Monopoly sur Bièvre

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Tribune d’avril 2016

L’urbanisation de notre ville semble menée comme une partie de Monopoly : achat de terrains tous azimuts, revente aux promoteurs immobiliers pour assurer des recettes rapides. Est-ce une stratégie gagnante ?

La Ville préempte dans plusieurs sites (RD920, ilot Vatier, av. Carnot, centre-ville), mais n’en achève aucun. Il suffit de comparer nos réalisations au bord de l’ex RN20 à celle des villes voisines ou à remonter l’avenue Carnot pour comprendre.

La mairie de Cachan n’a pas les moyens de financer tous ces achats. Elle les a fait réaliser en grande partie par un syndicat d’action foncière (le SAF94) afin que l’endettement n’apparaisse pas dans les comptes de la ville. Toutefois ce portage est limité à 10 ans et Cachan va devoir supporter le retour dans ses comptes de ces dettes importantes (déjà 4M€ en 2015).

La municipalité entreprend désormais de vendre en urgence des terrains afin d’assurer des recettes d’investissement. D’autant plus rapidement que les travaux du théâtre nécessitent dès cette année de dégager 3 à 4 M€ et ceux de l’Hôtel de ville 10M€ dans les 4 prochaines années.

L’arrêt des préemptions sur la RD920 et la vente précipitée de terrains en centre-ville, en supprimant sans concertation un parking public et un séchoir patrimoine historique, sont autant de signes inquiétants de la fragilité des finances municipales.

Nous avons déjà alerté sur cette stratégie de fuite en avant.

  • Construire des logements et assurer la mixité sociale des quartiers : oui.
  • Faire de la spéculation foncière au péril des finances de la ville : non.

Stoppons le Monopoly, prenons le temps du dialogue pour construire une ville durable et adaptée aux besoins des habitants !