RD920, histoire et état actuel

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La route départementale 920 (RD920), ancienne RN20, est un des grands axes d’entrée dans Paris. Elle borde la commune de Cachan sur un kilomètre et demi et en constitue une des entrées principales.

Un axe de communication chargé d’histoire

La RD920 se situe approximativement à l’emplacement de l’ancienne voie romaine menant de Lutèce (Paris) à Cenabum (Orléans). Elle a vu passer de nombreux rois de France se rendant dans les Châteaux de la Loire. Elle a été aussi le lieu d’événements historiques importants.

On peut par exemple rappeler un épisode sanglant de la Commune de Paris, événement rappelé sur la stèle située à Bagneux, à l’entrée du magasin Casino.

stel_commune_paris_grange_oryPlaque posée devant le magasin Casino

La RN20 fut également la route principale empruntée par les Parisiens lors de leur exode pour fuir vers Orléans à l’approche des troupes de l’armée allemande en juin 1940.

exode_rn20L’exode sur la RN20

Enfin, la RN20 fut empruntée à partir du 23 août 1944 par le Groupement Tactique du Colonel Billotte de la 2e DB du Général Leclerc lors des combats menés contre l’armée allemande pour libérer Paris le 25, après une rude bataille à la Croix de Berny.

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RN20 à Antony (au fond, une auto-mitrailleuse)

L’aménagement de la RN20 au fil du temps

Avant l’arrivée de l’automobile, la route d’Orléans est déjà une grande voie de transport.
A la fin du XIXe siècle, cette voie de grande largeur bordée d’arbres accueille un tramway qui transporte les travailleurs et les marchandises, l’Arpajonnais . A cette époque, une voie latérale est réservée dans chaque sens de circulation à ce chemin de fer urbain.

Arpajonnais_conduite  Arpajonnais_embarquement

Après la seconde guerre mondiale, la RN20 (dénommée avenue Aristide Briand) devient rapidement un axe dédié à la circulation automobile, et les aménagements des années 60 ont transformé cette route nationale en une grande voie rapide pour entrer dans Paris. Ainsi, on ne compte pas moins de trois files dans chaque sens entre Cachan et Bagneux, et même quatre files dans chaque sens depuis le carrefour avec la D77A (avenue Victor Hugo à Bagneux) jusqu’à la Porte d’Orléans,

Cette politique visant à faciliter au maximum la circulation automobile a eu pour effet principal d’en provoquer la saturation aux heures de pointe et pour effet secondaire de ralentir la circulation des bus qui l’empruntent.

Trois lignes de bus parcourent la RD920 à Cachan : les 187, 197 et 297.

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plan partiel de la ligne 187

La ligne 187 intéresse plus particulièrement les Cachanais :

  • Elle permet depuis la Plaine, le quartier Desmoulins, le centre ville et le quartier Ouest Nord d’accéder à la gare RER d’Arcueil-Cachan et à la Porte d’Orléans (et la ligne 4 du métro).
  • Elle fait partie du réseau Mobilien, caractérisé par sa haute fréquence de desserte et l’emprunt de voies réservées (sur les voies départementales du Val de Marne et une partie de la RD920 à Arcueil et Montrouge) favorisant sa vitesse commerciale et son attractivité.

Pour être efficace, l’effort doit être poursuivi dans le cadre du projet d’aménagement pour assurer la nécessaire continuité de ces voies réservées : c’est à cette condition que l’on pourra envisager un report modal de la voiture particulière vers le bus, conformément aux objectifs du Plan de Déplacements Urbains de l’Ile de France.

carrefour Briand Bonnetla RD920 au croisement de la rue Marcel Bonnet – vue aérienne – comparer l’espace réservé aux piétons et aux automobiles

Une histoire dont les traces sont encore perceptibles

Axe très emprunté depuis longtemps, la route nationale a attiré de nombreux commerces et entreprises, et aussi des immeubles de logements, petits immeubles ou modestes « pavillons ». Les transformations majeures des « Trente Glorieuses » ont laissé peu de traces de ces constructions.
Restent cependant quelques immeubles caractéristiques des années 30, immeubles de logements de trois ou quatre étages en brique ou en meulière dont certains ont conservé un cachet indéniable.

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Bow window au 103 avenue A Briand

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Café Le Bellevue au 59, angle rue des jardins

 Côté Cachan, au long de la nationale, on trouve une alternance de commerces, de petites entreprises de services, des logements, signe d’une grande diversité d’occupation du sol. Une seule exception, le centre de formation de la société Orange, au numéro 57 avenue A Briand, ancien centre de commutation téléphonique des PTT.

Une piètre image de la ville de Cachan

Cette variété d’occupations et d’immeubles n’est-elle pas vouée à disparaître ?
Assurément, si la politique visant à transformer cette avenue en une alignée de bureaux est menée à son terme. Et en attendant cette transformation qui s’annonce, on constate facilement qu’un grand nombre de bâtiments sont inoccupés et laissés à l’abandon ! Quand ce ne sont pas des chantiers qui s’éternisent comme celui qui est proche du RER Bagneux !

Mais comment en est on arrivé là ?