Démoulé à chaud n°9 !

Démoulé à chaud ! C’est le titre de ce court billet qui suit les sorties du Conseil Municipal de notre ville. Une manière de humer l’atmosphère en quelques touches impressionnistes, sans parti pris d’exhaustivité, mais avec le parti résolu de vous informer et de vous faire sourire.

Revenons donc à chaud sur la séance du Conseil municipal de ce jeudi 8 novembre 2018 : A table !

Tour de table

Beaucoup de chaises vides autour de la table du conseil : beaucoup de conseillers excusés dans la majorité, pas mal de pouvoirs donnés aussi chez Les républicains (du moins une fois que le porteur en retard finira par arriver) … il nous semble même qu’une conseillère est pointée absente (ndr pas excusée et sans pouvoir donné à un autre conseiller)…  comme à toute les séances depuis son installation.

Coté Cachan Ensemble, 3 conseillers présents et une excusée (on t’embrasse Sandrine, à très bientôt). Dans le public aussi Cachan Ensemble fait bonne figure, comme toujours … même s’il vas falloir se serrer pour avoir chaud dans la salle d’honneur de notre marie en travaux.

C’est parti !

Table de calcul

Le Conseil débute avec une décision budgétaire modificative, la seconde DBM de l’année. La section d’investissement est modifiée pour accueillir les produits des cessions de biens immobiliers.

Cachan Ensemble sera une fois encore le seul groupe à faire part d’une position argumentée sur ce sujet. Avec une grande constance, Thierry Didier rappelle que notre groupe  s’est opposé aux préemptions tous azimuts et note que la majorité se rend à nos arguments. (lire l’intervention de Cachan Ensemble)

Il est vrai qu’après avoir été une chambre d’enregistrement des préemptions en début de mandat, le conseil traite presque exclusivement des cessions. Malgré cette inflexion, la ville peine pourtant à de désendetter.

Table rase ?

L’ilot Vatier sera le fil rouge de ce conseil puisque, hormis la DBM, ce pâté de maisons donne lieu à la revente des pavillons préemptés par la ville il y a pourtant si peu de temps.

Cachan Ensemble rappelle sa position constante pour maintenir ce tissu pavillonnaire favorable à la mixité sociale. Thierry Didier note aussi que la municipalité partage (enfin) nos analyses sur les limites financières de la politique foncière.

Notre conseiller engage la ville à assurer cependant toute la transparence requise pour ces ventes et à rester très vigilante puisque le PLU n’est pas (pas encore) revu pour interdire la construction d’immeuble à cet endroit.

A Table !

La séance a permis d’adopter et de valider la marché d’achats de denrées dans les cantines. Le nouveau marché privilégie les circuits courts et les produits Bio. La Maire rappelle l’action à entreprendre pour lutter contre le gaspillage, autre sujet à notre portée.

Catherine Busson note pour Cachan ensemble l’avancée réalisée, la clarté de la formulation des clauses et l’engagement de la ville . Elle demande que les aliments bio et responsables soient signalés sur les menus et que l’information soit bien prise en compte pas les commissions de choix des menus.

Ça avance, bonne nouvelle pour nos enfants et pour la planète.

Renverser la table

Le Conseil examine un vœu (lire le voeu) sur la mise en péril des finances locales par la politique du gouvernement.

Cachan Ensemble s’y associe d’autant plus que notre groupe s’oppose depuis toujours à la réduction de l’autonomie financière des communes, politique constante conduite par tous les gouvernements depuis 2010.

Nous nous réjouissons donc de faire l’unanimité désormais sur cette question … du moins à gauche.

Table de marbre

Le Conseil vote également un vœu pour que Mme Vaillant-Couturier soit portée au Panthéon. Cachan approuve ce vœu (lire le voeu).  A cette femme de gauche, la patrie reconnaissante !

Bon il est temps de sortir de cette salle froide comme une tombe. Rendez vous pour le conseil municipal de décembre !

Stéphane Rabuel, co-président de DNV

(Les propos de ce billet n’engagent que son auteur)

Démoulé à chaud n°8 !

Démoulé à chaud ! C’est le titre de ce court billet qui suit les sorties du Conseil Municipal de notre ville. Une manière de humer l’atmosphère en quelques touches impressionnistes, sans parti pris d’exhaustivité, mais avec le parti résolu de vous informer et de vous faire sourire.

Revenons donc à chaud sur la séance du Conseil municipal de ce jeudi 20 septembre 2018. Pour cette séance, le numérique est à l’honneur !

Tablettes

Ce conseil municipal permet aux conseillers d’étrenner leur tablette flambante neuve. Enfin presque tous, nous avons bien noté ceux qui n’ont pas encore pris livraison ou le pli du nouvel outil, mais nous tairons les noms.

Bon,  arrêtons de dauber et saluons cette avancée qui permet d’éviter les impressions papier et permet aux membres du conseil d’accéder plus vite aux dossiers de séance lorsqu’ils sont disponibles.

Dans le public, nous restons « in real life » … mais bien présents, en particulier les sympathisants de Cachan Ensemble.

C’est parti !

Dématérialisés !

Le numérique produit ses premiers effets … un nombre important d’absents ce jeudi, dont plusieurs maires adjoints. Non le CM n’est pas accessible en streaming ou sur un Replay quelconque !

La majorité municipale fait jouer le banc ce qui permet d’entendre quelques conseillers en supplétifs.

La droite non plus n’est pas au complet, ce qui permet aux femmes  d’être (enfin) majoritaires. Pour autant nous n’aurons pas le plaisir de les entendre, les 2 groupes de droite ne prendront pas la parole pendant cette séance ! Encore un effet du numérique ?

Ubérisation

Le Conseil se prononce sur le montant des taxes de séjours dans les résidences hôtelières et de tourisme. Le barème est complet (jusqu’au camping dont nous avons recherché vainement une trace sur googlemap dès notre retour à la maison) même si l’enjeu pour Cachan est faible pour l’heure.

Une occasion néanmoins pour Cachan Ensemble de pointer les risques de la location en direct entre particuliers, tant en termes d’évasion fiscale que de réduction de l’offre de logements.

A suivre avec vigilance car le grand-Paris va rendre Cachan attractive pour l’hébergement de loisir.

Campus 3.0

La séance a permis d’adopter des délibérations très techniques sur l’avenir des terrains de l’ENS. Après la convention Etat-EPFIF-Ville, le cadre juridique se complète et traduit les négociations, ouvrant la voie aux réalisations concrètes de logement, d’espaces publics et d’équipements collectifs.

Une occasion pour Cachan Ensemble de saluer l’engagement de la ville pour maintenir la vocation estudiantine du lieu. Et de souligner aussi l’opportunité offerte de désenclaver les quartiers et de rétablir une continuité de communication à travers un futur campus ouvert.

Connectés avec les migrants

En fin de séance, la Maire rappelle la réquisition du gymnase Jess Owens pour accueillir provisoirement des migrants. Elle salue l’implication des cachanais-es pour apporter une assistance et des aides à l’association en charge. La réquisition va prendre fin le 24 septembre et les migrants seront transférés à Saint-Maur, de nouveau pour un temps très court.

Cachan Ensemble salue le parti pris de la municipalité d’impliquer les populations et acteurs locaux, ce qui n’avait pas été le cas en 2016 dans des circonstances identiques. Même s’il est regrettable que ces installations mobiles et précaires ne permettent pas un travail en profondeur et des accueils pérennes comme cela avait été envisagé en 2015.

Déjà geek !

En premier bilan (pas nécessairement objectif, j’en conviens) de cette séance avec tablette, le rédacteur constate que la séance s’est achevée à peine après 22h00. Faut-il y voir une efficacité numérique ou un ordre du jour assez « light » ?

En outre les prises de prises de parole ont été peu nombreuses. efficacité numérique ou absence du conseiller trublion de LR (ce qui nous a évité quelques hors pistes comptables ou scabreux sur l’avancement des personnels) ?

Je me hasarde à imaginer les conseillers en ados geek, absorbés dans la lecture de leurs messages et vidéos à la table du repas familial silencieux !

Allez, j’arrête là, et rendez vous pour le conseil municipal de novembre !

Stéphane Rabuel, co-président de DNV

(Les propos de ce billet n’engagent que son auteur)

Démoulé à chaud n°7 !

Démoulé à chaud ! C’est le titre de ce court billet qui suit les sorties du Conseil Municipal de notre ville. Une manière de humer l’atmosphère en quelques touches impressionnistes, sans parti pris d’exhaustivité, mais avec le parti résolu de vous informer et de vous faire sourire.

Revenons donc à chaud sur la séance du Conseil municipal de ce jeudi 28 juin 2018. Pour cette séance très financière, le compte est bon (ou pas) !

Comptez-vous

L’assemblée est clairsemée en cette séance de début d’été. Ça sent les vacances, surtout à droite (2 conseillers sur 5). Pas mal de trous dans les rangs de la majorité municipale mais une ambiance visiblement plus détendue.

Dans le public Cachan Ensemble est majoritaire de manière écrasante. Bravo aux courageux qui ont bravé l’atmosphère tropicalisée de la salle de conseil (et répondu à l’appel du rédacteur – voir « Démoulé » n°6).

C’est parti !

Comptes et mécomptes

Le Conseil examine le compte administratif puis le compte de gestion. Derrière ce dernier exercice s’esquisse l’exécution budgétaire 2017.

Avec la réduction des dotations d’État, continue depuis 2012, la ville peine à équilibrer ses dépenses de fonctionnement tout en maintenant le taux d’imposition constant. Encore notre ville n’est-elle pas affectée par la dotation de solidarité urbaine. Comment pourra-t-on maintenir les services publics lorsque la municipalité n’aura plus la latitude de l’imposition après la suppression de la taxe d’habitation ? (à noter, il faudra que je pose la question aux affidés de LREM à l’occasion, il faut qu’ils s’expliquent).

Décompte

Cachan Ensemble note que le compte de gestion affiche de nouveau un déficit de fonctionnement (1,1M€).  Les efforts pour contenir les dépenses et maintenir le niveau de service sont annulés par la réduction des dotations. Et le niveau de déficit se stabilise à ce niveau de 1M€.

La comptabilité publique amenant à additionner dans le résultat de l’année le report à nouveau (les excédents ds années passées, en fait avant 2014), l’affichage reste positif. Mais à moins de 3 M€, le niveau de réserve couvre à peine plus de 2 années de déficit.

En clair il est possible d’achever la mandature sans changer de pied, mais la prochaine municipalité n’aura plus aucune marge de manœuvre (ndr : relire utilement les interventions de Cachan Ensemble lors de la prise de fonction de notre nouvelle maire et du vote du budget 2018).

Compte de campagne

Bon, après cette longue rétrospective sur 2017,  il est temps de revenir en 2018. Ça tombe bien, le Conseil examine une décision budgétaire modificative.

D’un montant mineur, et intervenant très tôt dans l’année, ce vote est un moyen d’afficher les intention de la nouvelle municipalité : souligner la bonne tenue de s recettes fiscales et de subvention (+200k€) , officialiser le lancement de l’étude sur la participation citoyenne dont les crédits de consultants sont votés (100k€) et  marquer l’intention de réduire le recours à l’emprunt (-100k€).

Cachan Ensemble note cette intention et pour la première fois depuis 2014 ne vote pas contre la proposition de la municipalité. La Maire et son 1er adjoint confirment la volonté politique (ouf, nous n’étions pas à côté de la plaque) et saluent l’abstention positive de Cachan Ensemble (y a pas de quoi, la participation citoyenne, c’est notre dada).

Bon, le budget étant un acte de prévision,  il va falloir confirmer ces belles intentions dans la mise en œuvre ! Une certitude, la campagne municipale de 2020 a déjà débuté !

Compteurs (linky et gazpar)

Dominique Lanoe présente au nom de Cachan Ensemble un vœu (lire le vœu)sur les compteurs dits intelligents. L’objectif est que la municipalité rappelle les droits des citoyens trop souvent foulés au pied par des entreprises anciennement publiques en charge d’un service public.

Ce n’est pas ce genre d’exemple qui nous fera cesser de rabâcher que la régie directe évite le mélange des genres

Toutes les composantes de la majorité municipale ont contribué à la finalisation de ce texte. Le vœu est adopté à l’unanimité (merci).

Compte (à rebours) postal

La Poste remet le couvert à La Plaine. Repoussée par la mobilisation des habitants en 2017 (exprimée par la pétition initiée par Cachan Ensemble), la fermeture complète et définitive du bureau de La Poste est de nouveau

La majorité municipale a présenté un vœu (lire le vœu) . Cachan Ensemble s’y est pleinement associé.

La Maire a informé le conseil qu’elle avait reçu la sollicitation d’un avis officiel, comme la procédure le prévoit en cas de projet de fermeture. Elle émettra un avis négatif bien sûr, mais la fermeture est « en marche » (tiens, il faudra aussi que je demande aux « marcheurs » cachanais ce qu’ils en pensent, je ne me souviens pas de les avoir entendu sur ce sujet non plus).

Cachan Ensemble s’inquiète de la période estivale (correspondant à des réductions d’horaires d’ouverture voire à une fermeture complète en août),  propice à baisser le rideau pour ne plus le relever. Nous prendrons l’initiative d’une mobilisation particulière pour cette période sensible afin que le quartier ne soit pas privé d’un service public essentiel pour les habitants et pour l’animation commerciale.

A suivre de près dans les prochaines semaines !

Très bel été, et rendez vous en septembre pour le conseil municipal de rentrée !

Stéphane Rabuel, co-président de DNV

(Les propos de ce billet n’engagent que son auteur)

RD920, la fin de la concertation ?

La concertation a été prévue sur une période qui s’étend du 26 mars au 11 mai 2018, avec une réunion publique par commune concernée. A Cachan, celle-ci a eu lieu le 3 mai 2018.

Faut-il clore la concertation le 11 mai ?

Quand vous lirez cet article, la concertation sera terminée. Le 11 mai 2018, c’est un délai bien trop court pour un projet qui va prendre encore 3 ans avant les commandes et encore 3 ans de travaux pour se terminer au mieux en 2024 !

Pendant la réunion publique à Cachan, le représentant du conseil départemental des Hauts de Seine a dit que l’on peut aller au-delà, mais qu’il fallait respecter les dates prévues… Bref, un pas en avant, un pas en arrière, nous n’avons pas bougé.

Des associations ont déjà fait des propositions vous trouverez ci-dessous quelques liens :

Un collectif d’associations « Vélo Banlieue Sud » a écrit aux présidents des conseils généraux des Hauts de Seine et du Val de Marne pour leur faire part de critiques et proposer des améliorations du projet : Communiqué et Analyse technique.

L’enquête d’utilité publique aura lieu en 2019, ce qui nous laisse le temps de travailler pour infléchir ce projet dans le sens d’une ville durable, plus agréable à vivre, offrant de meilleures solutions de transport pour tout le monde.

Les études d’avant-projet qui vont débuter à la mi-2018 doivent prendre en compte les remarques convergentes des associations de cyclistes, des usagers des transports en commun et des communes concernées.

Les élus de Cachan Ensemble demandent que la concertation soit prolongée d’un délai raisonnable.

La maire de Cachan a proposé qu’une rencontre soit organisée autour « des plans ouverts sur la table », entre les acteurs du projet et les deux comités de quartiers qui bordent la RD920. Les élus de Cachan Ensemble soutiennent cette demande.

Exprimez vous en écrivant à :
– L’adresse de la concertation : mobilites.cd92@hauts –de-seine.fr
– L’adresse de Cachan Ensemble : cachan2014@gmail.com

________________
La presse en parle :
94 citoyens – 7 mai 2018
https://94.citoyens.com/2018/velos-usagers-transports-veulent-place-rd920,07-05-2018.html
Le Parisien – 3 mai 2018
http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/de-montrouge-a-bourg-la-reine-la-future-rd-920-fera-t-elle-de-la-place-aux-bus-et-aux-velos-03-05-2018-7696830.php

RD920, questions posées par le projet

La place des bus et le lien avec les transports lourds

Comme on peut facilement le constater sur les documents de la concertation, la place laissée aux bus est plus que réduite :

  • • un couloir central bidirectionnel sur quelques centaines de mètres entre l’avenue Carnot à Cachan et la rue de Verdun à Bagneux. Il a été dit que cette proposition anticipe un probable redirection des bus vers le terminus de la ligne 4 du métro à Bagneux. Rien n’est moins sur, d’autant que ni la RATP, ni Ile de France Mobilités (ex-STIF) ne se sont prononcés sur la question.
  • • un couloir réservé sur quelques centaines de mètres juste avant Paris.

Comment peut on imaginer que durant les vingt, trente ou quarante prochaines années, la part des bus sera aussi peu importante alors que tout le monde connaît les difficultés actuelles du RER B et que personne ne peut dire si le RER sera en mesure d’absorber les augmentations de fréquentation des transports en commun qui sont attendues dans les années à venir ?

La place des vélos

Les propositions de pistes cyclables sur trottoir semblent considérer le vélo comme un loisir ou éventuellement, un moyen de parcourir de courtes distances. Elles ne permettront pas d’accepter un flux important de cyclistes et vont créer rapidement des conflits avec les piétons, notamment dans toutes les zones très fréquentées comme les gares ou les commerces.

Les contre-allées cyclables n’offrent pas non plus la sécurité nécessaire car elles ne séparent pas les vélos de la circulation automobile. Ceux qui traversent Bourg-la-Reine à vélo en allant vers Paris s’en rendent compte immédiatement.

La part des vélos dans les déplacements est appelée à se développer car, pour certains usagers, le vélo représente une alternative plausible à l’automobile ou aux transports en commun. Encore faut-il que ces déplacements puissent se faire dans des conditions minimales de confort et de sécurité ! De ce point de vue, le projet est en contradiction avec le plan de déplacement urbain d’Île de France qui affiche clairement la RD920 comme un des axes structurants du réseau cyclable en Île de France en 2020 !

Alors que la largeur de la voie le permet, pourquoi le choix d’une solution cyclable large, continue et séparée de la circulation automobile et des piétons n’a-t-il pas été adopté ?

Les traversées piétonnes

Pour les piétons, la traversée de la RD920, dans les conditions actuelles, est toujours un exercice risqué. Les accidents y sont nombreux et ce sont souvent les piétons qui en sont les victimes.

La situation est particulièrement critique en deux endroits, la gare du RER Bagneux Pont Royal et le carrefour avec la rue Marcel Bonnet.

Le projet de réaménagement ne donne aucune indication précise sur les traversées piétonnes qui devraient être « plus confortables ».

la traversée à la gare RER – document de concertation

Comment rendre plus sûre la sortie du RER Bagneux ? Le souterrain qui n’est ni pratique ni très accueillant sera-t-il maintenu ? Si oui sera-t-il rendu plus accessible et plus « confortable » ? Comment sera aménagé le passage piéton en surface ? Comment sera garantie la réduction de vitesse des automobiles à cet endroit ?

De la même manière, comment sera aménagé le carrefour avec la rue Marcel Bonnet ? Comment les automobiles seront elles ralenties ?

Plus généralement, les limitations de vitesse n’ont pas été évoquées alors que l’on pourrait s’attendre à ce que les passages les plus dangereux soient limités à 30 km/h.

Le traitement de la rue en contrebas de la cité Jardins

Dans la partie Sud de Cachan, la RD920 borde la Cité Jardins sur une grande longueur. Située en contrebas, une voie dessert le bas de l’immeuble parallèle à la RD920.

La reprise de la voirie et du trottoir est une occasion de repenser les communications entre l’immeuble et l’avenue Aristide Briand. Ne pourrait-on pas en profiter pour créer des passages piétons plus faciles entre l’avenue et la voie en contrebas, afin de donner plus de visibilité aux commerces et de faciliter les déplacements à pied des habitants de la Cité ?

RD920, le projet de réaménagement de la partie nord proposé à la concertation

Le département des Hauts de Seine est en charge du projet de rénovation de la RD920.
Les travaux sont conduits du sud vers le nord. Débutés à Massy en 2010, ils ont concerné d’abord Antony et Bourg-la-Reine.
Cette tranche de travaux est en voie d’achèvement ; le projet entre Bourg-la-Reine et Paris / Porte d’Orléans est en phase de définition.

Voilà le calendrier d’ensemble :

En mai 2018 prend fin la phase de « concertation préalable ». C’est dire l’urgence à donner son avis et faire avancer les options que nous soutenons.

Quatre zones principales sont présentées dans ce projet. Toutes les informations communiquées au public sont consultables aux adresses suivantes :
http://www.hauts-de-seine.fr/cadre-de-vie/voirie/rd-920-nord/
http://www.hauts-de-seine.fr/fileadmin/PDF/Cadredevie/RD920/BONRD920-Concert-panneaux.pdf

Nous reprenons ci-dessous en résumé les coupes de la voirie extraites des documents de concertation.

De Bourg-la-Reine au RER Bagneux puis à l’avenue Carnot

Un trottoir de 3,65m à 4,35m et une piste cyclable en continuité de 1.50m, un espace de sécurité de 0,80m, puis une zone de stationnement de 2 m, deux voies de circulation automobile totalisant 6.25m et un terre-plein central arboré de 3 m.

De l’avenue Carnot à la rue de la gare

La différence principale par rapport à la coupe précédente réside dans la largeur des trottoirs, 2,15m d’un côté et 4,80m de l’autre, et surtout, une zone centrale réservée au bus de 7.6m.

Au-delà du carrefour de la Vache Noire

Les pistes cyclables et le stationnement sont inchangés. Les différences résident dans les trottoirs qui passent à 5 m, le terre-plein central réduit à 1m et surtout l’ajout d’une voie de circulation automobile en direction de Paris.

Avant l’entrée dans Paris

Sur une largeur totale de 49,70m, le projet prévoit de chaque côté une contre allée cyclable partagée avec les automobiles de 4m, et une zone de stationnement de 2m située de part et d’autre. Entre la contre-allée et les voies principales, d’un coté, un trottoir de 2m et un quai bus de 3m et de l’autre un trottoir de 1m et un couloir de bus, avec toujours trois voies de circulation automobile en direction de Paris et deux en direction de la province.

RD920, la rénovation effectuée à Antony et Bourg-la-Reine

Tout d’abord quelques illustrations provenant du conseil départemental des Hauts de Seine

Antony

Plus de photos : http://www.hauts-de-seine.fr/cadre-de-vie/voirie/rd-920-sud/les-travaux/travaux-antony-raymond-aron/

Bourg-la-Reine

Plus de photos : http://www.hauts-de-seine.fr/cadre-de-vie/voirie/rd-920-sud/les-travaux/travaux-bourg-la-reine/

De la concertation sur le projet de la partie déjà réalisée

En 2010, au moment de la concertation sur le projet Sud, l’Association des Usagers des Transports d’Ile de France a formulé des remarques critiques sur le projet.
En voici quelques extraits :

Sur les bus :
« Le projet pour le segment Antony – Bourg la Reine ignore presque totalement les autobus. Les objectifs du projet mentionnent bien que « …une meilleure accessibilité et circulation des transports en commun sont au centre du projet de requalification urbaine ». Mais les propositions sont quasi-inexistantes: en II.2 (p20), dans la rubrique «Intégration des transports en commun», on trouve simplement la proposition (que nous approuvons) de quais bus aux arrêts, et celle d’une voie en site propre sur une petite longueur, à Bourg-la-Reine »

Sur les itinéraires cyclables :
« Le projet présenté prévoit l’aménagement – indispensable – d’une partie du trajet. Il est insuffisant à deux titres :
– dans la traversée d’Antony, il n’y a pas continuité, et les cyclistes se voient imposer un long détour;
– les contre-allées, telles qu’elles sont prévues à Bourg-la-Reine, consomment beaucoup d’espace, et ne sont pas très bonnes pour les cyclistes qui devraient y supporter les manœuvres de stationnement, souvent imprévisibles, des automobilistes. Elles peuvent parfaitement être remplacées par des couloirs de bus élargis.
 »

Sur les véhicules automobiles :
« Il nous semble opportun que l’aménagement prévoie deux régimes de vitesse maximale. Une vitesse de 50 km/h pourrait être adoptée dans les parties les plus roulantes, comme au Sud du centre d’Antony et entre la Croix de Berny et le carrefour de la Libération, à Bourg-la-Reine. Par contre, les centres villes devraient être aménagées en zones 30. »

Les images de la réalisation du projet illustrent bien la non prise en compte de ces remarques :

  • • Pas de bus en site propre alors que la place existe avenue Raynond Aron (deux premières photos)
  • • Cohabitation compliquée piéton /vélo et voitures /vélos sur les deux dernières photos.

La concertation ne doit pas être un simple recueil d’avis qui n’ont pas d’impact réel sur le projet.
Nous voulons une véritable concertation sur le tracé Nord.

Démoulé à chaud n°6 !

Démoulé à chaud ! C’est le titre de ce court billet qui suit les sorties du Conseil Municipal de notre ville. Une manière de humer l’atmosphère en quelques touches impressionnistes, sans parti pris d’exhaustivité, mais avec le parti résolu de vous informer et de vous faire sourire.

Revenons donc à chaud sur la séance du Conseil municipal de ce jeudi 24 mai 2018. Pour cette 1ère séance de notre nouvelle maire, être ou ne pas être…

En être (ou pas)

Notre nouvelle maire ouvre son premier conseil municipal. Nouveau plan de table de la municipalité (faut s’habituer) et ambiance détendue. C’est parti !

Pas mal de chaises vides dans les rangs de la majorité municipale (y voir un signe ?) et surtout la nouvelle place de notre ex-maire, vide,  dans l’angle (gauche ou mort au choix du lecteur).

Dans le public les rangs sont clairsemés aussi. A signaler une délégation En Marche, bel et bien assise … à droite (tout un symbole non ?).  Quant à la droite, nous aurons l’occasion d’y revenir tellement elle s’est distinguée dans cette séance de Conseil (rarement en bien).

Le Groupe Cachan Ensemble est au complet, et le rédacteur un peu seul dans la salle (message à peine subliminale pour la prochaine fois, à bon entendeur…).

Peut-être ?

Le Conseil examine les délégations de la maire (en gros ce qu’elle peut faire sans délibération préalable du Conseil).

Le sujet est sensible pour Cachan Ensemble qui s’était opposé en 2014, puis de nouveau le 7 avril dernier, à ce que le périmètre de délégation soit un copier/coller du maximum autorisé par la loi. La démocratie vaut bien de discuter collectivement en Conseil et en transparence les décisions engageant la ville !

La majorité municipale a fait un pas vers la réduction du seuil pour les marchés publics (1,5M€ au lieu de 5M€) même si le cocktail des 27 articles laisse encore à notre sens des seuils inadaptés pour notre ville (emprunt jusque 10M€).

En tout cas un vent de dialogue et d’échange aura soufflé, plutôt bon signe ! Cachan Ensemble fait également un pas et Thierry Didier annonce notre abstention.

Être et néant

Dès le premier vote la droite montre toute l’étendue de sa division : 2 pour (UDI) , 2 contre (LR) et une abstention (LR).

Pendant toute cette séance, un des élus du groupe LR a poursuivi sa guérilla contre la maire entamée lors du conseil d’investiture d’avril et reposant sur des questions comptables et procédurales. Dans ces groupes où les femmes ne prennent jamais la parole,  je ne me souviens pas d’une seule expression sur le fond des sujets en 4 ans de mandature. Que veulent-ils  pour notre (leur) ville ?

Bon mais le rédacteur s’enflamme, après tout c’est leur problème…et aussi le désespoir de leurs soutiens dans les travées du public sans doute !

Savoir être

Le conseil valide ensuite la signature des baux pour le l’espace cultuel musulman et culturel de Cachan. Un dossier géré conformément à la loi de 1905 et qui permet l’installation d’un lieu décent et intégré dans la ville.

Cette délibération sera l’occasion d’une sortie (de piste) des représentants de droite (LR) qui ont examiné le dossier soit avec une lorgnette juridique (allant jusqu’aux stipulations du bail sur le ramonage) soit pire à travers un filtre ethnique les emmenant sur les pentes dangereuses de la discrimination religieuse ou raciale. Heureusement, un l’élu UDI de leur liste aura une intervention plus œcuménique…

Dominique Lanoe resitue le débat et rappelle le cadre légal. Il en profite pour rappeler le risque de revoir l’équilibre de la loi de concordat de 1905, la démarche aventureuse d’un Sarkozy lorsqu’il avait voulu la réformer ou les réactions à la maladresses d’un Macron sur ce même sujet.

Dans le public, fier d’être soutien du Groupe Cachan Ensemble dans ces moments là !

Être humain, être social

Le Conseil a entendu le rapport sur l’accessibilité des handicapés : ça avance, jamais assez vite bien sûr, mais des avancées concrètes, des petits riens qui changent tout…ne rien lâcher pour progresser toujours.

Le Conseil a également pris acte du rapport sur l’attribution des logements sociaux. Catherine Busson a rappelé les 2 chiffres clés : 1 833 demandes non satisfaites fin 2017, 119 attributions nouvelles seulement en 2017.

Une bonne occasion pour Cachan Ensemble de rappeler que notre groupe est favorable à la réalisation de logements sociaux sur l’ensemble du territoire communal et que nos élus ont voté l’ensemble des délibérations favorisant cet objectif :  convention avec l’EPFIF (30% de logement social), garanti des emprunts des bailleurs sociaux, rachat de logements…Un engagement de nos élus en Conseil municipal  et de Thierry Didier au conseil d’administration de Cachan Habitat.

Être et Avoir

Le film de la suppression des classes touche une foi de plus notre ville, avec des suppressions de classes à Carnot, Doumer et Belle-Image. Empêtré dans sa priorité de dédoubler les classes à 12 dans les quartiers en difficulté, l’éducation nationale ne fait plus face à ses obligations ailleurs et réduit les autres moyens : RASED, CIO, alourdissement des effectifs par classes hors zones prioritaires,…

Notre ville est pénalisée et le Conseil municipal adopte un vœu appelant à mettre en œuvre les moyens nécessaires à la réussite scolaire pour tous et à défendre des écoles de Cachan.

Adopté à l’unanimité, le vœu a été établi après un large échange entre les groupes politiques et une forte implication de Cachan Ensemble.

Bien être

Le rédacteur ne résiste pas à signaler le renouvellement de la convention pour la prévention bucco-dentaire.

Manière de finir avec un sujet léger car le prochain Conseil de juin sera consacré au compte administratif 2017. Sortez vos calculettes et rendez-vous le jeudi 28 juin à 20h30 !

Stéphane Rabuel, co-président de DNV

(Les propos de ce billet n’engagent que son auteur)

Démoulé à chaud (hors série spécial changement de Maire)

Démoulé à chaud ! C’est le titre de ce court billet qui suit les sorties du Conseil Municipal de notre ville. Une manière de humer l’atmosphère en quelques touches impressionnistes, sans parti pris d’exhaustivité, mais avec le parti résolu de vous informer et de vous faire sourire.

Revenons donc à chaud sur la séance du Conseil municipal de ce dimanche 8 avril 2018. Pour cette séance dominicale d’élection d’une nouvelle municipalité par le Conseil municipal, un cadre théâtral s’impose.

A guichet fermé:

Grand succès public pour cette séance. Il est vrai que l’intronisation en cours de mandat d’un adjoint par un maire sortant a été joué pour la dernière fois en 1998 dans notre ville.

Le tout Cachan se bouscule pour assister à cette cérémonie protocolaire, à tel point que la salle d’honneur de la mairie et la salle des pas perdus sont combles (ndr : c’est de cette salle que je vous commenterai une séance vécue en retransmission).

3 coups et s’en va :

La séance débute par l’allocution du Maire sortant, seul à la table de la municipalité (un symbole presque ). Beau discours, le talent sur ce plan ne fait pas de doute et l’expérience parle. Nous pouvons comprendre la fierté et l’émotion de l’homme. Une page se tourne.

Après le retrait du rôle titre, entre ensuite en scène le doyen d’âge, conseiller municipal de Les Républicains, pour conduire l’élection du Maire. Pas facile pour un figurant de tenir un solo sous la pleine lumière de la scène (un peu plus tard il faillira oublier la demande de prise de parole de son groupe … il aurait mieux fait au demeurant).

Acte (fort) 1 :

Sans surprise la majorité municipale annonce la candidature de la 1ère adjointe, Hélène de Comarmond.

Cachan Ensemble sera le seul groupe à présenter un candidat, Thierry Didier, tête de liste de 2014. Au nom de la continuité de notre engagement et de l’expression des minorités actives.

Hormis les prises de parole convenues des partis de la majorité (remerciements au maire sortant, magnificence de l’action de la majorité, allégeance à la première adjointe), Cachan Ensemble va poser une déclaration forte rappelant nos attentes et nos engagements   (lire l’intervention de Thierry Didier -> ici)

3 coups (bas)

J’allais oublier la droite qui s’est signalée en distillant 3 coups bas.

Premier coup bas en attaquant ad hominem, pardon ad mulierem, la candidate de la majorité dans des termes qui visaient à semer le doute sur sa compétence et sa probité. Décidément ce groupe doit avoir un problème avec les femmes (voir « démoulé à chaud » n°4)

2ème coup bas en ne présentant pas de candidat et en ne participant pas aux votes sur la municipalité. Nous pouvons comprendre l’abstention par vote blanc, pas la défection qui est la négation même du système républicain.

3ème coup bas, en déballant une suite d’arguties comptables totalement déplacées qui sont autant d’atteintes portées au service public et au personnel municipal (ils n’aiment pas les fonctionnaires non plus, on le savait).

Acte (fort) 2 :

Cachan se dote pour la première fois d’une maire. C’est un beau signe pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Il y aura pas mal d’années à passer pour atteindre une parité de temps de mandat…

H. de Comarmond rallie 25 voix sur 29 exprimées. Thierry Didier avec 4 voix  comme en 2014 m’a confié avec humour se réjouir de l’amélioration de son score en pourcentage rapporté au nombre de votants (merci à la droite et à l’absente de la majorité).

Toutes nos félicitations à la nouvelle édile qui annonce qu’elle démissionnera de sa fonction de vice-présidente du Conseil départemental pour ne pas cumuler de fonctions exécutives.

Acte (fort) 3 :

La nouvelle maire prend la parole à la suite de son élection. Les félicitations et les remerciements au maire sortant sont marqués, les signes à la majorité sont appuyés (même si un appel à l’élargir est posé).

Après l’hommage au passé (du côté cour), la maire fait des annonces pour la fin de mandature (du côté de notre jardin) :

  • la mise en place de budgets participatifs en 2019
  • l’ouverture d’une délégation (conseiller  délégué ?) chargée de la transition écologique et de l’économie circulaire
  • le renouvellement de la démocratie participative

Bon c’est comme toujours au théâtre un peu trop beau, il faudra voir dans la vraie vie la concrétisation de ces (belles) intentions et s’assurer de l’absence d’arrières pensées politiciennes.

Casting :

La suite de la réunion permet d’établir le casting des maires adjoints : 10 au total comme dans la municipalité précédente. Pas de remaniement d’ensemble, l’ajustement est à la marge :

  • Camille Vielhescaze devient 1er adjoint
  • Caroline Carlier rejoint les rangs de la municipalité.

A noter que le scrutin est à bulletin secret, le résultat à 25 pour / 5 blancs (4 conseillers de droite ne prenant pas part au vote, une conseillère de la majorité étant absente).

Reste à distribuer les rôles et les portefeuilles, même s’il faut noter que la mise en place de budgets participatifs se prêterait à ce que le nouveau premier adjoint puisse cumuler son portefeuille antérieur avec le budget de la ville.

Programme de complément :

Le Conseil a aussi délibéré sur les 24 délégations données à la maire. Malheureusement et sans changement, le champ ouvert est le plus large possible au regard de la législation.

Même la droite s’est interrogée sur la nécessité d’ouvrir par principe des délégations sans objet pour Cachan (ou qui mériteraient discussion en conseil pour une délégation spéciale si besoin) comme par exemple les emprunts en monnaie étrangère.

Qu’il est difficile de ne pas reproduire le fonctionnement antérieur à l’ère du copier/coller! En tout cas il ne faudrait pas trop prospérer dans le  mimétisme au risque de vérifier l’adage bien connu : « chassez le naturel, il revient au galop ».

Entracte :

Paradoxalement ce billet se termine par un entracte … mais il est vrai que cette séance marque le début du dernier tiers de mandature et ouvre les dernières perspectives pour changer le fonctionnement municipal.

Et,  comme c’est bien connu, à l’entracte on rejoint la buvette qui pour l’occasion se tient à la grange gallieni.  Alors, a votre santé !

Et rendez vous fin mai pour la prochaine séance du Conseil municipal.

Stéphane Rabuel, co-président de DNV

(Les propos de ce billet n’engagent que son auteur)

Démoulé à chaud n°5 !

Démoulé à chaud ! C’est le titre de ce court billet qui suit les sorties du Conseil Municipal de notre ville. Une manière de humer l’atmosphère en quelques touches impressionnistes, sans parti pris d’exhaustivité, mais avec le parti résolu de vous informer et de vous faire sourire.

Revenons donc à chaud sur la séance du Conseil municipal de ce jeudi 22 mars 2018. Pour cette séance historique et budgétaire, des chiffres bien sûr, mais en compte à rebours.

Première :

Catherine Busson rejoint le groupe Cachan Ensemble. Une amicale pensée à Marianne Jaouen à qui elle succède et tous nos encouragements à la nouvelle élue cachanaise.

Tiens, les rangs du public sont étrangement bien garnis ce soir … Mon petit doigt  me dit que pour sa première séance Catherine va assister à quelque chose d’historique. Bon c’est parti !

Cinq :

Le budget de fonctionnement est présenté  par 5 élus. Autour de la première adjointe, tous les présidents de groupe de la majorité sont convoqués pour en partager le présentation globale.

Saluons cette collégialité nouvelle (étonnant tout de même cette nouvelle approche, que se passe-t-il à Cachan ?).

Quatre :

C’est le nombre d’années de pain blanc qu’il nous reste. Thierry Didier l’a rappelé dans son intervention, la ville dépense plus que ses recettes annuelles et réduit le report à nouveau budgétaire qui représente ses excédents passés. Force sera de constater que le résultat comptable 2017 du compte administratif est un déficit de plus de 1 million d’€, chiffre sans précédent. Rendez-vous en juin !

Après 3 années de baisse des dotations et avant la suppression de la taxe d’habitation qui réduira les ressources propres, la Ville devra donc sous 4 ans choisir entre baisser les dépenses et services ou augmenter les impôts locaux (s’il en reste encore).

Qu’on se le dise : Il ne sera pas facile d’être aux manettes de la commune dans la  prochaine mandature .

Trois :

C’est en million d’euros ‘endettement supplémentaire prévu pour 2018. Il faut bien assumer la politique foncière et finir les investissements décidés.

Pour autant les équipements publics restent insuffisants et le budget d’investissement fait une croix sur le projet de ferme pédagogique (bon, en l’absence de présentation d’un projet à discuter, Cachan ensemble n’y était pas favorable, c’est donc pas un drame).

Deux :

Un échange à deux s’installe sur la subvention avec l’AGAESCC. Dominique Lanoë s’étonne de la baisse de la subvention de la ville (-14% en 4 ans) alors que la région Ile-de-France et l’État se désengagent des centres socio-culturels si utiles à la population.

La maire-adjoint défend le soutien municipal important et le dialogue constant avec l’association pour bien calibrer les moyens et poursuivre l’ensemble des missions en s’appuyant sur les crédits « Politique de la ville ». Soit, mais nous resterons vigilants.

Un :

C’est pour un € symbolique que la ville reçoit 3 lots sur l’îlot Vatier. Plus que de ces acquisitions, il faudra bien que le Conseil municipal soit un jour informé des intentions sur cet espace dans le cadre de la restructuration des terrains de l’ENS. Frustrant d’assister uniquement à des délibérations techniques sans mise en perspective d’un projet urbanistique !

Thierry Didier rappelle nos positions sur ce dossier … réponse du maire car la mise en cause de sa politique d’urbanisme est un casus belli (quelque chose me dit que c’était la dernière fois qu’il nous morigène ainsi, j’en serais presque nostalgique).

Zéro :

Le Conseil municipal examine le rapport sur l’égalité homme-femme. Le bilan est plutôt bon dans notre commune et il n’y a bien que la droite pour trouver à nous expliquer que les graphiques en couleur sont moins lisibles qu’en noir et blanc (toujours concentrés sur l’essentiel chez LR !).

Seul ombre au tableau : rapport présenté par un homme, question posée par les hommes (faut dire que les femmes sont absentes à droite ce soir) … bref aucune intervention féminine sur le sujet.

Sait-on jamais, Cachan aura bien  un jour une femme maire (ndlr : je me demande si je deviendrais pas un peu devin moi)

Dernière :

A la fin du compte à rebours, le suspense se dénoue…

En fin de Conseil le maire annonce en effet sa prochaine démission pour faire place au renouvellement.  Il reproduit ainsi le schéma conduit par J. Carat (maire de 1953 à 1998) qui lui avait cédé sa place en cours de mandat avant qu’il ne soit élu à 3 reprises (1998-2018). A eux deux ça fait tout de même 65 ans de mandats de maire (Y a t-il encore un cachanais qui puisse témoigner du mandat de M. Guillas, le maire précédent de 1949 à 1953) ?

JY Le Bouillonnec reçoit une standing ovation à laquelle l’auteur se joint par sens de la courtoisie et aussi parce qu’un engagement citoyen de 35 ans et l’exercice des responsabilités pendant 20 ans appellent le respect, tout simplement.

Et puisque comme disait M’dame Scarlett « demain est un autre jour », rendez vous après le Conseil municipal qui investira un nouveau maire (mais qui cela va-t-il bien pouvoir être ?) le dimanche 8 avril prochain. Un nouveau suspense insupportable s’installe sur Cachan !

Stéphane Rabuel, co-président de DNV

(Les propos de ce billet n’engagent que son auteur)