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La Plaine : recul de La Poste !

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Tribune de mai 2017

Fin 2016, les habitants du quartier de la Plaine se sont mobilisés contre le projet de fermeture de leur bureau de poste.

Cette information a créé une légitime émotion des habitants de ce quartier populaire qui a besoin de la présence du service public de la Poste pour de multiples démarches quotidiennes. Les récentes réductions d’horaires pendant les périodes de congés ont déjà causé bien des désagréments aux habitants et commerçants de ce quartier. La présence de ce service public renforce l’attractivité commerciale d’un espace de la ville peu riche en commerces de proximité.

A l’initiative de Cachan Ensemble, les habitants et les commerçants ont pris leur destin en main en signant une pétition contre la fermeture du bureau de poste ; celle-ci a recueilli plus de 1 500 signatures.

Nous, élus municipaux, avons accompagné ce mouvement par la proposition et le vote de vœux par le Conseil municipal. Nous refusons la perte de ce service public de proximité indispensable aux habitants, tant pour le courrier que pour la banque, et à l’attractivité commerciale de ce quartier : ce serait une étape supplémentaire vers une cité dortoir.

Nous avons appris un premier recul de la Direction de La Poste à Cachan alors que d’autres communes du Val de Marne vont voir un bureau disparaître d’ici fin 2017 ou sont sur la sellette.

Ce recul est sans doute dû à la formidable mobilisation des habitants du quartier. Soyons vigilants, car ce n’est pas un revirement définitif, et solidaires avec les habitants des communes touchées.

Forts de ce premier succès, nous proposerons prochainement la constitution d’un comité de vigilance pour la défense du service public.

La liberté de réunion baillonnée

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Tribune d’avril 2017

Article 20 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme :
« Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifique ».

Le 25 mars notre collectif se réunissait pour débattre des élections. Nous avons été hébergés dans une école d’une commune voisine car le maire ne nous a pas attribué de salle. Cet exil n’est pas le premier. Nous avons décidé d’en informer les Cachanais.

Il s’agissait d’une réunion de nos membres. Aucune salle de la Maison des Associations ne permet d’accueillir 100 personnes. Avec les travaux de la mairie, il ne reste que la Grange Gallieni pour parler politique.

La ZAC Desmoulins prévoyait un gymnase et des locaux associatifs en face du collège Paul Bert. En 2003, ce projet a été transféré à côté du théâtre, puis abandonné. L’optique est désormais d’utiliser le gymnase Jesse Owens (ENS). De locaux associatifs, il n’est plus question.

Cette pénurie devrait inciter à assouplir l’usage d’autres locaux : oui, mais pas pour tout le monde.

  • – Le COC a heureusement pu utiliser le réfectoire de l’école Carnot pour son loto,
  • – Un groupe pluri-religieux a pu tenir une réunion ‘ouverte à tous’ dans une salle du centre socio-culturel de la Plaine (au mépris de l’usage qui interdit toute réunion confessionnelle et bien que deux des cultes représentés disposent de locaux appropriés)

Même pour une réunion réservée à ses membres, sans publicité extérieure, cette possibilité nous a été refusée car « on ne fait pas de politique dans ces lieux ».

Et quand le PS mobilise des locaux scolaires et sportifs pour les deux tours de la primaire de sa « belle alliance populaire », ce n’est pas de la politique ?

Alors, trois poids trois mesures ?

Orientations budgétaires côté cour et côté jardin

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Tribune de mars 2017

Le débat annuel d’orientations budgétaires était à l’ordre du jour du dernier Conseil municipal. Avec la loi NOTRe, la documentation obligatoire s’est enrichie en 2017 : les députés nous auront permis d’obtenir une partie des informations budgétaires que nous demandions sans relâche.

Nous avons participé activement au débat en livrant notre vision des (dés)équilibres de notre commune :

  • Moins de dotations d’État ? Côté cour, la majorité se flatte de maintenir les services et de ne pas augmenter les impôts. Côté jardin, Cachan Ensemble affirme que le déséquilibre des comptes apparu en 2015 et 2016 entame les réserves de la Ville et ne permettra pas de tenir ses engagements dans la durée.
  • Politique d’investissement ? Côté cour, la majorité poursuit un programme conséquent (école du Coteau, ferme pédagogique, esplanade du nouveau théâtre…). Côté jardin, Cachan Ensemble souhaite en savoir plus sur certains équipements et leur impact ultérieur en termes de coûts de fonctionnement.
  • Désendettement de la ville ? Côté cour, la majorité affiche une réduction de 1 M€ de la dette ? Côté jardin, Cachan Ensemble note que ce désendettement est un effet d’affichage permis par une recette exceptionnelle de 2 M€ liée à la reprise par Cachan Habitat de la SAIEM, l’autre bailleur social de Cachan.

Qui peut croire qu’il serait possible de, tout à la fois, gagner moins et dépenser autant, continuer à investir à rythme soutenu et se désendetter ?

La question que nous posons dérange, mais nous ne nous résignerons jamais à laisser la place aux présentations et interventions convenues sur ces questions qui engagent notre avenir local.

Non à l’incinérateur géant d’Ivry

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Tribune de février 2017

Avec ses deux tours qui se détachent sur l’horizon, l’incinérateur d’Ivry, un des plus grands d’Europe, engloutit nos ordures ménagères depuis 1969.

En 2017, nous continuons à brûler nos déchets dans une atmosphère déjà polluée en particules fines. Sans innovation, le SYCTOM (Syndicat Intercommunal de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères) veut remplacer son équipement par un nouvel incinérateur qui coûtera 2 milliards d’euros sur 20 ans !

Ce projet prévoit l’incinération de plus d’un demi-million de tonnes de déchets par an en 2023 en fixant un objectif de recyclage de 22% : c’est contradictoire avec la loi de transition énergétique qui prévoit un taux de recyclage de 60 %.

Des collectifs se sont mobilisés, proposant des alternatives plus ambitieuses afin de réduire, réutiliser et recycler nos déchets (www.planbom.org/le-plan-b-om) .

Le pari d’un territoire zéro déchet appelle d’autres solutions pour jeter moins, donner une seconde vie à certains objets, composter en pied d’immeuble, collecter les biodéchets avec en priorité les gros producteurs (marchés, cantines scolaires)… Ce pari est exigeant mais peut alléger nos taxes d’ordures ménagères, créer des emplois et ouvrir de nouvelles solidarités. Des initiatives sont possibles comme le montre la ressourcerie la Mine à Arcueil qui compte de nombreux bénévoles cachanais et a créé 14 emplois en insertion.

Le Conseil municipal d’Ivry a refusé de donner son feu vert au projet et a ainsi ouvert la consultation aux communes concernées. Malgré notre demande, le débat n’aura pas lieu à
Cachan.

Un rendez-vous manqué pour décider ensemble de l’avenir de nos déchets pour les 20 années à venir !

Meilleurs voeux pour 2017 !

2017

Tribune de janvier 2017

2016, année de sang. Nos vœux vont en priorité aux victimes de violences, en Syrie, en Irak, en Afghanistan, au Soudan et ailleurs. Que ces pays vivent en paix. Que leurs réfugiés soient accueillis humainement en Europe et dans le reste du monde.

Pour les populations de Paris, Nice, Bruxelles, Berlin…. que les plaies se referment, sans oubli et sans haine.

Ici, 2016 a vu les conséquences des politiques comptables : fermeture de la clinique Ambroise Paré, tentative pour le bureau de poste de la Plaine, annonce pour le Centre Information et d’Orientation des collégiens et lycéens. Point commun à ces événements : un affaiblissement des services publics ou d’utilité publique dans les quartiers sud, là où la population a le plus besoin de ces services.

Une fin d’année marquée aussi par un épisode de pollution d’une durée jamais vue qui nous rappelle l’urgence d’un autre modèle de développement.

Aux bonnes fées qui se pencheront sur le berceau de 2017 nous demandons des services publics renforcés, des lignes RER qui respectent leurs fréquences déjà insuffisantes, la priorité donnée à une réduction du volume des déchets et à un recyclage efficace plutôt que l’incinérateur d’Ivry, de grands programmes de rénovation thermique des bâtiments qui donneront du travail…

Enfin, après la tragi-comédie jouée par la majorité municipale en réponse à son interpellation par des Cachanais, que la participation citoyenne trouve enfin sa place dans le développement de notre ville, dans le centre, le long de la RD920, sur le site de l’ENS et ailleurs !

Saluons en cette fin d’année le voeu anti CETA et TAFTA porté par notre groupe et adopté à l’unanimité dans le dialogue politique.

Regardez, il y a tout à voir !

710 Cachanais ont interpellé le Conseil municipal
en demandant la suspension du projet immobilier
au bas de la rue piétonne

Rédacteur : Gérard Najman

Espaces publics pour tous

Les programmes immobiliers se développent dans le quartier Cousté-Dolet. Des habitants
supplémentaires viennent habiter le centre-ville, y faire leurs achats, accompagner leurs enfants à l’école sur le chemin de leur lieu de travail …

Au contraire des programmes immobiliers qui se développent rue Cousté et rue Étienne Dolet, celui du  21-29 rue Guichard est situé au cœur de la ville historique, à la croisée de ses deux axes principaux :

  • · son cardo maximus (voir :  la ville romaine), l’axe pivot nord-sud, la rue Cousté et l’avenue Dumotel (qui avant la rénovation du centre-ville était bordée d’une place où se tenait un marché aux comestibles) avec en perspective les vignes du Coteau,
  • · son decumanus, axe est-ouest, la rue Guichard, piétonne et commerçante qui offre une vue sur le Coteau.

Dans la ville romaine, on y trouvait généralement le forum.

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rue Guichard, vers la partie piétonne

Dans la perspective du développement du futur quartier de la gare Arcueil-Cachan, ce cœur de ville doit accroître son attractivité, par la variété de ses commerces, par leur accessibilité, par son ambiance urbaine. Avant de parler « immeuble », il faut donc parler « vocation, utilisation et partage des espaces publics pour un lieu de vie et de rencontres ».

Pour cette raison, dès après la présentation fin janvier 2016 en Commission d’Urbanisme de ce projet immobilier à l’angle des rues Guichard et Cousté, nous avons agi tant au niveau du Conseil municipal que sur le terrain en discutant avec nombre d’habitants. L’immeuble du 31-33 rue Cousté était en cours d’édification. Certains de ces habitants ont utilisé le terme d' »enfermement » en évoquant tous ces nouveaux immeubles qui fleurissent et ont fait part de leurs difficultés d’être piéton.

La rue est un espace à vivre ensemble, prenant en compte tous les modes de déplacement (marche, vélo, transport collectif, covoiturage, voiture particulière, véhicules de livraison) et tous les usagers (enfants, adultes, personnes âgées, personnes à mobilité réduite ou avec autre handicap).

Et plus particulièrement dans cette croisée des cheminements puisqu’y passera la promenade interquartier qui s’étend déjà de la place Édouard Herriot à la Plaine à la rue Louis Georgeon à la sortie des rives de Bièvre avec pour objectif d’aboutir aux vignes du Coteau où l’ambition municipale est d’implanter une ferme pédagogique.

Nous ne savons pas où en est l’étude du passage par la place Jacques Carat et la place Eustache Deschamps (dont le Maire a évoqué la requalification) pour rejoindre la rue Guichard. Une chose est sûre : cette arrivée rue Guichard doit faire l’objet d’un traitement urbain, urbanistique particulièrement soigné.

Au début des années 1990 est née la « zone 30« . Depuis bientôt 10 ans existe la « zone de rencontre » ouverte à la circulation de tous les usagers et dans laquelle les piétons bénéficient de la priorité sur les véhicules : voilà donc un concept qu’il paraît particulièrement intéressant à étudier et à mettre en place dans ce lieu.

Action de Cachan Ensemble au sein du Conseil municipal

Le Conseil municipal a eu à délibérer le 18 février 2016 sur la cession de parcelles communales au promoteur SIER qui construit déjà l’immeuble du 31-33 rue Cousté. L’un des considérants de cette délibération était « l’absence de projet communal » : très surprenant.

Dans mon intervention lors de ce Conseil (voir l’intervention), j’indiquais :
 »Ce qui a été réalisé pour la future gare peut être mis en place pour le cœur de ville. Le comité de quartier peut organiser une enquête et concevoir ensuite un cahier de préconisations fondé sur un projet d’art de vivre avec des lieux de rencontre, cahier qui alimentera la définition d’un parti d’aménagement de cette croisée.
Parlons repères, perspectives, mise en valeur de la topographie. Faisons ensemble de l’urbanisme et non de la seule construction. Place au génie du lieu.
A l’image de la descente aux lampions de décembre dernier qui a fait converger les familles dans le centre-ville, des ateliers citoyens associant des habitants de différents quartiers peuvent être mis en place car le centre-ville appartient à tout le monde.
Voilà une belle perspective de participation citoyenne !
Pour lui permettre de voir le jour, notre groupe demande le retrait de cette délibération de l’ordre du jour. »

La délibération n’a bien évidemment pas été retirée de l’ordre du jour, mais en mai, une fois des actions démarrées sur site par Cachan Ensemble pour discuter avec les habitants et expliquer son point de vue sur le projet (voir le flyer de Cachan Ensemble), puis par le collectif Concertons Cachan pour faire signer sa pétition, la municipalité mettait en place un atelier citoyen sur  »l’aménagement paysager des rives de Bièvre et des sentes ».

Pas tout à fait le même sujet, mais un lien possible avec le travail à réaliser sur le débouché rue Guichard et la liaison avec la promenade inter-quartier si toutefois le pouvoir municipal a la volonté de le concrétiser. La question a été posée : la réponse n’a pas paru très claire aux participants à l’atelier citoyen.

Celui-ci a été réuni deux fois : le 25 juin et le 17 septembre. Le sujet à l’ordre du jour a jusqu’à présent été « la sente Aqua Verde » : « vaste » programme. La prochaine réunion est programmée fin janvier 2017.

Le débat en Conseil municipal après son interpellation par les habitants

710 Cachanais ont interpellé le Conseil municipal par une pétition. Le Maire l’a réuni le 18 octobre pour « débattre ». Sur les onze élus de la majorité municipale qui ont pris la parole ce soir-là, seul trois élus ont évoqué la question du centre-ville.

Robert Orusco, conseiller municipal délégué, après avoir indiqué qu’il ne comprenait pas la demande de la pétition, a dit :
« … Il y a deux choses : il y a un besoin de concertation sur des formes urbaines appropriées. … Après,c’est de discuter des fonctionnalités, notamment des mobilités. Dans le projet, je ne vois pas a priori ce qui modifie les fonctionnalités, la mobilité … Il y a un atelier citoyen qui travaille. Il va falloir travailler les fonctionnalités, la mobilité qui va du théâtre en passant par la place Jacques Carat, en passant devant le projet pour rejoindre les sentes des rives de Bièvre. Je pense qu’à un moment, l’objet des réflexions de l’atelier citoyen sera effectivement étendu … »

Au nom du groupe Cachan Ensemble, lors de ma seconde intervention (voir la première et la seconde intervention), j’ai fait les propositions concrètes suivantes :
« S’agissant du projet sur l’angle des rues Cousté-Guichard, il s’agit de parcelles au départ publiques (communales) où se trouvaient un parking et les locaux de la Croix Rouge. C’est bien le sujet : il n’y a pas eu de concertation pour déterminer l’usage de ces espaces. Or se posent des problèmes de stationnement, de circulation, de livraisons, de cheminements. Les problèmes de stationnement vont s’accroître avec la suppression des parkings autour de l’hôtel de ville et le déplacement de la station Autolib. Une approche d’ensemble s’impose …

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Nous sommes favorables à la suspension du projet à l’angle Cousté-Guichard pour faire place, ainsi que le demande la pétition de Concertons Cachan, à une concertation d’ensemble sur l’organisation de l’espace et des équipements publics du cœur de ville historique. Ensuite on pourra discuter du projet immobilier.
Un atelier citoyen a été mis en place en juin pour les rives de Bièvre : alors oui, utilisons cette instance au sein de laquelle des habitants ont commencé à travailler ensemble et étendons son champ géographique de réflexion. Ce sera un gain de temps appréciable pour la démarche. Trois ou six mois de réflexion ne représentent pas un inconvénient significatif par rapport à l’aménagement de ce site.

Madame la première adjointe, Monsieur le Maire, chers collègues, assurons nous ce soir d’envoyer le bon signal à cet appel reçu de nos concitoyens. Sachons saisir cette opportunité pas si fréquente de réconcilier la population et la politique. »

Dans sa réponse, Hélène de Comarmond, 1ère adjointe au Maire, indique :
« Je voudrais revenir sur le projet Cousté-Guichard en quelques mots parce que cela n’a pas été dit tout à l’heure. La pétition parle d’urgence mais en réalité, le Conseil municipal a acté la cession du foncier, il n’a pas donné le permis de construire….
Je comprends parfaitement l’inquiétude des habitants sur les conséquences que peuvent avoir avec la construction sur l’espace public..
Par contre, je ne comprends pas ce qui a été dit par M. Najman sur la question des parkings. Alors effectivement la question du stationnement est importante [voir : le stationnement, parlons-en !], mais nous avons quand même développé des parkings publics, dont le parking Hénouille qui est à 50 m … Un parking public qui dispose de places qui sont largement disponibles. Le parking sur lequel le projet va être réalisé, … avait été mis à disposition de façon transitoire [voir : l’évolution de l’offre en parkings dans le centre-ville]. Je pense, il y a un vrai sujet pour les habitants et je comprends cette interpellation.… La réponse que l’on peut apporter, c’est qu’effectivement les habitants soient associés à ce qui va se passer autour et qui va structurellement modifier l’espace public. C’est une occasion, une opportunité, de repenser aussi la manière de circuler dans ce quartier entre la place Jacques Carat et la rue Guichard et les rives de Bièvre avec le travail qui est en cours….
J’ai compris l’interpellation qui nous est faite comme le souhait d’être associé dans une réflexion sur les quartiers et plus globalement sur l’évolution de notre territoire. Le travail qui est fait avec notre urbaniste conseil est intéressant. Nous avons développé une méthode… :  mettre l’ensemble des habitants dans l’histoire et de reconsidérer également la place des architectes et des urbanistes, avec les élus, les habitants et les citoyens … »

Dans sa conclusion le Maire indique :
« … On me dit de suspendre le projet, mais je n’ai pas de projet. Pour l’instant, nous avons cédé le terrain, dont les deux tiers était de la domanialité publique [voir : propriété communale et domanialité], ensuite déclassée, c’est pour çà que que les tentatives de faire que la délibération ne passe pas, ne pouvait pas passer car il y avait une faible partie publique, le reste c’était du privé, avec également un arrêté  »de péril ». Je dis ça pour redonner les formes : ce projet, il n’a rien d’exubérant, il est dans les alignements. Rien n’est décidé, ce qui a été présenté au Comité de quartier c’était le projet que les promoteurs nous ont montré pour dire voilà ce qu’on veut faire après les échanges avec Nicolas Michelin… Pour l’instant je ne peux pas suspendre quelque chose qui n’est pas initié. Si on me dépose un permis de construire, on va discuter, mais pour l’instant je ne l’ai pas et donc je ne peux rien suspendre … Nous allons réaménager aussi l’espace Eustache Deschamps, si la construction se fait, pour une requalification de la place … »

Que ressort-il des interventions du Maire et de sa première adjointe en réponse à la pétition et à notre proposition ? Une ouverture timide de Mme Hélène de Comarmond. Rien de plus, rien de concret.

Un point sur ce programme immobilier du 21-29 rue Guichard

Le Maire dit qu’il ne peut rien suspendre : si, il pouvait suspendre la vente des terrains, car un promoteur achète du droit à construire et le prix qu’il propose est lié à la surface de planchers escomptée (au minimum 1.956 m2). C’est bien ce que révèle l’offre de la SIER faite au Maire de Cachan le 16 juin 2015 (voir la lettre de la SIER). La lettre commence par ce point et rappelle à la fin la condition suspensive de non obtention de cette constructibilité dans le permis de construire.

Lorsque l’on examine les présentations qui ont été faites de ce projet immobilier aux élus (le 29 janvier et le 25 novembre 2016), on ne constate aucune différence dans les caractéristiques :

  • · 1.540 m2 de surface de planchers de logements
  • · 28 appartements en accession (répartis en 5 T1, 10 T2, 9 T3, 4 T4)
  • · 32 places de parking
  • · 680 m2 de surface de planchers de commerces.

Soit un total de 2.220 m2 de surface de planchers, donc 264 m2 de plus que la constructibilité d’équilibre (1.956 m2) par rapport au prix de vente acté dans la délibération du Conseil municipal du 18 février 2016 (voir la délibération): c’est une marge de manœuvre pour le Maire. Il est possible de réduire la construction dans cette enveloppe sans remettre en cause la délibération, ni les termes de l’offre de la SIER.

Quelques informations supplémentaires ont été communiquées aux élus le 25 novembre :

  • · Hauteur maximale de l’immeuble : 14,80 m (maximum autorisé par le PLU : 15 m)
  • · 17% de surface de pleine terre (minimum requis par le PLU : 10%)
  • · 35 m2 de locaux vélo.

Et, pour répondre aux préoccupations manifestées par les habitants sur la perspective sur le Coteau qui sera obstruée par le futur immeuble, la SIER a fourni des simulations de volume (voir : les effets paysagers du projet de la SIER rue Guichard).
Belle perspective, mais l’on sait combien elles peuvent être trompeuses. Les plaquettes des promoteurs en regorgent.

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projet – document du promoteur

La signature de la promesse de vente du terrain, prévue pour mars 2016, s’est faite en juillet. Nous ne savons pas si cette vente a été actée.
On constate que pour le moment, aucune demande de permis de construire n’a été déposée.
Le démarrage des travaux était envisagé en novembre 2016 pour une livraison au 1er semestre 2018 : la Municipalité nous annonce maintenant un démarrage au 2e semestre 2017 pour une livraison au 1er semestre 2019. Cette année de décalage est-il le signe d’un travail qui se poursuit entre le pouvoir municipal et la SIER ? Nous n’avons aucun élément pour répondre à cette question.

Le stationnement, parlons-en !

Rédacteur : Gérard Najman

Les micro-parkings de surface et les parkings en ouvrage

S’agissant des terrains communaux, la délibération du Conseil municipal du 18 février 2016 sur la désaffectation, le déclassement et la cession de parcelles communales indique dans ses considérants :

  • · que « suite à la rénovation du parking Hénouille de 103 places, le parc de stationnement provisoire du 21-23 rue Guichard n’a plus d’utilité« ,
  • · que ces parcelles « ne font l’objet d’aucun projet communal« .

Ce parking Hénouille a été construit par la SEMACA en 1988 en même temps que le centre Leclerc (enseigne qui a précédé Atac, puis Simply Market) et est devenu, après sa rénovation en 2011, parking municipal en 2012, sans offrir la moindre place supplémentaire : en vertu de quel raisonnement le Maire peut-il en février 2016 affirmer que ce parking a eu de soudaines vertus telles qu’un micro-parking de surface de 12 places occupé en permanence depuis sa création n’a plus eu d’utilité ?

Un quelconque avantage tarifaire ? Non : il était en accès libre. Il est devenu payant, avec une gratuité des deux premières heures.

Faute d’argument pour justifier son inutilité, il a suffi au Maire de dire que ce micro-parking était  »provisoire ».

Nous avons donc remonté le temps dans l’information municipale pour trouver où figure cette notion de parking provisoire (Lire : Évolution de l’offre en parkings dans le centre-ville).

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Ce micro-parking a été ouvert en janvier 2004 après des travaux qui ont coûté 152.449 € (payés par la Communauté d’Agglomération du Val de Bièvre, donc financés par une partie des impôts locaux des Cachanais). Il a fait l’objet de pas moins de trois articles dans le Mag de Cachan (juin, septembre et décembre 2003). On cherche en vain le qualificatif de  »provisoire » pour ce parking.

Bien au contraire, ce parking inaugurait une nouvelle politique de stationnement de micro-parkings de proximité expliquée en décembre 2006 par Mme Hélène Hernu, à l’époque 1ère adjointe au maire, chargée des transports et déplacements : « A chaque fois que c’est possible, la Ville se préoccupe de créer des parkings de proximité d’une dizaine de places pour soulager le stationnement de proximité ».

Elle annonce que « pour faciliter l’accès aux commerces et aux activités de loisirs, d’autres projets plus ambitieux verront le jour dans le cadre de la ZAC Desmoulins et l’avenue Louis Georgeon ou avec la rénovation du parking d’Atac‘. »La construction du futur parking Dumotel (qui en 2009 a créé 135 places nouvelles) et la rénovation du parking Hénouille (qui n’en a créé aucune) constituaient donc une amélioration de l’offre pour répondre à une demande croissante liée à l’urbanisation résultant d’un Plan Local de l’Urbanisme conduisant à une densification importante du quartier Cousté-Dolet.

Chacun peut également constater qu’il devient de plus en plus difficile de trouver une place au 1er étage du parking Hénouille : l’afficheur en fait foi (parfois seulement 15 ou 20 places résiduelles). Ceci montre bien que le nombre de voitures qui y stationnent augmente au fil du temps (et c’est heureux pour l’utilité de ce parking).

L’argumentation du Maire pour déclarer inutile et supprimer le micro-parking au sol de la rue Guichard est donc de la poudre aux yeux.

Plus largement, comment organiser le stationnement dans le centre-ville ?

En vue de mieux comprendre qui stationne en centre-ville et pour quels motifs, nous avons demandé la réalisation de comptages et d’enquêtes sur les caractéristiques de l’utilisation et des places de stationnement, tant au sol le long des rues que dans les deux parkings municipaux : refus du Maire.

Et pourtant, il est devenu indispensable d’élaborer un plan de stationnement pour le centre-ville : en effet, les travaux de réhabilitation de l’hôtel de ville s’accompagneront de la suppression définitive d’une quarantaine de places sur la place Gambetta et du transfert de la station Autolib de l’autre côté de la rue Camille Desmoulins : quand on observe les désordres quotidiens le long de cette voie avec très souvent des véhicules stationnés en double file devant la Poste et la Société Générale ou à la jonction avec l’avenue Cousin de Méricourt (en haut de la rue Guichard), il va de soi qu’il faut prendre des mesures pour accompagner cette réduction de l’offre.

Par ailleurs, le Maire nous annonce la requalification de la place Eustache Deschamps : très bel objectif. Ici encore, cela va se traduire par une réduction du nombre de places de stationnement (actuellement de 28 places).

Pour faire disparaître les voitures, le Maire, qui a réponse à tout et se positionne en directeur de conscience des Cachanais, indique que « les deux parkings Dumotel et Hénouille peuvent satisfaire les besoins des Cachanais » et « qu’il est de la responsabilité des élus locaux de ne pas encourager l’usage de l’automobile dans un objectif de développement durable ». Quand on veut, on peut ! C’est bien connu.

En l’occurrence, il ne s’agit pas d’encourager l’usage de la voiture en augmentant la capacité de stationnement, mais d’en compenser une réduction programmée par son organisation optimale vis-à-vis des besoins et de la vocation propre au centre-ville.

Il est tout de même incongru d’entendre le Maire affirmer que les rues ne sont pas faites pour le stationnement des voitures et avoir pour politique de vendre aux habitants du centre-ville des cartes de résidents qui leur permettent pour un prix dérisoire (100 € par an) de stationner en permanence (sans observer la limitation de deux heures) le long des voies en zone rouge, là où il faut favoriser la rotation et le stationnement minute : 100 €/an, amortis en 50 heures de stationnement (2 €/h) ou 2 mois de location d’une place au parking Dumotel ou Hénouille (60 €/mois).

On nage dans l’incohérence.

Nécessité d’une étude globale

Nous demandons une fois encore une étude qui démarrerait par une analyse fine de l’offre de stationnement, prenant en compte chacune de ses composantes, sa relation avec son environnement et les générateurs de demande de stationnement ainsi que la cohérence globale du dispositif et répondant aux questions suivantes :

  • · L’usage constaté de l’offre de stationnement est-il conforme à la vocation de chaque composante (parkings résidentiels et rotatifs, voirie de courte durée, nécessité de stationnement minute) ?
  • · La tarification est-elle cohérente avec la vocation de chaque composante ?
  • · L’offre est-elle suffisante ? Excédentaire ?
  • · L’offre correspond-elle bien aux besoins propres au centre-ville, notamment l’accessibilité aux commerces ?
  • · Quelles sont les forces et les faiblesses des équipements et ouvrages en termes de fonctionnalités, conception, insertion et accessibilité ?

Elle se poursuivrait par des propositions sur les thèmes suivants :

  • · Comment anticiper l’augmentation du nombre de Cachanais venant dans le centre-ville alors que la capacité de stationnement sur voirie va diminuer ?
  • · Quelle politique tarifaire mettre en œuvre (voirie et parkings) pour faciliter le stationnement minute sur la voirie et inciter le stationnement de longue durée (résidentiel, travail) dans les parkings ?

Cet enjeu du stationnement dans le centre-vile n’est qu’une facette d’une nécessaire gestion des espaces publics et de la mobilité des différents usagers, en y intégrant les livraisons : ceci passe par un plan d’organisation des mobilités durables. C’est la meilleure façon de bien intégrer une zone de rencontre en cœur de ville.

Un tel plan d’ensemble, qui n’a jamais été étudié ni débattu à Cachan, devra englober le centre ville et le bas du Coteau (c’est à dire inclure la rue des Vignes) car l’accès au groupe scolaire du Coteau pose des problèmes récurrents tant aux familles qui viennent à pied qu’à celles qui déposent leurs enfants sur le chemin de leurs activités. Les associations de parents d’élèves ont périodiquement saisi la mairie des problèmes de cheminements depuis le centre-ville, notamment l’étroitesse des trottoirs et les véhicules mal garés qui obligent à descendre sur la chaussée.

Evolution de l’offre en parkings dans le centre-ville au travers de divers articles sur le stationnement à Cachan

Rédacteur : Gérard Najman

La Ville de Cachan a mis en place à partir de 2003 une politique de micro-parkings de proximité dans le centre-ville.

Mme Hélène Hernu, à l’époque maire-adjointe chargée des transports et déplacements, l’évoque en décembre 2006 dans Cachan Magazine (voir plus loin : 3 questions à Hélène Hernu).

Le premier micro-parking réalisé dans le cadre de cette politique :
le parking Cousté-Guichard de 12 places ouvert en janvier 2004
(en secteur payant)

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Articles de Cachan Magazine de juin & septembre 2003

parking_ancienPhoto du parking dans Cachan Magazine de février 2004

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Cachan Magazine de décembre 2003

trois_questions_helene_hernuCette interview n’évoque à aucun moment un caractère  »provisoire »
pour ces micro-parkings.

Trois autres micro-parkings sont ouverts dans le cadre de cette politique :

stationnement_du_nouveau_en_centre_ville_cachan_mag_juin_2005Cachan Magazine de juin 2005

redynamisation_henouille_couste_doletmicro_parking_cachan_mag_juil_2008Cachan Magazine de juillet 2008

parking_delage_gerogeon_cachan_mag_sept_2008Cachan Magazine de septembre 2008

Dans le même temps, la Ville ouvre en juin 2009 un nouveau parking (Dumotel) de 185 places dans le cadre d’un programme immobilier à l’angle de la rue Georgeon et de l’avenue Dumotel et finit de rénover en décembre 2011 le parking Hénouille de 103 places qu’elle rachète à la SEMACA, sa société d’économie mixte.

A aucun moment il n’est question de supprimer des micro-parkings provisoires.

Parking Dumotel :

parc_dumotel_185_places

parking_dumotelle_parking_dumotel_seduit

Parking Hénouille :

parking_henouille_amenagements

parking_henouille_un_nouveau_en_centre_ville

parking_henouille_inauguration

Tous ces parkings et micro-parkings ont été intégrés
dans le plan de stationnement de 2015 :

plan_stationnement_2015

Effets paysagers du projet immobilier de la SIER au 21-29 rue Guichard

Rédacteur : Gérard Najman

Ci-dessous, on voit la section piétonne de la rue Guichard un jour de fête de la musique : une photo qui date de 1991.

reu_guichard_decumanus

Le programme immobilier projeté fera l’angle entre la rue Cousté et la rue Guichard. La SIER a produit un certain nombre de simulations des paysages après construction de l’immeuble. De manière avantageuse comme c’est la coutume chez les promoteurs immobiliers.

simulation_sierprojet – document du promoteur

La simulation ci-dessus est très décalée vers la droite de la rue pour ménager une « perspective sur le Coteau » (sic).
Mais si on se décale vers la gauche pour se placer du point de vue d’un promeneur qui cheminera dans l’axe de l’espace piéton et verra ce futur immeuble en face de lui, on voit bien la masse qu’il représentera, ainsi que le montrent la photo de l’état actuel et la simulation ci-après faite par nos soins.
Une telle simulation a-t-elle été produite par la SIER ? En tout cas, elle n’a pas été montrée aux élus, ni aux habitants.
Ce futur immeuble tel que conçu bouchera un peu plus la perspective que donne la rue Guichard sur le verdoiement du Coteau, verdoiement qui a son importance dans l’ambiance minérale de cette rue.

rue_guichard_dir_est_2016la rue Guichard en 2016

rue_guichard_dir_est_simulation_apres_constructionla rue Guichard après construction (simulation Cachan Ensemble)

Ces vues soulignent la nécessité d’un retrait de ce futur immeuble côté rue Guichard, tant pour le maintien d’une respiration et d’une ouverture vers le Coteau que pour l’aménagement d’un espace de rencontre.

Rapprochons nous de la rue Cousté et examinons la perspective fournie par le promoteur :

Guichard lignes de fuite_3

Une perspective se définit par des lignes de fuite qui ont pour source un point unique : lorsque l’on veut simuler un nouvel objet dans le paysage, on trace des lignes de fuite qui ont pour origine le point des lignes existantes.

Nous avons tracé celles des immeubles existants (traits noirs) et celles de l’immeuble projeté (traits rouges) : nous constatons que les lignes qui définissent le futur immeuble ne prennent pas pour origine le point des lignes existantes.

Guichard lignes de fuite_1

Nous avons rétabli ce qui aurait dû être fait dans les règles de l’art avec un point de convergence unique : le résultat obtenu pour la volumétrie de l’immeuble projeté est tout autre.

Guichard meme point de fuite ht corrigee_2

Conclusion
Il est tout de même piquant d’entendre dans la bouche du Maire que la Ville n’a pas de projet sur la rue Guichard quand peu après on évoque la requalification de la place Eustache Deschamps et les études de la dernière section de la promenade inter-quartiers entre la place Jacques Carat et la montée vers les vignes du Coteau. Ces études ont commencé voici plus de 10 ans. Les habitants n’ont jamais été consultés.

De plus, quand le promoteur présente aux élus municipaux et aux habitants des éléments trompeurs quant à la réalité future de l’immeuble projeté, il le fait sous la responsabilité de la Ville.

C’est un ensemble qu’il faut mettre en cohérence et en harmonie.

Propriété communale et domanialité

Rédacteur : Gérard Najman

Au contraire des autres programmes immobiliers, tels que Aqua Verde de la BNP, fondés sur l’acquisition de parcelles appartenant à des propriétaires privés, avec parfois l’adjonction d’une parcelle communale que la mairie vend au promoteur, le programme proposé par la SIER rue Guichard n’utilise que des parcelles qui, au départ, appartiennent à la commune de Cachan, soit qu’elle relève du domaine public de la ville, soit de son domaine privé (après acquisition par voie de préemption auprès d’un propriétaire privé).

La différence entre les deux statuts
S
i une parcelle communale du domaine privé de la Ville peut être vendue à un acquéreur privé, une parcelle de son domaine public est inaliénable… sauf si le Conseil municipal décide de la déclasser pour la faire entrer dans le domaine privé de la Ville. Pour ce faire, il est nécessaire de désaffecter son usage public.
C’est ce qui a fait l’objet d’une délibération du Conseil municipal le 18 février 2016 et que nous avons contesté en demandant son retrait de l’ordre du jour (ce qui a été refusé), puis en votant contre son adoption.

Dans cette même délibération, le Conseil municipal a désaffecté et déclassé les parcelles du domaine public de la Ville de Cachan pour les faire entrer dans son domaine privé, puis y a adjoint d’autres parcelles déjà dans son domaine privé pour céder l’ensemble à la SIER.

Le Maire joue donc sur mots en mettant en avant sans le dire la domanialité lorsqu’il affirme lors du Conseil municipal du 18 octobre « il y avait une faible partie publique, le reste c’était du privé » pour justifier que « les tentatives de faire que la délibération ne passe pas, ne pouvait pas passer » : ce qui importe, ce n’est pas la domanialité administrative, c’est la propriété foncière. La Ville avait la maîtrise totale des parcelles à céder pour cette nouvelle opération immobilière, et donc la maîtrise des décisions quant à leur usage. Aucun propriétaire privé n’était concerné.

rue_guichard_vue_aerienne

Enquête publique sur la désaffectation du terrain
L’enquête publique préalable est obligatoire principalement pour les dépendances de la voirie routière, lorsqu’il est porté atteinte aux fonctions de desserte et de circulation de la voie. Ce fut le cas par exemple pour l’ancienne rue Hénouille qui passait sous la voûte de Simply Market (à l’époque Atac), là où se trouvent maintenant quelques places de parkings privées pour les clients et l’aire des livraisons.

En juin 2002, le Conseil municipal a prescrit une enquête publique sur le déclassement de ce tronçon de voie pour être cédé à Atac. Après avis favorable du commissaire enquêteur, le Conseil municipal a délibéré en décembre 2002 pour approuver le déclassement.

Pour réaliser un objectif de déclassement de parking, nombre de maires (Annecy le Vieux, Quimper, Vannes …) ont réalisé une enquête publique pour permettre aux citoyens de donner leur avis et se sont appuyés sur le rapport du commissaire-enquêteur pour faire délibérer le Conseil municipal sur cette désaffectation, puis le déclassement. Ce n’est certes pas une procédure obligatoire, mais un gage de laisser des citoyens s’exprimer sur la cession d’un bien commun : un terrain public.

D’autres maires, avant de décider de l’aménagement d’un lieu stratégique dans leur ville, lancent en amont auprès des habitants un concours d’idées, un processus participatif. D’ailleurs, quand il n’y a pas d’enjeu immobilier, la Ville de Cachan réalise ce type de concertation comme l’a souligné une maire adjointe en citant la place Edouard Herriot ou de l’emplacement de l’ancienne station service Total.

Mais dès qu’un espace est constructible, pas touche au grisbi ! C’est bien trop sérieux pour être mis dans les mains du vulgum pecus. La concertation a tout de même des limites.