Démoulé à chaud n°14

Démoulé à chaud ! C’est le titre de ce court billet qui suit les sorties du Conseil Municipal de notre ville. Une manière de humer l’atmosphère en quelques touches impressionnistes, sans parti pris d’exhaustivité, mais avec le parti résolu de vous informer et de vous faire sourire.

Revenons donc à chaud sur la séance du Conseil municipal de ce jeudi 4 juillet  2019.  Ou comment « loger » les 32 points d’ordre du jour de cette séance d’avant vacances…

Logi-ciel

Séance assez numérique avec la charte informatique et téléphonique, la modernisation des paiements électroniques, l’équipement logiciel des médiathèques, la mise à disposition des données publiques (à des fins statistiques selon obligation légale) … Nous dans le public nous sommes « in real life ».

Les conseillers sont présents aussi, devant leur tablette tactile, … bon juste les micros qui ne veulent pas marcher, va falloir tendre l’oreille.

Logi-que

Le conseil valide à l’unanimité la vente des parcelles du controversé projet Cousté-Guichard. Depuis 1 an la municipalité a initié un atelier citoyen qui a permis de faire évoluer le projet en sauvegardant un espace public plus important afin d’aménager la circulation, d’ouvrir l’entrée de la future promenade de Bièvre, de mieux positionner les commerces… à la satisfaction de toutes les parties.

Catherine Busson prend la parole pour Cachan Ensemble (lire l’intervention) et souligne l’avancée réalisée pour la démocratie participative. Unanimité.

Loge-ment

La séance aura aussi permis de marquer l’engagement de la ville pour le logement social : garantie d’emprunt à EFIDIS permettant d’obtenir en contrepartie des droits de réservation à la main de la ville, convention avec Valophis pour contrôler l’utilisation de l’exonération de taxe foncière au service des habitants, adhésion au « pack mobilité » pour favoriser le échanges de logements et les mutations au sein du parc HLM…

Surtout, le Conseil municipal a validé la fusion de Cachan Habitat avec ses homologues d’Arcueil-Gentilly et du Kremlin-Bicêtre. La seule solution pour espérer atteindre le nombre de 12.000 logement imposés par la loi ELAN et conserver une implication municipale dans ce sujet si important pour le habitants. Il manque encore 2500 logement pour parvenir à ce seuil, il faudra construire ou acheter d’ici 2022…

Afin d’accroître les chances d’y parvenir, le Conseil adopte en fin de séance un vœu (lire ici) pour permettre le maintien des organismes HLM de plus de 40 millions de chiffre d’affaires.

Eco-logie

Le Conseil valide la mise à disposition du toit de l’école de La Plaine à la coopérative Sud Paris Soleil. Cet engagement municipal est nécessaire pour amorcer le projet et favoriser une production locale d’énergie verte.

Face au défi climatique, tout doit être essayé et les petits ruisseaux font les grandes rivières. Si quelqu’un peut expliquer ceci aux élus de droite afin qu’ils ne campent plus sur des positions attentistes rétrogrades … Alors retenons plutôt de participer positivement à cette expérience d’écologie locale active.

Et pour faire bonne mesure, la ville adopte aussi la charte d’engagement pour une métropole nature. A quand la ville comestible ?

Logi-vore

Justement, le conseil valide la fin de la délégation de service du marché aux comestibles. Retour vers une régie municipale pour un exercice direct par la ville. On est pour sans réserve

Le Conseil vote un  vœu demander l’arrêt de la réforme des trésoreries municipales. Celle de Cachan est menacé de fermeture, encore un serve d’État qui se retire  en laissant les plus fragiles livrés à eux-mêmes.

Dans ce contexte, la ville a pour enjeu de conserver localement les services publics et de maintenir un lien avec les habitants. Enjeu crucial mais complexe pour des communes privés de moyens d’intervention par ceux-là mêmes qui leur aise  ce rôle.

Passez néanmoins un bel été, en profitant des offres de la ville (sports, centres de loisirs, cinéma de plein air, séjours à la mer…). Et rendez vous dès cet automne pour « démouler » les derniers mois de cette mandature 2014-2020.

Stéphane Rabuel, co-président de DNV

(Les propos de ce billet n’engagent que son auteur)