RD920 : requalifier (enfin) ses abords !

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Tribune de septembre 2016

L’axe historique qui forme la frontière ouest de Cachan concrétise la victoire du « tout goudron », au détriment de la qualité de vie des habitants et du patrimoine environnant.

Depuis la départementalisation en 2006 de l’ex RN20, le Département des Hauts de Seine est responsable de cette voie à la place de l’État. Le réaménagement a été réalisé dans la partie Antony – Bourg la-Reine et entre en phase de projet pour la partie Cachan – Bagneux – Arcueil – Montrouge.

Les enjeux sont multiples :

  • – réduire les nuisances sonores et atmosphériques,
  • – privilégier les circulations douces et les transports collectifs,
  • – protéger les piétons,
  • – favoriser la continuité urbaine entre Cachan et Bagneux,
  • – redonner de l’attractivité aux quartiers riverains.

Le projet doit dépasser le réaménagement de cette voie et ne pas être décidé entre « grands élus » comme cela en prend le chemin !

La Ville de Cachan exerce pour sa part une responsabilité de développement urbain en bordure de cette voie.

Les POS et PLU successifs depuis les années 1990 portent un projet de front de RD920 cachanais dédié à des activités et des bureaux. Mais aucune réalisation n’a concrétisé cette volonté (hormis un projet d’hôtel présenté début 2016). Les autres villes limitrophes ont avancé plus vite et les immeubles sont sortis de terre.

La RD920 fournit la preuve de l’échec de la politique d’acquisition de la ville. Conduite partout mais lentement, elle contribue à la création de friches durables, à la dégradation du bâti et à l’insalubrité des logements. C’est inacceptable dans un quartier déjà sensible et faisant l’objet d’un contrat de ville !

Consultez notre dossier  :

RD920, histoire et état actuel
RD920, la politique d’urbanisme et ses conséquences
Le projet de réaménagement de la RD920