationale depuis 2 mandatures et reconnu comme un succès.
  • – institution d’une conférence des présidents de groupe : cette instance permettrait un dialogue entre tous les groupes politiques, de la majorité et des oppositions, et accroîtrait la transparence et l’échange sur les projets locaux.

Nous appelons à ce que la participation citoyenne ne reste pas cantonnée à une concertation formelle comme cela a trop souvent prévalu. Des projets en cours, tels que la réorganisation du stationnement public et résidentiel, offrent un cadre favorable pour prendre en compte les attentes des habitants et les réflexions des parties prenantes dans notre ville.

Cachan Ensemble prendra toute sa part à des initiatives qui iront dans ce sens.

Car après l’hiver, vient le printemps !

Les élus de Cachan Ensemble :
Catherine Busson, Sandrine Churaqui, Thierry Didier, Dominique Lanoë

Le nouveau contexte du stationnement payant

Complément du 30 mars 2018

Lors de la réunion publique du 7mars qui a rassemblé environ 70 personnes, Mme Hélène de Comarmond, première adjointe au maire, a précisé en conclusion que cette étude allait se poursuivre dans la concertation.

Les scénarios présentés se caractérisent par deux éléments principaux :

  • • la tarification sur voirie et dans les parkings restent inchangés,
  • • les zones de stationnement payant sont étendues de manière significative, même dans le scénario 1 minimaliste, pour concerner l’ensemble du territoire de la commune dans le scénario 3.

Notre vision est assez différente comme le montrent nos propositions.

Dans cet esprit, nous avons communiqué au Comité de pilotage les propositions de Cachan Ensemble (à consulter ici).

La présentation faite par la mairie et le bureau d’étude le 7 mars étant trop volumineuse, nous ne pouvons la mettre à votre disposition sur notre site.
En revanche, nous pouvons l’envoyer sous forme numérique à toute personne qui nous la demandera (contact : cachan2014@gmail.com).


3 mars 2018

Depuis le 1er janvier, dans le cadre de la loi de Modernisation de l’Action Publique Territoriale et d’Affirmation des Métropoles (loi MAPTAM), la gestion du stationnement payant n’est plus un acte de police. Elle est devenue un acte de gestion du domaine public qui donne lieu à la perception d’une redevance d’occupation par l’usager (et non plus d’un droit de stationnement).

Comme auparavant, l’usager choisit la durée prévisionnelle de son stationnement et acquitte le paiement correspondant. La différence est que s’il dépasse cette durée (ou s’il n’a rien payé), il sera redevable non plus d’une amende forfaitaire fixée par l’État (17 €), mais d’un complément à hauteur d’un « forfait post-stationnement » (FPS) fixé par le Conseil municipal de la commune. Ce forfait correspond au tarif maximum applicable dans la ville.

Alors qu’auparavant les amendes étaient encaissées par l’État et ne donnaient lieu qu’à un infime reversement aux villes, les recettes des forfaits post-stationnement sont maintenant encaissées par la collectivité territoriale qui a décidé d’instituer la redevance (donc la Ville de Cachan) et donneront lieu ensuite à une répartition avec celles qui sont compétentes en matière de voirie et/ou d’organisation de la mobilité (les modalités restent à définir pour l’Île de France).

Le stationnement constitue un ou plusieurs maillons d’une chaîne de trajets ou de déplacements au quotidien.

La mairie a lancé une démarche globale pour mettre à plat tous les problèmes et enjeux du stationnement à Cachan et missionné un cabinet d’études (EREA-Conseil) pour mener des enquêtes de terrain dans le cadre d’une étude et d’une aide à la décision pour mettre en place un plan global de stationnement en redéfinissant les zones payantes et leurs tarifs, en intégrant également les parcs de stationnement Dumotel et Hénouille.

Cachan Ensemble s’est intéressé à cette démarche depuis le début. Un-e de ses élus municipaux participe au Comité de pilotage, l’une de ses membres fait partie de l’Atelier citoyen.

Nous vous livrons notre analyse (à lire ici) et vous incitons vivement à participer à la réunion publique organisée par la Ville le 7 mars à 19h à l’Hotel de Ville.

Nous vous proposons aussi un panorama des projets conduits dans les ville voisines (à lire ici) pour compléter votre information.

3 mars 2018

Gérard Najman