Asile et immigration : non à une loi liberticide et inefficace

Tribune de mai 2018

Cachan Ensemble s’élève résolument contre les dispositions régressives et dangereuses de la loi « Asile et immigration » votée en urgence et qui va considérablement dégrader la situation matérielle et les droits fondamentaux d’un très grand nombre de personnes étrangères, accentuant encore la maltraitance des institutions envers elles.

Cette loi, destinée à réformer « en même temps » la procédure d’asile et la gestion de l’immigration, prend hypocritement prétexte d’une meilleure garantie du « droit d’asile » pour mieux l’opposer à « l’immigration », et en profite pour instaurer des mesures renforcées de restrictions, de contrôles et de « tris », avec le but d’empêcher l’entrée du territoire, d’expulser et de bannir.

Le droit d’asile découle de la Convention de Genève qui garantit à toute personne humaine le droit de solliciter une protection après avoir fui son pays pour des raisons politiques. Il ne doit en aucun cas être détourné pour servir d’instrument d’une politique migratoire.

La question très complexe des flux migratoires fait intervenir des positionnements souvent idéologiques plutôt qu’une analyse raisonnée des faits : elle ne sera pas résolue à coup de lois toujours plus liberticides.

Nous vous appelons à venir vous informer et débattre le 13 juin autour de deux praticiens du droit d’asile et de l’immigration (dnvblog.wordpress.com/).

Cachan Ensemble condamne vigoureusement cette loi qui ébranle les principes fondamentaux de notre démocratie et vous appelle à rejoindre la mobilisation des citoyens et des associations soutenant les demandeurs d’asile et les migrants.

Nos villes doivent demeurer des terres d’accueil.

 

Démoulé à chaud (hors série spécial changement de Maire)

Démoulé à chaud ! C’est le titre de ce court billet qui suit les sorties du Conseil Municipal de notre ville. Une manière de humer l’atmosphère en quelques touches impressionnistes, sans parti pris d’exhaustivité, mais avec le parti résolu de vous informer et de vous faire sourire.

Revenons donc à chaud sur la séance du Conseil municipal de ce dimanche 8 avril 2018. Pour cette séance dominicale d’élection d’une nouvelle municipalité par le Conseil municipal, un cadre théâtral s’impose.

A guichet fermé:

Grand succès public pour cette séance. Il est vrai que l’intronisation en cours de mandat d’un adjoint par un maire sortant a été joué pour la dernière fois en 1998 dans notre ville.

Le tout Cachan se bouscule pour assister à cette cérémonie protocolaire, à tel point que la salle d’honneur de la mairie et la salle des pas perdus sont combles (ndr : c’est de cette salle que je vous commenterai une séance vécue en retransmission).

3 coups et s’en va :

La séance débute par l’allocution du Maire sortant, seul à la table de la municipalité (un symbole presque ). Beau discours, le talent sur ce plan ne fait pas de doute et l’expérience parle. Nous pouvons comprendre la fierté et l’émotion de l’homme. Une page se tourne.

Après le retrait du rôle titre, entre ensuite en scène le doyen d’âge, conseiller municipal de Les Républicains, pour conduire l’élection du Maire. Pas facile pour un figurant de tenir un solo sous la pleine lumière de la scène (un peu plus tard il faillira oublier la demande de prise de parole de son groupe … il aurait mieux fait au demeurant).

Acte (fort) 1 :

Sans surprise la majorité municipale annonce la candidature de la 1ère adjointe, Hélène de Comarmond.

Cachan Ensemble sera le seul groupe à présenter un candidat, Thierry Didier, tête de liste de 2014. Au nom de la continuité de notre engagement et de l’expression des minorités actives.

Hormis les prises de parole convenues des partis de la majorité (remerciements au maire sortant, magnificence de l’action de la majorité, allégeance à la première adjointe), Cachan Ensemble va poser une déclaration forte rappelant nos attentes et nos engagements   (lire l’intervention de Thierry Didier -> ici)

3 coups (bas)

J’allais oublier la droite qui s’est signalée en distillant 3 coups bas.

Premier coup bas en attaquant ad hominem, pardon ad mulierem, la candidate de la majorité dans des termes qui visaient à semer le doute sur sa compétence et sa probité. Décidément ce groupe doit avoir un problème avec les femmes (voir « démoulé à chaud » n°4)

2ème coup bas en ne présentant pas de candidat et en ne participant pas aux votes sur la municipalité. Nous pouvons comprendre l’abstention par vote blanc, pas la défection qui est la négation même du système républicain.

3ème coup bas, en déballant une suite d’arguties comptables totalement déplacées qui sont autant d’atteintes portées au service public et au personnel municipal (ils n’aiment pas les fonctionnaires non plus, on le savait).

Acte (fort) 2 :

Cachan se dote pour la première fois d’une maire. C’est un beau signe pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Il y aura pas mal d’années à passer pour atteindre une parité de temps de mandat…

H. de Comarmond rallie 25 voix sur 29 exprimées. Thierry Didier avec 4 voix  comme en 2014 m’a confié avec humour se réjouir de l’amélioration de son score en pourcentage rapporté au nombre de votants (merci à la droite et à l’absente de la majorité).

Toutes nos félicitations à la nouvelle édile qui annonce qu’elle démissionnera de sa fonction de vice-présidente du Conseil départemental pour ne pas cumuler de fonctions exécutives.

Acte (fort) 3 :

La nouvelle maire prend la parole à la suite de son élection. Les félicitations et les remerciements au maire sortant sont marqués, les signes à la majorité sont appuyés (même si un appel à l’élargir est posé).

Après l’hommage au passé (du côté cour), la maire fait des annonces pour la fin de mandature (du côté de notre jardin) :

  • la mise en place de budgets participatifs en 2019
  • l’ouverture d’une délégation (conseiller  délégué ?) chargée de la transition écologique et de l’économie circulaire
  • le renouvellement de la démocratie participative

Bon c’est comme toujours au théâtre un peu trop beau, il faudra voir dans la vraie vie la concrétisation de ces (belles) intentions et s’assurer de l’absence d’arrières pensées politiciennes.

Casting :

La suite de la réunion permet d’établir le casting des maires adjoints : 10 au total comme dans la municipalité précédente. Pas de remaniement d’ensemble, l’ajustement est à la marge :

  • Camille Vielhescaze devient 1er adjoint
  • Caroline Carlier rejoint les rangs de la municipalité.

A noter que le scrutin est à bulletin secret, le résultat à 25 pour / 5 blancs (4 conseillers de droite ne prenant pas part au vote, une conseillère de la majorité étant absente).

Reste à distribuer les rôles et les portefeuilles, même s’il faut noter que la mise en place de budgets participatifs se prêterait à ce que le nouveau premier adjoint puisse cumuler son portefeuille antérieur avec le budget de la ville.

Programme de complément :

Le Conseil a aussi délibéré sur les 24 délégations données à la maire. Malheureusement et sans changement, le champ ouvert est le plus large possible au regard de la législation.

Même la droite s’est interrogée sur la nécessité d’ouvrir par principe des délégations sans objet pour Cachan (ou qui mériteraient discussion en conseil pour une délégation spéciale si besoin) comme par exemple les emprunts en monnaie étrangère.

Qu’il est difficile de ne pas reproduire le fonctionnement antérieur à l’ère du copier/coller! En tout cas il ne faudrait pas trop prospérer dans le  mimétisme au risque de vérifier l’adage bien connu : « chassez le naturel, il revient au galop ».

Entracte :

Paradoxalement ce billet se termine par un entracte … mais il est vrai que cette séance marque le début du dernier tiers de mandature et ouvre les dernières perspectives pour changer le fonctionnement municipal.

Et,  comme c’est bien connu, à l’entracte on rejoint la buvette qui pour l’occasion se tient à la grange gallieni.  Alors, a votre santé !

Et rendez vous fin mai pour la prochaine séance du Conseil municipal.

Stéphane Rabuel, co-président de DNV

(Les propos de ce billet n’engagent que son auteur)

Texte de l’intervention de Thierry Didier au Conseil municipal du 8-04-2018

Mesdames, Messieurs, chers collègues

Il y a juste quatre ans, dans les mêmes circonstances nous, Cachan Ensemble, avions déclaré :

« Nous sommes fiers de la campagne que nous avons conduite, du programme que nous avons porté et de la mobilisation citoyenne que nous avons suscitée. Nous sommes fiers d’être élus et voulons par nos propositions être utiles aux Cachanais. C’est pour nous une responsabilité que nous prenons très à cœur »

Nous n’imaginions pas à l’époque, (on peut faire de la politique et être naïf), l’absence abyssale de dialogue entre la majorité municipale et les oppositions qui a marqué les premières années de la mandature. A peine une exception pour l’inscription du droit d’interpellation dans le règlement intérieur. Quant à son application effective le moment venu, elle a tourné à la mascarade.

Nous n’imaginions pas l’âpreté de certaines prises à partie, qui nous a conduits plusieurs fois à manifester notre mécontentement par courrier.

Depuis septembre 2017, nous avons constaté et apprécié une évolution sensible de l’attitude de la majorité à notre égard autour de plusieurs vœux présentés par la majorité municipale ou par notre groupe et adoptés par le Conseil municipal.

Nous avons constaté une meilleure écoute, une réelle concertation qui s’amorce sur la politique de stationnement

Les deux années qui restent de cette mandature doivent être mise à profit pour mettre en œuvre des processus de concertation, de codécision. Les sujets ne manquent pas :

  • Évolution majeure du quartier de la gare d’Arcueil Cachan,

  • Évolution du site de l’ENS avec ses conséquences éventuelles sur l’ilot Vatier,

  • Restructuration de la RD920.

Nous savons la difficulté à mobiliser les habitants des quartiers en « politique de la ville », nous savons les efforts financiers consentis vers VALOPHIS : nous soutenons ces politiques et notre collectif y participe dans la mesure de ses moyens. Pendant les deux ans à venir ces politiques doivent être approfondies, des moyens originaux et nouveaux doivent être mis en œuvre pour que tout le monde, y compris ceux qui sont dans de grandes difficultés de vie, participent à la vie de la cité et en respectent les règles : ateliers de co-formation habitants/élus, schéma ambitieux de mixité sociale dans les différents quartiers, dans les écoles, régie de quartier….

Les enjeux environnementaux sont vitaux les deux ans à venir doivent donner les bases de l’exemplarité de Cachan en cette matière, d’une affirmation d’une politique énergétique, au maintien de la biodiversité en ville et à la mise en place de politiques pour favoriser l’usage de modes actifs.

Deux ans ne suffiront pas, il faudra bien une mandature de plus.

2017 a vu un séisme politique, les grands partis de gouvernement ont tous subi une défaite aux élections législatives.

Un collectif qui se transforme en parti a émergé. Ni à gauche ni à droite mais, soi-disant, tout en même temps, qui détruit le logement social, casse le code du travail, se lance dans des manœuvres à la SNCF qui à terme permettront de privatiser ce service public.

L’opposition de gauche est incarnée par la France insoumise, un autre collectif émergent. Et localement, la mouvance citoyenne et écologiste a conforté ses positions.

2020 approche. Pour Cachan nous savons déjà ce que nous ne voulons pas.

  • Ni la droite : comme à L’Haÿ-les-Roses et Villejuif

  • Ni la République en Marche qui a commencé ses grandes manœuvres et dont on peut se demander quelle va être sa conception des services publics locaux dans la cadre de la politique de l’État.

Les problèmes qui vont se poser s’apparentent à la quadrature du cercle. Avec des ressources réduites et un encadrement des dépenses, il faudra conduire une politique de défense des solidarités.

De baisse de dotation en transferts de charges et de compétences, quelles seront les marges de manœuvre de la commune ?

Comment faudra-t-il faire pour maitriser le budget de fonctionnement et aider la vie associative, entretenir et améliorer les patrimoines et réduire la dette. Travailler sur l’urbanisme alors que la compétence est partie au territoire, comme la culture, le logement social.

Sur toutes ces questions, pour que nos concitoyens les moins favorisés ne soient pas une fois de plus laissés de côté, nous devrons prendre toutes nos responsabilités et assumer nos engagements pour défendre les services publics locaux, pour plus de solidarité, de transparence de participation citoyenne et d’écologie.

C’est dans la fidélité aux engagements pris, dans le respect des électeurs de 2014, que le groupe présente à nouveau ma candidature à l’élection du maire.

Je conclus comme en 2014 :

« Chers collègues, vous pourrez compter sur notre travail, notre sérieux et notre liberté pour contribuer au débat démocratique local et œuvrer vers plus de citoyenneté, de solidarité et d’écologie. »

Au nom de Cachan Ensemble, je vous remercie pour votre attention.

Printemps de la citoyenneté ?

Tribune d’avril 2018

Nous commencerons cette tribune en saluant notre maire qui vient de décider de passer le relais. Même si nous n’avons pas, loin s’en faut, partagé l’ensemble du projet municipal et la conduite des affaires de Monsieur Le Bouillonnec, nous tenons à reconnaître publiquement l’engagement et la ténacité du citoyen au service de sa ville.

Un nouveau maire va être élu le 8 avril, au sein de la majorité municipale de 2014 bien que les élections de 2017 aient modifié en profondeur l’équilibre des forces de gauche dans notre ville. Souhaitons que le renouvellement municipal en tienne compte et ouvre une ère plus propice à la démocratie locale et au pluralisme politique.

Nous avons porté dès l’élection de 2014 et rappelons quelques propositions qui permettraient de vivifier la pratique municipale :

  • – mise en place d’une commission des finances présidée par un élu minoritaire : c’est le cas à l’Assemblée Nationale depuis 2 mandatures et reconnu comme un succès.
  • – institution d’une conférence des présidents de groupe : cette instance permettrait un dialogue entre tous les groupes politiques, de la majorité et des oppositions, et accroîtrait la transparence et l’échange sur les projets locaux.

Nous appelons à ce que la participation citoyenne ne reste pas cantonnée à une concertation formelle comme cela a trop souvent prévalu. Des projets en cours, tels que la réorganisation du stationnement public et résidentiel, offrent un cadre favorable pour prendre en compte les attentes des habitants et les réflexions des parties prenantes dans notre ville.

Cachan Ensemble prendra toute sa part à des initiatives qui iront dans ce sens.

Car après l’hiver, vient le printemps !

Les élus de Cachan Ensemble :
Catherine Busson, Sandrine Churaqui, Thierry Didier, Dominique Lanoë

Démoulé à chaud n°5 !

Démoulé à chaud ! C’est le titre de ce court billet qui suit les sorties du Conseil Municipal de notre ville. Une manière de humer l’atmosphère en quelques touches impressionnistes, sans parti pris d’exhaustivité, mais avec le parti résolu de vous informer et de vous faire sourire.

Revenons donc à chaud sur la séance du Conseil municipal de ce jeudi 22 mars 2018. Pour cette séance historique et budgétaire, des chiffres bien sûr, mais en compte à rebours.

Première :

Catherine Busson rejoint le groupe Cachan Ensemble. Une amicale pensée à Marianne Jaouen à qui elle succède et tous nos encouragements à la nouvelle élue cachanaise.

Tiens, les rangs du public sont étrangement bien garnis ce soir … Mon petit doigt  me dit que pour sa première séance Catherine va assister à quelque chose d’historique. Bon c’est parti !

Cinq :

Le budget de fonctionnement est présenté  par 5 élus. Autour de la première adjointe, tous les présidents de groupe de la majorité sont convoqués pour en partager le présentation globale.

Saluons cette collégialité nouvelle (étonnant tout de même cette nouvelle approche, que se passe-t-il à Cachan ?).

Quatre :

C’est le nombre d’années de pain blanc qu’il nous reste. Thierry Didier l’a rappelé dans son intervention, la ville dépense plus que ses recettes annuelles et réduit le report à nouveau budgétaire qui représente ses excédents passés. Force sera de constater que le résultat comptable 2017 du compte administratif est un déficit de plus de 1 million d’€, chiffre sans précédent. Rendez-vous en juin !

Après 3 années de baisse des dotations et avant la suppression de la taxe d’habitation qui réduira les ressources propres, la Ville devra donc sous 4 ans choisir entre baisser les dépenses et services ou augmenter les impôts locaux (s’il en reste encore).

Qu’on se le dise : Il ne sera pas facile d’être aux manettes de la commune dans la  prochaine mandature .

Trois :

C’est en million d’euros ‘endettement supplémentaire prévu pour 2018. Il faut bien assumer la politique foncière et finir les investissements décidés.

Pour autant les équipements publics restent insuffisants et le budget d’investissement fait une croix sur le projet de ferme pédagogique (bon, en l’absence de présentation d’un projet à discuter, Cachan ensemble n’y était pas favorable, c’est donc pas un drame).

Deux :

Un échange à deux s’installe sur la subvention avec l’AGAESCC. Dominique Lanoë s’étonne de la baisse de la subvention de la ville (-14% en 4 ans) alors que la région Ile-de-France et l’État se désengagent des centres socio-culturels si utiles à la population.

La maire-adjoint défend le soutien municipal important et le dialogue constant avec l’association pour bien calibrer les moyens et poursuivre l’ensemble des missions en s’appuyant sur les crédits « Politique de la ville ». Soit, mais nous resterons vigilants.

Un :

C’est pour un € symbolique que la ville reçoit 3 lots sur l’îlot Vatier. Plus que de ces acquisitions, il faudra bien que le Conseil municipal soit un jour informé des intentions sur cet espace dans le cadre de la restructuration des terrains de l’ENS. Frustrant d’assister uniquement à des délibérations techniques sans mise en perspective d’un projet urbanistique !

Thierry Didier rappelle nos positions sur ce dossier … réponse du maire car la mise en cause de sa politique d’urbanisme est un casus belli (quelque chose me dit que c’était la dernière fois qu’il nous morigène ainsi, j’en serais presque nostalgique).

Zéro :

Le Conseil municipal examine le rapport sur l’égalité homme-femme. Le bilan est plutôt bon dans notre commune et il n’y a bien que la droite pour trouver à nous expliquer que les graphiques en couleur sont moins lisibles qu’en noir et blanc (toujours concentrés sur l’essentiel chez LR !).

Seul ombre au tableau : rapport présenté par un homme, question posée par les hommes (faut dire que les femmes sont absentes à droite ce soir) … bref aucune intervention féminine sur le sujet.

Sait-on jamais, Cachan aura bien  un jour une femme maire (ndlr : je me demande si je deviendrais pas un peu devin moi)

Dernière :

A la fin du compte à rebours, le suspense se dénoue…

En fin de Conseil le maire annonce en effet sa prochaine démission pour faire place au renouvellement.  Il reproduit ainsi le schéma conduit par J. Carat (maire de 1953 à 1998) qui lui avait cédé sa place en cours de mandat avant qu’il ne soit élu à 3 reprises (1998-2018). A eux deux ça fait tout de même 65 ans de mandats de maire (Y a t-il encore un cachanais qui puisse témoigner du mandat de M. Guillas, le maire précédent de 1949 à 1953) ?

JY Le Bouillonnec reçoit une standing ovation à laquelle l’auteur se joint par sens de la courtoisie et aussi parce qu’un engagement citoyen de 35 ans et l’exercice des responsabilités pendant 20 ans appellent le respect, tout simplement.

Et puisque comme disait M’dame Scarlett « demain est un autre jour », rendez vous après le Conseil municipal qui investira un nouveau maire (mais qui cela va-t-il bien pouvoir être ?) le dimanche 8 avril prochain. Un nouveau suspense insupportable s’installe sur Cachan !

Stéphane Rabuel, co-président de DNV

(Les propos de ce billet n’engagent que son auteur)

Le nouveau contexte du stationnement payant

Complément du 30 mars 2018

Lors de la réunion publique du 7mars qui a rassemblé environ 70 personnes, Mme Hélène de Comarmond, première adjointe au maire, a précisé en conclusion que cette étude allait se poursuivre dans la concertation.

Les scénarios présentés se caractérisent par deux éléments principaux :

  • • la tarification sur voirie et dans les parkings restent inchangés,
  • • les zones de stationnement payant sont étendues de manière significative, même dans le scénario 1 minimaliste, pour concerner l’ensemble du territoire de la commune dans le scénario 3.

Notre vision est assez différente comme le montrent nos propositions.

Dans cet esprit, nous avons communiqué au Comité de pilotage les propositions de Cachan Ensemble (à consulter ici).

La présentation faite par la mairie et le bureau d’étude le 7 mars étant trop volumineuse, nous ne pouvons la mettre à votre disposition sur notre site.
En revanche, nous pouvons l’envoyer sous forme numérique à toute personne qui nous la demandera (contact : cachan2014@gmail.com).


3 mars 2018

Depuis le 1er janvier, dans le cadre de la loi de Modernisation de l’Action Publique Territoriale et d’Affirmation des Métropoles (loi MAPTAM), la gestion du stationnement payant n’est plus un acte de police. Elle est devenue un acte de gestion du domaine public qui donne lieu à la perception d’une redevance d’occupation par l’usager (et non plus d’un droit de stationnement).

Comme auparavant, l’usager choisit la durée prévisionnelle de son stationnement et acquitte le paiement correspondant. La différence est que s’il dépasse cette durée (ou s’il n’a rien payé), il sera redevable non plus d’une amende forfaitaire fixée par l’État (17 €), mais d’un complément à hauteur d’un « forfait post-stationnement » (FPS) fixé par le Conseil municipal de la commune. Ce forfait correspond au tarif maximum applicable dans la ville.

Alors qu’auparavant les amendes étaient encaissées par l’État et ne donnaient lieu qu’à un infime reversement aux villes, les recettes des forfaits post-stationnement sont maintenant encaissées par la collectivité territoriale qui a décidé d’instituer la redevance (donc la Ville de Cachan) et donneront lieu ensuite à une répartition avec celles qui sont compétentes en matière de voirie et/ou d’organisation de la mobilité (les modalités restent à définir pour l’Île de France).

Le stationnement constitue un ou plusieurs maillons d’une chaîne de trajets ou de déplacements au quotidien.

La mairie a lancé une démarche globale pour mettre à plat tous les problèmes et enjeux du stationnement à Cachan et missionné un cabinet d’études (EREA-Conseil) pour mener des enquêtes de terrain dans le cadre d’une étude et d’une aide à la décision pour mettre en place un plan global de stationnement en redéfinissant les zones payantes et leurs tarifs, en intégrant également les parcs de stationnement Dumotel et Hénouille.

Cachan Ensemble s’est intéressé à cette démarche depuis le début. Un-e de ses élus municipaux participe au Comité de pilotage, l’une de ses membres fait partie de l’Atelier citoyen.

Nous vous livrons notre analyse (à lire ici) et vous incitons vivement à participer à la réunion publique organisée par la Ville le 7 mars à 19h à l’Hotel de Ville.

Nous vous proposons aussi un panorama des projets conduits dans les ville voisines (à lire ici) pour compléter votre information.

3 mars 2018

Gérard Najman

Stationnement payant à Cachan : qui va piano va sano

Tribune de mars 2018

Texte paru dans Cachan Le Mag de mars 2018

Pour Cachan Ensemble, la participation citoyenne est un élément déterminant dans les processus de décision.

La démarche suivie pour l‘évolution du stationnement payant intègre les ingrédients nécessaires à une bonne concertation : un comité de pilotage pluraliste, une étude par un cabinet externe, un sondage auprès de la population, un atelier citoyen, un passage dans les comités de quartier…puis des réunions publiques, préalables à une décision du Conseil municipal.

Aboutira-t-on à une décision partagée et propice à éviter les tensions sur ce sujet délicat ? C’est possible, à certaines conditions.

Jusqu’à présent ces différents outils n’ont pas été reliés entre eux. Ainsi, les comités de quartier n’ont donné lieu à aucune présentation formelle des résultats des études, sondages et réflexions en atelier citoyen.

Le 7 mars, la mairie va présenter un diagnostic et ses hypothèses de solutions. Des expériences réalisées ailleurs seront-elles exposées pour alimenter le débat ?

Une concertation efficace demande un temps de maturation, surtout en matière de stationnement où chacun se sent spécialiste. Or le projet municipal nous a semblé centré sur le mode de gestion des futures dispositions.

La Ville de Cachan a pris les décisions essentielles pour être conforme à la loi. Prenons le temps du débat, progressons pas à pas avec les Cachanais, examinons plusieurs projets.

Cachan Ensemble a travaillé ce sujet complexe et sensible et étudié les systèmes des villes environnantes. Nous portons des propositions (http://cachan-ensemble.fr/) pour contribuer à la réussite de ce projet : celle-ci dépendra fortement de l’adhésion des Cachanais.

 


Cachan Ensemble, citoyens avant tout

Tribune de février 2018

En 2017, les partis politiques traditionnels ont vécu un rejet massif de l’électorat au profit de l’émergence de nouvelles formes d’organisation politique. L’une de celles-ci, structurée par le nouveau président de la République, en a tiré profit en concentrant sur elle tous les pouvoirs issus du système de la Ve République.

Les anciens et les nouveaux partis, mouvements et clubs diffèrent par leurs visions européennes, économiques et sociales.

Pendant ce temps l’extrême-droite continue d’avancer en Europe et le néo-libéralisme prospère : luttons contre la peur de l’autre et le pouvoir de l’argent !

Face à ce marasme des anciens « grands partis » et à la confusion politique entretenue par Emmanuel Macron, notre collectif citoyen Cachan Ensemble poursuit ses actions fédératrices guidées par des valeurs bien ancrées : défense des solidarités et des biens communs du vivre ensemble, soutien à une gestion locale et une relation au plus proche des habitants.

Actifs au sein du Conseil municipal, nous privilégions aussi la rotation des élus pour permettre au plus grand nombre de citoyens de notre liste de se former à cette expérience démocratique.

Nous souhaitons la bienvenue à Catherine Busson, nouvellement élue qui porte ce renouveau au sein du groupe. Nous remercions Marianne Jaouen pour son engagement depuis l’origine de cette aventure collective.

Le monde bouge ? Pas sans nous !

Le monde change ? Alors chiche, continuons à agir localement pour que la démocratie participative et l’écologie triomphent : une part de budget participatif, l’aménagement concerté de la RD920, du centre-ville, du site de l’ENS, une politique culturelle en débat …

 

Démoulé à chaud n°4

Démoulé à chaud ! C’est le titre de ce court billet qui suit les séances du Conseil municipal de notre ville. Une manière de humer l’atmosphère en quelques touches impressionnistes, sans parti pris d’exhaustivité, mais avec le parti résolu de vous informer et de vous faire sourire.

Revenons donc à chaud sur la séance du Conseil municipal de ce jeudi 25 janvier 2018. Conseil portant sur le débat d’orientation budgétaire. Question de point de vue !

Avec vue :

Ce Conseil est de nouveau marqué par un fort absentéisme dans les rangs de la majorité. Il faut bien dire que ce ne doit pas être motivant d’être simple conseiller, sans voix au chapitre. En tout cas l’opposition (la droite) et l’alternative citoyenne (ça c’est nous) sont présents !

Point positif, dans le public nous avons du coup une vue dégagée pour ne rien perdre des postures dans la travée des maires adjoints, c’est toujours instructif !

Pas vue :

Suite à la démission de Marianne Jaouen – M. le Maire l’affublant du patronyme de « Janot » (ndr : conseillère démissionnaire du PC) ou de  celui de « Jaoui » (ndr : sans doute la comédienne et réalisatrice b ien connue) -, Cachan Ensemble siégera exceptionnellement à 3.

Catherine Busson va prochainement être appelée à siéger et rejoindre notre groupe. Cette militante très impliquée dans le tissu associatif et le logement social va poursuivre son engagement sur ce nouveau terrain.  En attendant elle est dans le public avec nous.

Convergence de vue :

Le débat d’orientation budgétaire (DOB) aura au moins permis un alignement de vue sur les méfaits de la politique du gouvernement. Les communes sont progressivement mises sous tutelle avec un plafonnement de leurs dépenses (+1,2% en 2018) et une détermination de leurs ressources par l’État (dotations, suppression de la Taxe d’habitation…). Un véritable attentat contre la démocratie locale et une remise en cause des services publics de proximité !

Tous les groupes politiques y vont de leur tirade sur la politique nationale…il faut bien avouer qu’aucun ne porte la politique du gouvernement ou n’a soutenu Macron, alors l’exercice est facile.

Les citoyens feront la part des choses entre ceux qui ont toujours porté cette contestation  et ceux pour lesquels elle est une posture nouvelle.

Myopie :

En revanche quand il s’agit de revenir au local, la vision de près fait défaut à la plupart des orateurs.

En définitive, seules deux forces portent une vision des questions financières locales : la municipalité qui porte son bilan (toujours très rose) et Cachan Ensemble qui consacre plus de 2/3 de son intervention au sujet.

Pour les autres ce sera rien ou pas grand chose, oscillant du  » tout va très bien Mme La Marquise » (partis de la majorité) à « je sais rien mais je dirai tout » (droite)….

Strabisme :

…il faut bien avouer qu’en 3 prises de paroles, la droite  aura réussi à ne rien évoquer de local et à digresser entre un cours d’économie et une analyse politique des résultats électoraux 2017. Cela devient une habitude et n’est pas très sérieux, il faudrait tout de même étudier vos dossiers (ndr : je dis ça, je dis rien, en fait nous ne sommes pas pressés de vous voir progresser) !

Au passage : trois interventions, trois hommes. Les femmes auront-elles la parole avant la fin de la mandature dans ce groupe ?

Bien Vue :

Cachan  Ensemble aura une fois de plus permis d’ouvrir un débat dans cette présentation convenue avec deux sujets phare : Le maintien des services publics locaux et l’adaptation de la politique d’investissement aux capacités de notre ville.

N’en déplaise au Maire, la question n’est pas sur le principe de l’emprunt (inutile de rappeler que rien n’est possible sans, chacun le sait) mais son volume (et là l’explication « les taux sont bas, endettons-nous » parait un peu courte) .

La solution réside dans la participation citoyenne pour que les décisions de dépense soient prises collectivement et en transparence. Le contexte l’exige !

A revoir :

Cachan Ensemble a constaté l’absence des crédits prévus sur 2017-2019 pour le projet de ferme pédagogique. Retrait ou report d’un projet difficile à équilibrer en fonctionnement comme nous l’avions fait valoir , voire transfert au Territoire Grand-Orly-Seine-Bièvre ? Pas de réponse en séance mais nous relancerons lors de la présentation du budget 2018.

Rendez-vous donc en mars pour le budget qui doit traduire pour 2018 les engagements financiers de la Ville.

Stéphane Rabuel, co-président de DNV

(Les propos de ce billet n’engagent que son auteur)

Ceci n’est pas une tribune

… et ceci n’est pas une pipe (d’après Magritte)

Tribune de janvier 2018

Texte paru dans Cachan Le Mag de janvier 2018

Nous avions préparé une tribune de nouvelle année.
Nous la remplaçons par le message qui suit.

Vendredi 22 décembre, une heure avant la limite de remise des tribunes, nous avons été informés que celle-ci était décalée au jeudi 28 afin de permettre à la majorité municipale de finaliser en 14 pages un « bilan de mi-mandat », à la place du dossier central habituellement de 6 pages, les autres groupes politiques restant cantonnés à leur malheureux quart de page habituel.

En ne publiant pas le texte prévu, nous entendons protester publiquement contre cette politique du fait accompli et cette confiscation de l’information par la majorité municipale. Nous avons immédiatement saisi le préfet du Val-de-Marne de cette entorse au droit d’expression des élus minoritaires.

Nous refusons tout aussi catégoriquement d’inscrire notre part du suivi de bilan dans une tribune remaniée en urgence et maintenue dans son format habituel. Nous ne serons pas l’alouette dans ce pâté de mauvais cheval !

Dans le même temps, la mairie n’est, une fois de plus, pas en mesure de trouver une salle pour notre réception de début d’année. Bizarre ? Non, malheureusement habituel !

Nous nous réunirons néanmoins le 13 janvier pour fêter la nouvelle année !

Nous vous souhaitons à toutes et à tous une très belle année 2018.

Retrouvez notre tribune initiale de janvier et toutes nos actualités.