En Marche foule au pied l’autonomie des communes

Tribune de septembre 2017

Réduire les dotations aux communes et les contrats aidés, c’est réduire leurs moyens d’action pour l’entretien des écoles et des édifices publics, la restauration scolaire de qualité, la solidarité avec les anciens, la prise en compte du handicap, le soutien aux associations et bien d’autres actions locales.

Le choix des secteurs visés est l’expression d’une volonté politique : la République En Marche attaque la démocratie locale et les solidarités.

Réduire les dotations à la Politique de la Ville, c’est entraver les actions proposées par les Conseils citoyens de quartiers prioritaires comme la Cité-jardins, c’est laisser ces quartiers à l’abandon.

Quant à la taxe d’habitation, il faut certes en revoir le calcul pour mieux prendre en compte les revenus des ménages, mais elle permet déjà des exonérations. Elle est l’outil des choix de politique locale, votée par le Conseil municipal : un critère d’évaluation pour les électeurs.

Un budget municipal ne peut être en déficit. Si les communes n’ont plus la responsabilité de fixer leurs ressources, qui va faire évoluer et payer les services publics locaux ? Quant à la compensation par l’État, on sait qu’elle va en s’érodant au delà de la 1ère année.

Par leur taxe d’habitation, les habitants contribuent au financement des services locaux et sont responsables de leur choix politique aux élections municipales.

En exonérer 4 habitants sur 5, c’est éloigner 4 habitants sur 5 de la politique locale. C’est créer un effet de seuil contraire au principe de proportionnalité aux capacités contributives posé par l’article 13 de la Déclaration de 1789.

C’est reconcentrer la décision politique sur l’État.

Et maintenant…

Tribune de juillet-août 2017

Le cycle électoral présidentiel et législatif est clos. Quels en sont les enseignements à Cachan ?

D’abord une abstention inégalée (49% au premier tour, 56% au second) qui doit nous interpeller. Maigre consolation, le FN reste faible et en net recul (5%) .

Ensuite la forte percée de mouvements politiques nouveaux, En Marche (38%) et France
Insoumise (15%), qui ont pris le pas dans ces élections sur les partis traditionnels. Si EELV (9%) conforte ses positions à Cachan, les autres partis sont largement défaits, la droite en premier lieu (10%). La majorité municipale recueille moins de 18% des suffrages.

Enfin, notre 11ème circonscription, restée majoritairement à gauche, enverra au Palais Bourbon une députée En Marche. A Cachan les candidats de gauche étaient pourtant nettement devant la candidate LREM (42% contre 38%).

Le collectif Cachan Ensemble appelle à ne pas céder au défaitisme :

  • – L’engagement citoyen est en recul ? Nous allons continuer et renforcer nos actions et notre présence dans les quartiers.
  • – La démocratie est à reconstruire ? La commune reste pour nous un bastion pour
    expérimenter et pour offrir des alternatives à la société libérale qui nous est promise.
  • – Le rapport des forces politiques a changé dans notre ville ? Le collectif Cachan Ensemble est convaincu d’être précurseur d’une façon de regrouper des hommes et des femmes autour d’un projet commun. Nous allons intensifier nos ateliers pour fonder un projet urbain participatif et écologique.

Alors oui, travaillons ensemble pour reconstruire localement.

Alors oui, travaillons ensemble pour changer la vie à Cachan.

Pour que certains ne soient pas En Marche quand d‘autres restent sur le bord du chemin.

La Plaine : recul de La Poste !

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Tribune de mai 2017

Fin 2016, les habitants du quartier de la Plaine se sont mobilisés contre le projet de fermeture de leur bureau de poste.

Cette information a créé une légitime émotion des habitants de ce quartier populaire qui a besoin de la présence du service public de la Poste pour de multiples démarches quotidiennes. Les récentes réductions d’horaires pendant les périodes de congés ont déjà causé bien des désagréments aux habitants et commerçants de ce quartier. La présence de ce service public renforce l’attractivité commerciale d’un espace de la ville peu riche en commerces de proximité.

A l’initiative de Cachan Ensemble, les habitants et les commerçants ont pris leur destin en main en signant une pétition contre la fermeture du bureau de poste ; celle-ci a recueilli plus de 1 500 signatures.

Nous, élus municipaux, avons accompagné ce mouvement par la proposition et le vote de vœux par le Conseil municipal. Nous refusons la perte de ce service public de proximité indispensable aux habitants, tant pour le courrier que pour la banque, et à l’attractivité commerciale de ce quartier : ce serait une étape supplémentaire vers une cité dortoir.

Nous avons appris un premier recul de la Direction de La Poste à Cachan alors que d’autres communes du Val de Marne vont voir un bureau disparaître d’ici fin 2017 ou sont sur la sellette.

Ce recul est sans doute dû à la formidable mobilisation des habitants du quartier. Soyons vigilants, car ce n’est pas un revirement définitif, et solidaires avec les habitants des communes touchées.

Forts de ce premier succès, nous proposerons prochainement la constitution d’un comité de vigilance pour la défense du service public.

La liberté de réunion baillonnée

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Tribune d’avril 2017

Article 20 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme :
« Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifique ».

Le 25 mars notre collectif se réunissait pour débattre des élections. Nous avons été hébergés dans une école d’une commune voisine car le maire ne nous a pas attribué de salle. Cet exil n’est pas le premier. Nous avons décidé d’en informer les Cachanais.

Il s’agissait d’une réunion de nos membres. Aucune salle de la Maison des Associations ne permet d’accueillir 100 personnes. Avec les travaux de la mairie, il ne reste que la Grange Gallieni pour parler politique.

La ZAC Desmoulins prévoyait un gymnase et des locaux associatifs en face du collège Paul Bert. En 2003, ce projet a été transféré à côté du théâtre, puis abandonné. L’optique est désormais d’utiliser le gymnase Jesse Owens (ENS). De locaux associatifs, il n’est plus question.

Cette pénurie devrait inciter à assouplir l’usage d’autres locaux : oui, mais pas pour tout le monde.

  • – Le COC a heureusement pu utiliser le réfectoire de l’école Carnot pour son loto,
  • – Un groupe pluri-religieux a pu tenir une réunion ‘ouverte à tous’ dans une salle du centre socio-culturel de la Plaine (au mépris de l’usage qui interdit toute réunion confessionnelle et bien que deux des cultes représentés disposent de locaux appropriés)

Même pour une réunion réservée à ses membres, sans publicité extérieure, cette possibilité nous a été refusée car « on ne fait pas de politique dans ces lieux ».

Et quand le PS mobilise des locaux scolaires et sportifs pour les deux tours de la primaire de sa « belle alliance populaire », ce n’est pas de la politique ?

Alors, trois poids trois mesures ?

Orientations budgétaires côté cour et côté jardin

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Tribune de mars 2017

Le débat annuel d’orientations budgétaires était à l’ordre du jour du dernier Conseil municipal. Avec la loi NOTRe, la documentation obligatoire s’est enrichie en 2017 : les députés nous auront permis d’obtenir une partie des informations budgétaires que nous demandions sans relâche.

Nous avons participé activement au débat en livrant notre vision des (dés)équilibres de notre commune :

  • Moins de dotations d’État ? Côté cour, la majorité se flatte de maintenir les services et de ne pas augmenter les impôts. Côté jardin, Cachan Ensemble affirme que le déséquilibre des comptes apparu en 2015 et 2016 entame les réserves de la Ville et ne permettra pas de tenir ses engagements dans la durée.
  • Politique d’investissement ? Côté cour, la majorité poursuit un programme conséquent (école du Coteau, ferme pédagogique, esplanade du nouveau théâtre…). Côté jardin, Cachan Ensemble souhaite en savoir plus sur certains équipements et leur impact ultérieur en termes de coûts de fonctionnement.
  • Désendettement de la ville ? Côté cour, la majorité affiche une réduction de 1 M€ de la dette ? Côté jardin, Cachan Ensemble note que ce désendettement est un effet d’affichage permis par une recette exceptionnelle de 2 M€ liée à la reprise par Cachan Habitat de la SAIEM, l’autre bailleur social de Cachan.

Qui peut croire qu’il serait possible de, tout à la fois, gagner moins et dépenser autant, continuer à investir à rythme soutenu et se désendetter ?

La question que nous posons dérange, mais nous ne nous résignerons jamais à laisser la place aux présentations et interventions convenues sur ces questions qui engagent notre avenir local.

Non à l’incinérateur géant d’Ivry

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Tribune de février 2017

Avec ses deux tours qui se détachent sur l’horizon, l’incinérateur d’Ivry, un des plus grands d’Europe, engloutit nos ordures ménagères depuis 1969.

En 2017, nous continuons à brûler nos déchets dans une atmosphère déjà polluée en particules fines. Sans innovation, le SYCTOM (Syndicat Intercommunal de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères) veut remplacer son équipement par un nouvel incinérateur qui coûtera 2 milliards d’euros sur 20 ans !

Ce projet prévoit l’incinération de plus d’un demi-million de tonnes de déchets par an en 2023 en fixant un objectif de recyclage de 22% : c’est contradictoire avec la loi de transition énergétique qui prévoit un taux de recyclage de 60 %.

Des collectifs se sont mobilisés, proposant des alternatives plus ambitieuses afin de réduire, réutiliser et recycler nos déchets (www.planbom.org/le-plan-b-om) .

Le pari d’un territoire zéro déchet appelle d’autres solutions pour jeter moins, donner une seconde vie à certains objets, composter en pied d’immeuble, collecter les biodéchets avec en priorité les gros producteurs (marchés, cantines scolaires)… Ce pari est exigeant mais peut alléger nos taxes d’ordures ménagères, créer des emplois et ouvrir de nouvelles solidarités. Des initiatives sont possibles comme le montre la ressourcerie la Mine à Arcueil qui compte de nombreux bénévoles cachanais et a créé 14 emplois en insertion.

Le Conseil municipal d’Ivry a refusé de donner son feu vert au projet et a ainsi ouvert la consultation aux communes concernées. Malgré notre demande, le débat n’aura pas lieu à
Cachan.

Un rendez-vous manqué pour décider ensemble de l’avenir de nos déchets pour les 20 années à venir !

Meilleurs voeux pour 2017 !

2017

Tribune de janvier 2017

2016, année de sang. Nos vœux vont en priorité aux victimes de violences, en Syrie, en Irak, en Afghanistan, au Soudan et ailleurs. Que ces pays vivent en paix. Que leurs réfugiés soient accueillis humainement en Europe et dans le reste du monde.

Pour les populations de Paris, Nice, Bruxelles, Berlin…. que les plaies se referment, sans oubli et sans haine.

Ici, 2016 a vu les conséquences des politiques comptables : fermeture de la clinique Ambroise Paré, tentative pour le bureau de poste de la Plaine, annonce pour le Centre Information et d’Orientation des collégiens et lycéens. Point commun à ces événements : un affaiblissement des services publics ou d’utilité publique dans les quartiers sud, là où la population a le plus besoin de ces services.

Une fin d’année marquée aussi par un épisode de pollution d’une durée jamais vue qui nous rappelle l’urgence d’un autre modèle de développement.

Aux bonnes fées qui se pencheront sur le berceau de 2017 nous demandons des services publics renforcés, des lignes RER qui respectent leurs fréquences déjà insuffisantes, la priorité donnée à une réduction du volume des déchets et à un recyclage efficace plutôt que l’incinérateur d’Ivry, de grands programmes de rénovation thermique des bâtiments qui donneront du travail…

Enfin, après la tragi-comédie jouée par la majorité municipale en réponse à son interpellation par des Cachanais, que la participation citoyenne trouve enfin sa place dans le développement de notre ville, dans le centre, le long de la RD920, sur le site de l’ENS et ailleurs !

Saluons en cette fin d’année le voeu anti CETA et TAFTA porté par notre groupe et adopté à l’unanimité dans le dialogue politique.

Immense gâchis !

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Tribune de décembre 2016

Le Conseil municipal a examiné la pétition signée par 710 habitants lors de sa séance du 18 octobre. Ce premier exercice du nouveau droit d’interpellation fut, hélas, un enterrement de 1ère classe en 4 actes !

  • Acte 1 : Éviter la foule en convoquant le sujet à un Conseil municipal reporté un soir de veille de vacances scolaires !
  • Acte 2 : Éviter l’expression directe des habitants en ne donnant pas la parole au collectif pétitionnaire comme formulé par nos élus de Cachan Ensemble. Ses animateurs furent-ils d’ailleurs invités et prévenus de la séance ?
  • Acte 3 : Noyer les questions sous la parole de plus de 10 élus de la majorité municipale. Ou comment parler plus de deux heures sans esquisser la moindre proposition concrète !
  • Acte 4 : Ne pas faire délibérer le Conseil municipal. Pourtant la question relative à la suspension du projet au centre ville (vente d’espaces publics dont un parking au profit d’un projet privé d’accession à la propriété) était posée par ce droit d’interpellation signé par 710 Cachanais. La plus élémentaire démocratie aurait été de permettre au Conseil municipal de délibérer.

L'(im)moralité de cette (mauvaise) comédie dramatique : circulez, y a rien à voir !

Les signataires apprécieront ! Pour notre part, nous refusons de tirer le rideau sur cette sinistre comédie. Nous refusons qu’un espace public soit dévolu à un promoteur privé sans écouter au préalable les habitants désireux de s’exprimer sur le devenir de ce lieu en cœur de ville.

Avec les habitants du quartier de la Plaine, nous avons proposé une pétition contre la fermeture de leur bureau de Poste : 1 600 signatures recueillies et déposées. A suivre.

Encourageons la participation directe !

Cachan zone hors CETA / TAFTA

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Tribune de novembre 2016

Les négociations menées en secret entre la Commission Européenne et les États Unis sur un accord de commerce et d’investissement nommé TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement), sont contestées de part et d’autres de l’Atlantique. Mais notre gouvernement reste favorable à un accord similaire avec le Canada : le CETA (Canada-EU Trade Agreement) qui a failli être ratifié le 18 octobre par le Conseil Européen.

Ce traité concerne notre vie de tous les jours : santé, alimentation, culture, transport et tous les services publics. Présenté comme un accord entre états, le CETA (comme le TAFTA et les multiples accords négociés dans le cadre de l’Organisation Mondiale du Commerce) implique en réalité un recul des collectivités élues face au pouvoir des multinationales.

En effet, les multinationales pourront faire appel à des tribunaux dits « indépendants » pour contester tout choix, même démocratiquement élaboré par une région ou une ville, s’il entrave leurs investissements, diminue leurs profits et limite les échanges commerciaux.

Dans le cadre de CETA, tous les services sont ouverts définitivement à la sacrosainte concurrence libre et non faussée.

Il serait dès lors interdit à une collectivité publique de soutenir un acteur économique local qu’elle juge utile, de privilégier les circuits courts ou d’inclure des critères sociaux et environnementaux dans ses achats et ses choix de prestations.

La capacité des conseils municipaux à prendre des mesures en faveur de l’intérêt général qui iraient à l’encontre des intérêts et des profits serait réduite à néant.

Rejoignons les 900 communes de France et les 2.000 territoires en Europe qui se sont déclarés hors CETA !

Rentrée active pour Cachan Ensemble !

 

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Tribune d’octobre 2016

Cachan Ensemble a pris l’initiative d’une pétition contre la fermeture du bureau de poste de La Plaine. Réaliser à proximité leurs opérations postales et disposer d’un service bancaire est un droit pour les habitants. C’est aussi un support pour les commerçants et la vie sociale dans ce quartier.

Signez la pétition les samedis et dimanches jusqu’au 8 octobre, pour faire reculer La Poste et défendre le service public !

Cachan Ensemble reste ensuite mobilisé sur les grands dossiers de développement urbain : quartier de la future gare de la ligne 15, avenir du campus de l’ENS (au passage un satisfecit sur l’initiative de la municipalité et les résultats obtenus), cœur de ville, RD920…. Nous prolongerons notre dossier sur la RD920 en vous proposant deux balades-débat les 19 et 27 novembre. Une invitation à constater sur place l’état des abords de cette voie et d’échanger sur les perspectives d’aménagement urbain.

Venez y assister et vous exprimer, car ce dossier doit avancer, et pas sans vous !

Cachan Ensemble, militant de la participation citoyenne, restera très attentif à l’automne lors de l’examen par le Conseil municipal du premier droit d’interpellation. Il porte sur les modalités de concertation en amont de projets urbains et immobiliers et la demande de suspendre le projet immobilier sur les terrains à l’angle Guichard-Cousté, un projet sur lequel nous avons lancé l’alerte dès février.

Enfin, le préfet a réquisitionné le gymnase de l’ENS pour accueillir 80 à 90 réfugiés et gère lui-même cet accueil, rendant difficile l’entraide envisagée par des membres de Cachan Ensemble.

Agir à Cachan et maintenant, c’est possible ! Rejoignez-nous !