Intervention de Thierry Didier au conseil municipal du 8-04-2018

Mesdames, Messieurs, chers collègues

Il y a juste quatre ans, dans les mêmes circonstances nous, Cachan Ensemble, avions déclaré :

« Nous sommes fiers de la campagne que nous avons conduite, du programme que nous avons porté et de la mobilisation citoyenne que nous avons suscitée. Nous sommes fiers d’être élus et voulons par nos propositions être utiles aux Cachanais. C’est pour nous une responsabilité que nous prenons très à cœur »

Nous n’imaginions pas à l’époque, (on peut faire de la politique et être naïf), l’absence abyssale de dialogue entre la majorité municipale et les oppositions qui a marqué les premières années de la mandature. A peine une exception pour l’inscription du droit d’interpellation dans le règlement intérieur. Quant à son application effective le moment venu, elle a tourné à la mascarade.

Nous n’imaginions pas l’âpreté de certaines prises à partie, qui nous a conduits plusieurs fois à manifester notre mécontentement par courrier.

Depuis septembre 2017, nous avons constaté et apprécié une évolution sensible de l’attitude de la majorité à notre égard autour de plusieurs vœux présentés par la majorité municipale ou par notre groupe et adoptés par le Conseil municipal.

Nous avons constaté une meilleure écoute, une réelle concertation qui s’amorce sur la politique de stationnement

Les deux années qui restent de cette mandature doivent être mise à profit pour mettre en œuvre des processus de concertation, de codécision. Les sujets ne manquent pas :

  • Évolution majeure du quartier de la gare d’Arcueil Cachan,

  • Évolution du site de l’ENS avec ses conséquences éventuelles sur l’ilot Vatier,

  • Restructuration de la RD920.

Nous savons la difficulté à mobiliser les habitants des quartiers en « politique de la ville », nous savons les efforts financiers consentis vers VALOPHIS : nous soutenons ces politiques et notre collectif y participe dans la mesure de ses moyens. Pendant les deux ans à venir ces politiques doivent être approfondies, des moyens originaux et nouveaux doivent être mis en œuvre pour que tout le monde, y compris ceux qui sont dans de grandes difficultés de vie, participent à la vie de la cité et en respectent les règles : ateliers de co-formation habitants/élus, schéma ambitieux de mixité sociale dans les différents quartiers, dans les écoles, régie de quartier….

Les enjeux environnementaux sont vitaux les deux ans à venir doivent donner les bases de l’exemplarité de Cachan en cette matière, d’une affirmation d’une politique énergétique, au maintien de la biodiversité en ville et à la mise en place de politiques pour favoriser l’usage de modes actifs.

Deux ans ne suffiront pas, il faudra bien une mandature de plus.

2017 a vu un séisme politique, les grands partis de gouvernement ont tous subi une défaite aux élections législatives.

Un collectif qui se transforme en parti a émergé. Ni à gauche ni à droite mais, soi-disant, tout en même temps, qui détruit le logement social, casse le code du travail, se lance dans des manœuvres à la SNCF qui à terme permettront de privatiser ce service public.

L’opposition de gauche est incarnée par la France insoumise, un autre collectif émergent. Et localement, la mouvance citoyenne et écologiste a conforté ses positions.

2020 approche. Pour Cachan nous savons déjà ce que nous ne voulons pas.

  • Ni la droite : comme à L’Haÿ-les-Roses et Villejuif

  • Ni la République en Marche qui a commencé ses grandes manœuvres et dont on peut se demander quelle va être sa conception des services publics locaux dans la cadre de la politique de l’État.

Les problèmes qui vont se poser s’apparentent à la quadrature du cercle. Avec des ressources réduites et un encadrement des dépenses, il faudra conduire une politique de défense des solidarités.

De baisse de dotation en transferts de charges et de compétences, quelles seront les marges de manœuvre de la commune ?

Comment faudra-t-il faire pour maitriser le budget de fonctionnement et aider la vie associative, entretenir et améliorer les patrimoines et réduire la dette. Travailler sur l’urbanisme alors que la compétence est partie au territoire, comme la culture, le logement social.

Sur toutes ces questions, pour que nos concitoyens les moins favorisés ne soient pas une fois de plus laissés de côté, nous devrons prendre toutes nos responsabilités et assumer nos engagements pour défendre les services publics locaux, pour plus de solidarité, de transparence de participation citoyenne et d’écologie.

C’est dans la fidélité aux engagements pris, dans le respect des électeurs de 2014, que le groupe présente à nouveau ma candidature à l’élection du maire.

Je conclus comme en 2014 :

« Chers collègues, vous pourrez compter sur notre travail, notre sérieux et notre liberté pour contribuer au débat démocratique local et œuvrer vers plus de citoyenneté, de solidarité et d’écologie. »

Au nom de Cachan Ensemble, je vous remercie pour votre attention.

3 Questions à Marianne Jaouen

Marianne, à l’heure de quitter les rangs du conseil municipal, quel bilan tires-tu de tes 3 années et demi de mandat ?

Je suis fière du bilan de notre Groupe . En 3 années nous avons démontré qu’un groupe n’appartenant pas à la majorité municipale, et donc ne disposant pas de toute l’information et de l’appui des services, peut conduire un travail sérieux, documenté et cohérent. Malgré la frustration qui est le lot des opposants, nous avons pu obtenir des résultats comme le vote du dernier vœu en faveur de la régie publique de l’eau par exemple, proposé par Cachan Ensemble et approuvé par la majorité municipale. Cachan Ensemble est une voix crédible et audible.

Je retiens aussi la difficulté de mener notre travail d’élu au sein d’un groupe minoritaire au sein du Conseil municipal de Cachan. Notre action sur les questions environnementales est utile mais le chemin est encore long pour atteindre l’excellence dans notre ville.

Alors pourquoi quittes-tu cette aventure avant la fin ?

D’abord je ne quitte pas Cachan Ensemble, je démissionne de mon mandat de conseillère.Cette décision est en accord avec mes convictions sur l’intérêt de permettre à d’autres d’acquérir une expérience politique.

Ce n’est pas une surprise car j’avais annoncé ce principe politique avant même d’être élue. Ainsi Cachan Ensemble a assuré à mi-mandat une rotation de la moitié de ses conseillers municipaux.

Justement, tu es une militante, comment vas-tu te réinvestir ?

Mon engagement municipal et politique est comme chacun sait tourné vers l’écologie  et la prise en compte des citoyens dans les décisions politiques. Je crois avant tout que l’intelligence collective bonifie les projets. J’ai en permanence porté des positions pour que ces idées avancent ici et maintenant dans notre ville.

Cachan a le terreau pour devenir une expérience de ville écologiquement responsable en favorisant les initiatives citoyennes. Je souhaite maintenant m’investir plus concrètement dans le mouvement associatif. Je travaille aussi sur la qualité environnementale dans les constructions et les projets d’aménagement et j’aimerais apporter mes compétences sur ce sujet.

Merci Marianne, et donc à tout bientôt !

Merci Gérard

Gérard Najman

« je démissionne du Conseil Municipal

mais je reste militant au sein de

Décidons Notre Ville et de Cachan Ensemble »

Prise de parole au conseil Municipal du 28 septembre 2017

Monsieur le Maire, chers collègues, chers Cachanais présents dans cette salle, chers fonctionnaires municipaux.

Ce soir était ma dernière séance, séance de Conseil municipal, pas séance de cinéma, encore que parfois il est difficile de faire un distinguo entre les deux.

Dans les jours qui viennent, je vais adresser ma lettre de démission à Monsieur le Maire comme le prescrit la loi.

J’ai néanmoins souhaité vous dire quelques mots en guise d’adieu à cette assemblée.

Tout d’abord, je démissionne sain de corps et d’esprit, de mon plein gré, sans aucune obligation autre que celle de mon engagement citoyen : avoir fait mon temps depuis juin 1995, première fois où j’ai siégé comme conseiller municipal, et laisser la place au suivant sur notre liste Cachan Ensemble pour s’exprime la diversité politique de notre collectif qui réunit des personnes issues d’un mouvement citoyen, de 3 partis politiques, ou sans appartenance politique, et permettre à d’autres membres de notre liste de siéger.

Je reste militant au sein de Décidons Notre Ville et de Cachan Ensemble.

Toutes les séances du Conseil municipal sont préparées collectivement par les élus et un groupe de soutien qui réunit toutes les sensibilités politiques, depuis l’analyse des dossiers et des délibérations aux prises de parole. Celui ou celle qui intervient est le porte-parole du collectif. ‘’Un pour tous, tous pour un’’, vous connaissez cette célèbre formule. Celui qui va me succéder au sein de cette assemblée a participé assidûment au groupe de soutien. Il ne faut pas vous attendre à une révolution dans notre mode de faire.

Notre travail collectif se traduit, cela ne vous aura pas échappé, dans les tribunes : en phase avec le fonctionnement du collectif, nous avons choisi de ne pas scinder notre groupe pour bénéficier de multiples tribunes comme l’ont fait les deux autres listes qui se sont présentées aux élections municipales. Une tribune unique, discutée, rabotée au dam de certains (pas toujours les mêmes) pour rester dans le format imposé.

Après cette séquence au cours de laquelle j’ai évoqué le collectif, je souhaite revenir de manière plus personnelle sur le parcours qui m’a mené au Conseil municipal, avec l’exercice de responsabilités tant dans une minorité politique que dans la majorité.

Ce fut une expérience passionnante, enrichissante que personne dans cette assemblée n’a eu l’opportunité de vivre.

J’ai essayé de reconstituer les différents éléments du puzzle qui ont conduit à ce parcours. Je ne vais pas être exhaustif, rassurez-vous.

Mon premier contact avec l’urbanisme et la participation citoyenne date de fin 1970.

Je suis alors élève ingénieur en 3e année de Centrale. J’assiste à une conférence de Robert de Caumont, à l’époque conseiller général divers gauche du Calvados et fonctionnaire au Commissariat au Plan.

Le sujet : les Groupes d’Action Municipale, les GAM. C’est certainement ce qui a déclenché en moi cette volonté d’engagement vers l’autogestion et la participation des citoyens aux décisions.

Robert de Caumont est devenu maire PS de Briançon en 1983. Je viens de découvrir qu’il est mort le mois dernier.

Mon premier contact avec le monde associatif date de 1973.

J’habite Paris. Pour reprendre la pratique du volley ball, j’adhère au club omnisport FSGT, la Fédération Sportive et Gymnique du Travail, du XIe arrondissement : l’Entente Sportive et Culturelle du XIe. En 1975, le président me propose de prendre des responsabilités au sein de la section volley ball : la trésorerie. En 1977, j’en deviens le président jusqu’à mon départ en 1982.

Mon premier contact avec le maire de Cachan date de juillet 1979

A l’époque je m’apprête à quitter Paris pour la proche banlieue sud. Je travaille à Bagneux, au CODRA, société de conseil à la décision et à la réalisation en aménagement. Des élus, j’en rencontre souvent dans mon activité professionnelle.

Le CODRA est une société autogérée. Tous les salariés en sont actionnaires.

Avant de signer la promesse d’achat de notre maison à Cachan, je souhaite rencontrer le maire de la commune. Jacques Carat m’accorde un rendez-vous assez rapidement et consacre une heure de son temps à répondre à mes questions qui ont trait à sa vision de l’évolution urbaine de Cachan et à sa politique d’acquisitions foncières notamment. Propos très explicites, dont j’ai vérifié la réalité par la suite.

Nous nous installons à Cachan en janvier 1980. Notre fils ainé est admis à la crèche départementale Albert Camus à la Plaine : en 1982, je connais ma première expérience de vie locale avec la disparition programmée du jardin d’enfants qui est une belle réussite. Avec d’autres parents, nous créons une association pour défendre, améliorer et développer le service public de la crèche. J’en suis le président.

Premier contact avec le conseiller général du canton de Cachan, Jacques Carat, qui m’introduit auprès de son collègue du Conseil général en charge de la petite enfance. Nous obtiendrons le report d’une année de cette fermeture.

Ma deuxième expérience date de 1982 également.

Passant chaque jour à la double intersection des rues Marx Dormoy-Président Wilson et Marcel Bonnet pour me rendre à mon bureau, je peste contre la durée d’attente à ce carrefour. Le fonctionnement du cycle de feux me paraît inapproprié. La circulation fait partie de mon métier.

Je prends rendez-vous avec le Directeur des Services Techniques de la ville, Monsieur Grellier que je reverrai avec un plaisir partagé au fil des années, y compris après sa retraite, et lui propose de mettre en place des comptages de véhicules aux heures de pointe : je fournirai les bordereaux à remplir, j’assurerai la formation du personnel communal, j‘analyserai les résultats et ferai des propositions de modifications.

A l’occasion des réunions de travail, je rencontre le secrétaire général, Hervé Hocquard, son adjointe, Dominique Barjou, et le chef de cabinet du maire, Jean-Pierre Dubern.

Mes préconisations sur l’organisation du cycle de feux seront mises en place et les Cachanais n’observeront plus de bouchons rue Marx Dormoy.

Au cours d’une des réunions de travail, j’évoque l’absence de desserte du Coteau par les transports publics. Vient l’idée d’une navette municipale. Avec Dominique Barjou, nous imaginons sur plan un itinéraire et nous allons le reconnaître ensemble chrono en main pour simuler les temps de parcours et voir si le circuit est jouable avec un seul véhicule.

La navette municipale verra le jour en 1988.

Pour la petite histoire, début 1983, afin de me remercier, Jean-Pierre Dubern (directeur de cabinet du maire) m’invite à déjeuner à l’Ondine. Je décline sa proposition compte tenu de mes voyages professionnels.

Occasion manquée pour figurer sur la liste de Jacques Carat aux élections municipales de mars 1983 ? Peut-être.

En guise de remerciement, Hervé Hocquard me dédicace un livre dont il est le co-auteur avec Pierre Zémor, adjoint au maire de Cachan : ‘’La commune mise à jour’’, rédigé après la première loi de décentralisation de mars 1982.

Jacques Carat m’adresse une lettre de remerciements en soulignant ‘’l’importance de l’engagement bénévole de citoyens pour leur commune’’.

Lors des élections municipales de mars 1989, mon épouse, active au sein de la FCPE, est sur la liste de Décidons Notre Ville. A l’époque mes activités professionnelles me conduisent à être très souvent aux Etats Unis et en Asie. Entre deux voyages, elle me parle des membres de cette liste. Au soir des élections municipales, je fais leur connaissance et décide dans la foulée d’adhérer à DNV. J’y trouve ce que j’avais retenu des GAM.

En juin, après 6 années passés dans une entreprise industrielle, j’aspire à changer : j’entre dans le groupe Via Transport (maintenant Kéolis). Mon activité va être focalisée sur la France et je vais être beaucoup plus présent. Mon entrée à DNV devient plus concrète.

Je participe au groupe de préparation des Conseils municipaux et vient très assidûment soutenir, avec d’autres, notre unique élu de l’assemblée : Marcel Breillot, puis, pendant le reste de la mandature 1989-1995, Françoise Ballanger, puis Marie-Madeleine Coinchot, puis Marcel Ricard, puisque le principe politique de DNV est, en l’absence de participation à la majorité municipale, de mettre en place sur la mandature de 6 ans une rotation du conseiller municipal sur 4 périodes de 18 mois.

Fin 1989, la ZAC du Coteau surgit dans le domaine public. Avec d’autres habitants nous décidons début 1990 de créer une association de quartier pour nous poser en interlocuteur de la mairie pour les projets concernant le quartier. J’en suis le président. Es qualité, je serai amené à participer à des réunions de travail ou d’information avec Jacques Carat.

Viennent ensuite mes années de responsabilités au sein de Décidons Notre Ville.

J’en deviens président en novembre 1994 et je suis élu tête de liste pour les municipales de juin 1995.

Au 1er tour la liste dépasse les 10% des votants. Après l’échec des négociations d’entre deux tours, DNV maintient sa liste au second tour.

Je deviens conseiller municipal dans les mêmes conditions que lors de la mandature précédente, c’est à dire pour 18 mois.

En 1998, Jean-Yves Le Bouillonnec devient maire de Cachan.

En 1999, il fait deux ouvertures vers DNV, l’une à l’occasion de la révision du Plan d’Occupation des Sols, l’autre lors de la création de la Communauté d’Agglomération du Val de Bièvre : je n’entre pas dans les détails, ce n’est pas le moment.

Cette ouverture politique a été l’occasion de riches débats au sein de DNV dans les années 1999-2000 qui ont précédé les élections municipales de mars 2001.

En tant que président, j’en ai été un acteur engagé pour bien instruire la proposition qui nous était faite : former une seule liste de gauche pour le 1er tour.

Une très grande satisfaction : celle de voir, à l’issue de ces débats, cette proposition adoptée à la presque unanimité malgré la culture politique de DNV qui incitait à se compter au 1er tour pour peser. Cette liste d’union sera la ‘’liste de gauche plurielle et citoyenne’’.

La suite est plus connue : DNV fait partie de la majorité municipale avec un maire-adjoint et un conseiller municipal délégué.

Monsieur le Maire me délègue le domaine des affaires scolaires et périscolaires et la restauration scolaire.

Un mandat, puis un deuxième, passionnants et prenants avec la découverte de deux mondes que je ne connaissais pas ou que très peu : les services communaux et l’Éducation nationale.

Les services communaux : je regrette qu’aucun représentant ou représentante du service scolaire ne soit présent ce soir : cela m’aurait permis d‘exprimer en public ma gratitude pour leur professionnalisme et leur engagement pour la qualité de service offert aux Cachanais.

Mais je l’ai déjà exprimé directement aux intéressés en 2014 à l’issue de mon mandat de maire-adjoint.

J’adresse mes remerciements aux fonctionnaires municipaux présents ce soir.

Je veux évoquer le point d’orgue que fut l’éviction des squatteurs de la résidence du CROUS en août 2006 et leur accueil dans le gymnase Belle Image.

Point d’orgue parce que ce fut un grand moment de solidarité, parce que cette sortie de crise se fit par le haut. Il m’est arrivé à l’époque d’entendre à l’occasion d’une nouvelle rencontre ‘’Ah, vous êtes de Cachan. Cachan, il s’est passé quelque chose de très difficile avec des gens expulsés, mais ça s’est bien terminé, sans violence, dans la dignité.’’

Enfin, oui enfin, je veux évoquer à l’occasion de mon départ le souvenir de Jacques Carat.

Jacques Carat, qui, dans la première année de mon premier mandat de maire-adjoint, me demandait lorsque nous nous croisions à l’occasion d’une manifestation si je me sentais bien au sein de l’équipe municipale, si j’étais content de mes responsabilités de maire-adjoint. Je lui disais que oui, que c’était une belle expérience.

Je vais terminer en vous lisant les quelques mots qu’il m’a écrits dans ce même livre ‘’La commune mise à jour’’ qui m’avait été offert 20 ans plus tôt :

‘’Merci de cette occasion de vous féliciter pour votre participation à l’action municipale. Elle est précieuse et j’y ai appris beaucoup de choses à travers les idées et les propositions que vous défendiez quand j’étais Maire de cette commune. Avec mon très cordial souvenir.  » (Jacques Carat)

Merci à toutes et à tous.

Orientations budgétaires côté cour et côté jardin

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Tribune de mars 2017

Le débat annuel d’orientations budgétaires était à l’ordre du jour du dernier Conseil municipal. Avec la loi NOTRe, la documentation obligatoire s’est enrichie en 2017 : les députés nous auront permis d’obtenir une partie des informations budgétaires que nous demandions sans relâche.

Nous avons participé activement au débat en livrant notre vision des (dés)équilibres de notre commune :

  • Moins de dotations d’État ? Côté cour, la majorité se flatte de maintenir les services et de ne pas augmenter les impôts. Côté jardin, Cachan Ensemble affirme que le déséquilibre des comptes apparu en 2015 et 2016 entame les réserves de la Ville et ne permettra pas de tenir ses engagements dans la durée.
  • Politique d’investissement ? Côté cour, la majorité poursuit un programme conséquent (école du Coteau, ferme pédagogique, esplanade du nouveau théâtre…). Côté jardin, Cachan Ensemble souhaite en savoir plus sur certains équipements et leur impact ultérieur en termes de coûts de fonctionnement.
  • Désendettement de la ville ? Côté cour, la majorité affiche une réduction de 1 M€ de la dette ? Côté jardin, Cachan Ensemble note que ce désendettement est un effet d’affichage permis par une recette exceptionnelle de 2 M€ liée à la reprise par Cachan Habitat de la SAIEM, l’autre bailleur social de Cachan.

Qui peut croire qu’il serait possible de, tout à la fois, gagner moins et dépenser autant, continuer à investir à rythme soutenu et se désendetter ?

La question que nous posons dérange, mais nous ne nous résignerons jamais à laisser la place aux présentations et interventions convenues sur ces questions qui engagent notre avenir local.

Urbanisme à Cachan : ne pas confondre vitesse et précipitation

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Communiqué de presse du 19 février 2016

Depuis le vote du PLU en 2010, Cachan vit au rythme effréné des chantiers et des immeubles qui poussent comme des champignons. Notamment le quartier Cousté-Dolet, dernier témoignage de l’histoire des blanchisseries de Cachan, quartier de la mixité sociale, quartier de petites entreprises en activité, quartier d’artistes, quartier au milieu duquel coule une rivière, la Bièvre à jamais enfouie, est devenu en quelques années le paradis des promoteurs immobiliers.

Le dernier projet immobilier de la majorité municipale est situé au cœur du centre ville historique, à la croisée de son « cardo maximus » (l’axe pivot nord-sud) la rue Cousté que va emprunter la promenade inter-quartier venant de la place Jacques Carat en direction des Vignes du Coteau, et de son « decumanus » est-ouest, la rue Guichard, piétonne et commerçante.

Le 10 février, la présentation de son projet ficelé par le promoteur immobilier a suscité une importante mobilisation des habitants en comité de quartier.

Leurs questions ? Les circulations douces, la nature des commerces et une réflexion sur une nouvelle organisation des activités économiques, les aménagements des rives de Bièvre avec un développement de la biodiversité, le devenir d’un des derniers séchoirs …

Le lendemain, les élus municipaux étaient saisis d’une délibération permettant la cession de terrains publics au promoteur. Les élus de Cachan Ensemble ont demandé le retrait de la délibération pour laisser le temps du dialogue, la concertation étant rappelée par Monsieur le Maire dans son dernier édito municipal, « la participation des habitants dans la vie de la cité est un élément constitutif de la vie démocratique et du bien vivre ensemble« .

En Conseil municipal le 18 février, violent refus du Maire, hélas !

L’objectif municipal est clair : nous n’avons pas le temps, « il nous faut construire 160 logements par an« . C’est faux, précisent les élus de Cachan Ensemble : en ne construisant aucun logement cette année, l’année prochaine et en 2018, nous serions encore dans l’objectif de 160 logements par an avec les logements déjà construits depuis 2010 ainsi que le montre le bilan du Plan Local de l’Habitat.

Donc rien ne justifie une telle précipitation à privatiser une espace public. Une précipitation qui rend la délibération fragile. Les élus de Cachan Ensemble contesteront cette décision au contrôle de légalité. Il faut laisser le temps et ouvrir la concertation avec les habitants et commerçants.

Cachan Ensemble souhaite en effet que le comité de quartier puisse organiser une enquête et concevoir ensuite un cahier de préconisations fondé sur un projet d’art de vivre avec des lieux de rencontres, cahier qui alimentera la définition d’un parti d’aménagement de cette croisée.


Pour plus d’infos :

Modification du PLU – refus de vote !

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Conseil municipal du 17 décembre 2015
Intervention de Gérard Najman sur la délibération n°10
Modification du PLU

Présentation de la délibération par le Maire

Dans la présentation de la délibération et des conclusions du commissaire enquêteur, le Maire rappelle que la modification concerne exclusivement la zone UH et qu’il est fondamental de délibérer avant le 31 décembre car au 1er janvier 2016 les PLU ne seront plus de la compétence des communes, mais des territoires créés dans le cadre de la Métropole du Grand Paris.
La Métropole aura d’ailleurs la compétence du SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale).
Rien ne doit donc fragiliser la délibération de ce soir. La base sur laquelle s’appuie le PLU est le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable).
En l’espace de quelques mois, il était impossible de lancer des modifications du PLU sur d’autres sites que la zone UH, alors que rien ne le justifiait.

Intervention de Gérard Najman au nom du groupe Cachan Ensemble

Monsieur le Maire, chers collègues

Nous avons bien compris de l’exposé de Monsieur le Maire que cette modification du PLU va permettre d’édifier la gare et de développer le quartier environnant dans des conditions plus satisfaisantes, y compris pour les habitants.

Le rapport du commissaire enquêteur est, comme la fois précédente, très consensuel, pour ne pas dire insipide. Il ne voit de problème nulle part dans Cachan.

Pouvons nous juste faire remarquer que c’est sur la base d’un tel rapport que le Conseil municipal avait adopté le PLU qui a finalement été partiellement annulé par le juge suite à un recours du collectif Cachan Cadre de Vie.

Mais revenons à notre sujet :

1/ Notre groupe est tenté de ne pas participer au vote de ce soir

En effet, le commissaire enquêteur, le même qu’en 2010, a jugé la contribution de Cachan Ensemble en partie hors sujet, enfin, hors du sujet que Monsieur le Maire a défini. De ce point de vue, il lui était donc inutile de répondre à un certain nombre de constatations et de contradictions avec des documents contractuels qu’il cite d’ailleurs dans son rapport.

Chers collègues, le jugement du tribunal administratif invalidant le règlement de la zone UH obligeait certes à le modifier : il n’interdisait pas de toiletter le PLU sur d’autres quartiers de Cachan.
Nous en avions le temps l’on n’avait pas attendu mai 2015 pour lancer cette modification, avec la volonté d’aboutir avant le 1er janvier 2016 qui voit la création de la Métropole du Grand Paris.
Le jugement du Tribunal administratif date de mai 2013. Toutes les données ou à peu près étaient connues, y compris la demande des habitants du quartier de bénéficier d’une seconde entrée de la gare.

Chers collègues, le Code de l’Urbanisme autorise le maire d’une commune à lancer une modification du PLU par un simple décret. Il ne lui interdit pas d’organiser un débat municipal sur le bilan de l’application du PLU et sur le champ de cette modification avant de formuler son décret.

Le Projet d’Aménagement et de Développement Durable n’a été contesté par personne : il était donc possible de mener sur cette base une démarche globale sur la ville de bilan de l’application du règlement du PLU et de proposer des mesures correctives pour donner une base plus solide à l’instruction des demandes de permis de construire.

Cela aurait été fort utile pour arrêter les contorsions que nous observons, de loin certes, quant à l’instruction des demandes de permis pour certaines opérations immobilières. Regardons par exemple ce qui se passe sur le Coteau le long de la rue Gabriel Péri, voie à appelée à se développer avec l’arrivée de la gare IGR de la future ligne 15. Nous dressons ici un simple constat sans porter de jugement.

  • – Deux opérations avec Cogedim jugées trop massives et provoquant des difficultés de stationnement croissantes,
  • – Une troisième opération avec Akérys dont le permis de construire a été attaqué par des riverains,
  • – Une quatrième opération avec Cogedim dont le permis de construire est vraisemblablement en passe d’être attaqué au tribunal administratif, si ce n’est déjà fait.
  • – Une cinquième opération dont on peut penser que la demande de permis de construire respectait le règlement du PLU mais que vous avez refusée car de votre point de vue inappropriée à cet endroit, à proximité immédiate de la Cité des Artistes, si j’ai bien entendu la directrice de cabinet lors d’une réunion publique. Dès lors, pourquoi le règlement n’avait-il pas intégré cet enjeu ?

Cela fait beaucoup. Ces habitants sont des égoïstes qui n’ont aucun sens de l’intérêt public, nous direz-vous.

Permettez moi, Monsieur le Maire, de vous rappeler que lorsque la Ville a voulu bâtir l’immeuble du 36-40 de la rue des Saussaies, certes au pied de l’immeuble Courbet, mais au coeur du secteur pavillonnaire Frettes-Sablons, votre prédécesseur Monsieur Carat a su contacter l’association des riverains du Coteau et discuter des points d’achoppement éventuels de cette opération. Le seul point soulevé était celui de l’organisation du stationnement rue des Saussaies. La question a été traitée, et bien traitée avec l’effort de tous ceux qui étaient concernés. Et vous y participiez, sauf erreur de ma part.
Ni l’association, ni un collectif d’habitants n’ont exercé le moindre recours vis à vis de ce projet municipal, alors que bien évidemment certains habitants s’inquiétaient de la présence dans le quartier d’un nouvel immeuble de logements sociaux.

Pour en revenir à l’actualité, nous trouvons anormal que les habitants doivent compter sur un maire avisé, conseillé par un architecte-urbaniste ayant des idées saines, pour éviter qu’un projet immobilier n’utilise pleinement la constructibilité autorisée par une réglementation trop permissive par rapport à l’environnement bâti et paysager.
Si la réglementation ne peut tout prévoir, elle peut néanmoins limiter les cas complexes à traiter.

Le Conseil municipal n’a pas été consulté sur le lancement de cette modification du PLU et son étendue. La loi impose de délibérer sur cette modification du PLU.
Compte tenu de ce que nous avons exposé dans notre contribution à l’enquête publique et et devant notre assemblée ce soir, la tentation de notre groupe est de ne pas prendre part à ce vote.

2/ Mais nous avons estimé que cette posture constituait une forme de résignation à laquelle nous ne pouvons nous résoudre, par ambition pour notre ville et son développement.

En effet, dans la seconde partie de notre contribution à l’enquête publique, nous avons fait un certain nombre de propositions pour la prise en compte des enjeux climatiques dans les constructions, des cheminements doux et de la place de la nature en ville pour éviter les ilots de chaleur.
Nous notons que le commissaire enquêteur n’évoque nulle part dans son rapport les critères environnementaux que nous avons évoqués. Bien pire, les mot « environnement », « écologie », « énergie » sont introuvables.

Monsieur le Maire, lors de la discussion sur le voeu pour la COP21, vous avez souligné « le rôle des collectivités territoriales dans les politiques de lutte contre le changement climatique » et réaffirmé « l’engagement de la Ville de Cachan dans la transition écologique, énergétique et le développement durable ». Pour donner corps à ces préoccupations communes, notre groupe a une proposition à formuler ce soir pour amender la délibération qui nous est proposée.

Nous rappelons aux élus déjà présents lors de la précédente mandature et informons les nouveaux élus qu’en décembre 2010, lors du vote sur l’adoption du PLU, Décidons Notre Ville et EELV avaient présenté quatre amendements :

1. Création d’au moins un éco-quartier,
2. Favoriser une mutation urbaine harmonieuse, essentiellement pour l’ilot Vatier,
3. Aller vers une meilleure protection du patrimoine architectural et paysager en prenant en compte dans les documents graphiques la base Mérimée, abstraction faite des constructions privées dont les propriétaires ne donnent pas leur accord, et les sentiers piétonniers et circulations douces,
4. Accompagner la densification d’exigences environnementales.

Pour des raisons formelles et de calendrier, Monsieur le Maire nous avait dit à l’époque qu’il n’était pas possible d’en délibérer pour une question de délai de dépôt de tels amendements. Nous savons maintenant que c’est inexact, nous l’avons vu lors de la discussion du règlement intérieur voilà un an. Mais Monsieur le Maire a apporté publiquement une réponse positive pour les amendements 1, 3 et 4.
Sur la foi de cet engagement public, les élus des deux groupes ont voté positivement pour l’adoption du PLU.

Malheureusement, aucun des trois amendements acceptés n’a reçu la moindre concrétisation :

  • – Aucun éco-quartier n’a été envisagé,
  • – Aucune évolution n’a eu lieu pour la prise en compte du patrimoine architectural et paysager, il suffit de regarder l’évolution du quartier Cousté-Dolet,
  • – Le cahier de recommandations environnementales adopté par le Conseil municipal ne constitue qu’un simple guide qui ne contient aucune exigence. Il ne trouve aucune traduction dans la nouvelle réglementation qu’il est demandé d’adopter : cela constitue l’autre partie de la contribution de Cachan Ensemble à l’enquête publique.

Nous savons donc par expérience que les engagements oraux n’engagent que ceux qui les reçoivent et que la confiance de DNV et EELV a été à cet égard trahie.

Depuis le vote d’approbation du PLU de décembre 2010, une charte des EcoQuartiers a vu le jour en novembre 2012.

Pour nos collègues qui n’ont pas encore eu l’occasion de lire cette charte et pour reprendre la formulation de la délibération de la CAVB, celle-ci s’articule autour de 20 engagements qui recouvrent 4 dimensions :

  • – démarche et processus (faisabilité, pilotage et gouvernance, approche en coût global, prise en compte des usagers et des gestionnaires, évaluation),
  • – cadre de vie et usages (densification maîtrisée, mixité sociale et intergénérationnelle, limitation des nuisances, qualité architecturale et urbaine, patrimoine et identité locale),
  • – développement territorial (développement économique local, mixité fonctionnelle, limitation de la consommation de matériaux et ressources d’énergie fossile, mobilités douces et transport collectif, transition numérique),
  • – préservation des risques et adaptation aux changements climatiques (prévention des risques, sobriété énergétique et énergies renouvelables, valorisation et recyclage des déchets, gestion qualitative et économe de l’eau, défense de la biodiversité).

Le Conseil de la Communauté d’Agglomération du Val de Bièvre vient d’approuver lundi soir la signature de cette charte dans l’optique de labelliser 3 opérations d’urbanisme d’une ampleur comparable à celle de la transformation du quartier de la future gare de la ligne 15.

Le groupe Cachan Ensemble propose que la Ville de Cachan signe la charte des EcoQuartiers pour cette opération et inscrive cette volonté dans la délibération qui nous est proposée par un amendement qui consiste à ajouter :

  • Dans les considérants de la délibération :
    « CONSIDERANT l’objectif de labelliser le futur quartier de la gare en EcoQuartier, »
  • Dans les articles de la délibération :
    « ARTICLE 5 : Dit que l’application du nouveau règlement issu de la modification du PLU s’appuiera sur la Charte des EcoQuartiers. »
  • Dans le préambule du règlement de la zone UH :
    « La mutation de ce secteur proche de la gare se conformera aux engagements de la charte des EcoQuartiers. »

Monsieur le Maire, nous vous demandons donc de mettre aux voix de notre Assemblée délibérante cet amendement. Il ne modifie en rien les caractéristiques spatiales de cette zone UH. Il inscrit par un engagement écrit la mutation du quartier de la gare dans des objectifs environnementaux en cohérence avec les accords de la COP21.

Notre vote sera fonction de votre décision de soumettre cet amendement au Conseil municipal et de son adoption ou pas.

En réponse, le Maire indique qu’il ne faut pas mélanger le réglementaire (le PLU) et l’opérationnel (une charte) : pour cette raison il ne souhaite pas que l’on amende la délibération car il existe un risque de fragilité juridique. Il propose que l’on travaille sur cette charte des EcoQuartiers et que l’on prépare une délibération pour un prochain Conseil municipal.
Si toutefois le groupe Cachan Ensemble souhaite maintenir sa demande d’amendement, le vote du Conseil va se faire en séance.

Le groupe Cachan Ensemble remercie le Maire pour sa proposition de travail sur cette Charte.
Nous ne sommes pas des juristes. Nous notons simplement que certaines communes ont annexé des prescriptions environnementales à leur PLU. Nous ne souhaitons pas mettre en danger juridique une délibération. Nous en resterons donc à cette délibération sur le PLU et acceptons votre proposition de participation au travail préliminaire à une future délibération, par exemple dans le cadre de la commission d’urbanisme.

En conséquence, ainsi nous l’avons annoncé, nous n’allons pas prendre part au vote de cette délibération.

Budget primitif 2015 : Cachan Ensemble propose…

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Nous pensons que cette année le vote du budget primitif est très particulier.

La baisse de l’ordre de 13% de la DGF, les coûts que la commune doit assumer pour les rythmes scolaires, le coût des acquisitions foncières commencent à peser très fortement sur la collectivité au point de compromettre à terme les politiques sociales et environnementales que le budget 2015 préserve encore.

Lire l’intégralité de  l’intervention de Cachan Ensemble

Des budgets participatifs à Cachan, pour quoi faire ?

jaiuneidee_sqLors du débat d’Orientation Budgétaire du 12 février 2015, Cachan Ensemble a proposé la mise en place de budget participatif pour la ville de Cachan. Nous n’avons pas eu de réponse à notre proposition …

Un budget participatif, c’est quoi ?

Initié à Porto Alegre en 1989, ces initiatives se sont multipliées partout dans le monde.
Ces nouvelles méthodes de participation permettent de renforcer la démocratie de proximité. Plusieurs objectifs sont poursuivis :

– réorienter les ressources publiques pour répondre au mieux au besoin des habitants,
– créer de nouvelles relations entre municipalités et citoyens,
– reconstruire le lien social dans nos villes et nos quartiers
– inventer une nouvelle culture démocratique.

Dans notre système municipal actuel, ultra majoritaire, un vote donne les pleins pouvoirs à une même équipe pendant six années. Pour notre part, nous attendons un contrat de confiance renouvelé. Par cette méthode, c’est l’assurance que chaque euro sera utilement dépensé et répondra à une véritable demande sociale.

Un budget participatif permet l’émergence de projets portés par des associations, des habitants, des collectifs, notamment pour des actions dédiés à la solidarité, au lien social, à l’écologie et au cadre de vie pour vivre mieux ensemble.

Zoom sur le budget participatif de la ville de Paris

Initié en 2014 par la majorité Socialistes-Écologistes de la Ville de Paris, plus de 5000 idées ont été proposées par les Parisiens sur 5% du budget total de la ville. En 2015, la démarche a été étendue à 30% du budget d’investissement des Mairies d’arrondissement qui le souhaitaient, pour des initiatives concernant désormais les équipements de proximité en plus de l’espace public.

Les thématiques les plus souvent présentes dans ces propositions sont les suivantes :
agriculture urbaine, application numérique, embellissement de murs et façades, équipement sportif, mobilier urbain, piste cyclable, espaces piétons, petite ceinture, recyclage

Un bel exemple de démocratie, bien éloignée des méthodes démocratiques de Cachan et pourtant juste de l’autre côté du périphérique….

Plus d’infos sur le budget participatif de Paris : https://budgetparticipatif.paris.fr/bp/
Les 5115 propositions : https://idee.paris.fr/budget-participatif

Entre stupeur et ennui …

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Le dernier Conseil municipal s’est tenu le 12 février 2015.

Notons au passage que le Maire a décidé de réduire le rythme des séances du Conseil municipal : tous les deux mois seulement. Est-ce une manière de limiter le débat démocratique sur notre commune et de taire l’expression des élus, comme on le constate avec la suppression des tribunes des groupes politiques dans Cachan municipal sous prétexte d’élections départementales ? Toutes les autres villes avoisinantes les ont maintenues.

Fait notable (et nouveau) : l’UMP était en grande forme pour ce Conseil avec en ouverture une intervention qui dénonce le renouvellement d’une convention de location d’un local de la ville pour une association cultuelle musulmane. Un amalgame nauséabond avec les attentats terroristes de janvier dernier … Stupeur dans les rangs du Conseil, la lepénisation des esprits est en marche !

Un quart d’heure de perdu avec en prime une balle perdue pour le Directeur général des services auquel il est reproché de fournir des informations aux élus.

Le Débat d’Orientations Budgétaires (DOB) peut (enfin) commencer.
C’est un rendez vous essentiel pour la vie d’une commune. Dans l’idéal, son objectif est double :

  • – fixer le cadre financier d’élaboration du budget primitif afin d’apprécier les marges de manœuvre ;
  • – définir les priorités de l’actions municipale (investissements prioritaires, amélioration des services).

La première adjointe au maire, en tant qu’adjointe déléguée aux Finances, présente un document très général, sans mise en perspectives financières pour les prochaines années et avec seulement une page et demie d’orientations budgétaires pour Cachan.

Pour rester dans cette mauvaise tonalité, l’UMP nous gratifie de deux interventions marathon. Ennui garanti, même s’il faut rester vigilant car certains propos flirtent avec les extrêmes.

Les trois interventions de Cachan Ensemble se portent sur :

  1. la politique d’austérité du gouvernement (lire l’intervention de Gérard Najman),
  2. la faiblesse du DOB et les mauvaises perspectives financières pour la ville (lire l’intervention de Thierry Didier),
  3. et notre demande d’une politique urbaine ambitieuse avec l’écologie au cœur des orientations municipales (lire l’intervention de Marianne Jaouen).

Sur les autres points à l’ordre du jour, un sujet important : l’approbation du Schéma d’aménagement de gestion de la Bièvre et des projets de réouverture. Une occasion de poser des questions pour savoir ce qui est envisagé dans la ZAC Desmoulins, dans le quartier Cousté-Dolet et dans le jardin du Vallon. Nous demandons comment seront financés ces travaux et à quel horizon ?

Les réponses ne sont pas toujours claires mais nous comprenons que la renaturation n’a pas les faveurs du maire qui les trouve inadaptées en milieu urbain.

Sur différentes communes, des cafés citoyens ont été organisés pour parler des réouvertures comme à l’Haÿ les Roses, Arcueil, Gentilly et Fresnes. Nous voulons savoir si cela sera envisagé sur Cachan. Nous attendons toujours la réponse à cette heure … ça doit vouloir dire non !

Une bonne nouvelle ? Nous avons salué la création d’un lieu d’accueil enfants-parents. Pas besoin de longs discours quand les projets sont bons ! Voilà de quoi finir sur une touche positive.

La séance est levée à 23h30 après la présentation du vœu que nous avons déposé pour protester contre l’austérité imposée par l’État. Ce vœu est renvoyé en commission pour débat, conformément au règlement intérieur du Conseil (lire le texte du vœu). A suivre.

Rendez-vous le 9 avril 2015
pour le prochain Conseil municipal qui sera saisi du budget primitif.
Encore un gros morceau.
Citoyens, venez nombreux !

La mairie de Cachan crée un périmètre d’étude sur l’îlot Vatier : Cachan Ensemble a voté contre

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Le Conseil municipal a délibéré le 18 décembre 2014 sur la création d’un périmètre d’étude sur l’îlot Vatier.
Cet article développe l’intervention faite par Gérard Najman au nom du groupe Cachan Ensemble.

Deux précisions importantes
  1. Où est donc situé l’îlot Vatier ?
    L’îlot Vatier est un lotissement qui comprend une trentaine de pavillons et se situe au sud du quartier Desmoulins, entre le rond point qui marque l’entrée du…..
    lire la suite
  2. Un périmètre d’étude, qu’est-ce que c’est ?
    La raison d’être juridique d’un périmètre d’étude est de geler pendant 10 ans la constructibilité dans la zone délimitée en permettant au maire d’opposer…..
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Quels sont les enjeux ?
  1. Enjeu sur le plan urbanistique
    Nous nous étonnons d’abord que l’on mette en exergue un ilot d’aussi faibles dimensions situé à plus d’un kilomètre de la gare du Grand Paris Express….
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  2. Enjeu budgétaire et financier
    L’institution de ce périmètre d’étude va entraîner pour les finances de la Ville un investissement global à terme de l’ordre de 12 à 15 millions d’euros, soit environ 30% de son endettement actuel,….
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  3. Enjeu de la durée de la transformation de l’îlot
    Créer ce périmètre d’étude, c’est bloquer des améliorations de l’habitat, puisque l’objectif est de ne pas renchérir les coûts d’acquisition par la collectivité avant destruction,….
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  4. Enjeu de la mixité sociale
    Les considérants de la délibération municipale ont mis en exergue les exigences de mixité sociale : c’est un point important pour le groupe Cachan Ensemble.
    C’est un principe que nous avons porté pendant la campagne des élections municipales et que nous continuons de soutenir…..
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L’absence de concertation avec les habitants

Pour le moment, des familles habitent ces maisons de l’ilot Vatier. Elles ont des cycles de vie qui nécessitent la transformation de leur logement….
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D’autres outils juridiques existent

Quand le maire de l’époque, Jacques Carat, a programmé la rénovation du centre-ville puis l’aménagement d’une partie du Coteau, il a institué des Zones d’Aménagement Différé (ZAD) avec des Coefficients d’Occupation du Sol (COS) très faibles….
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En conclusion

En séance du Conseil municipal :

  1. Nous avons regretté que l’esquisse du projet d’aménagement n’ait pas été présentée aux élus dans le cadre de la commission municipale d’urbanisme.
  2. Nous avons regretté que cette esquisse ne soit pas resituée dans le contexte de l’évolution de notre commune où l’essentiel se passe ailleurs, surtout quand on se targue de faire de la « stratégie » pour un « projet d’urbanisme ».
  3. Nous avons regretté qu’avant de décider de cette mesure, les élus municipaux n’aient eu aucune donnée actualisée sur la réalisation à Cachan du Plan Local de l’Habitat et aucune perspective chiffrée sur la forte incidence du développement du quartier de la future gare d’Arcueil-Cachan.
  4. Nous avons dénoncé une fois de plus l’absence de concertation avec les habitants du quartier, et plus largement avec l’ensemble des Cachanais.
  5. Nous avons exposé nos vues pour que chaque élu saisisse bien la portée de son vote individuel, tant l’information fournie est indigente.
  6. Nous avons voté contre cette délibération qui, pendant dix ans, va, sans justification, geler toute opération d’amélioration pour les habitants.